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Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

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PIPER 

 

Dans un contentieux introduit devant le juge des référés, l’ANPAA a obtenu le retrait des ventes d’un packaging en forme de rouge à lèvres (lipstick) développé par le Champagne Piper-Heidsieck.


UN MARKETING QUI VISE LES PUBLICS FRAGILES

 

Cette affaire montre une fois de plus la désinvolture des alcooliers et le peu de souci qu’ils ont du respect de la loi Evin. Et ce alors même, que comme le rappelle le juge : "deux publics fragiles sont particulièrement visés par ces dispositions : les femmes enceintes aux fins de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale et les jeunes".

 

Le juge a estimé, comme le soutenait l’ANPAA, que l’introduction sur le marché de ce packaging permettant l’association entre la séduction, la féminité, la beauté et la boisson alcoolisée constituait « un message manifestement illicite et contraire à l’ordre public ». Le retrait des ventes a été ordonné dès le lendemain de la publication de l’ordonnance.

 

 

L'AUTOREGULATION DES PRATIQUES MARKETING DU LOBBY ALCOOLIER 

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Alcool represA partir du 26 mars, Santé publique France lance une grande campagne visant à réduire les risques et les dommages liés à la consommation d'alcool. C’est la première campagne en direction de la population générale depuis bien longtemps. Il semblerait que, malgré la pression du lobby alcoolier sur les pouvoirs publics, les demandes de tous les acteurs de santé sur ce sujet ont été entendues.

 

La campagne de Santé publique France vise à populariser les nouveaux repères de consommation à moindre risque (pas plus de 10 verres par semaine et pas plus de 2 verres par jours pour les hommes et les femmes, et des jours dans la semaine sans consommation) afin d'inciter les Français à évaluer leur consommation et la réduire. En effet, les études montrent que 25 % des Français ont une consommation supérieure à l'un ou l'autre de ces repères (1 homme sur 3 et 1 femmes sur 7).

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BEH février 2019Les consommations d’alcool sont à l’origine de 41 000 décès par an en France, une mortalité évitable largement supérieure à celle observée dans nombre d’autres pays européens. C’est que révèle le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié aujourd'hui par Santé publique France.

 

Alors que la consommation d’alcool ne baisse plus depuis 5 ans, l’ANPAA appelle le Gouvernement à promouvoir une politique de réduction des risques sanitaires et des dommages sociaux enfin à la hauteur de l’enjeu.

 

Santé publique France publie ce jour son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré à la consommation d’alcool en France et ses conséquences sur la santé. Avec une consommation d’alcool stable depuis 2010 (11,7 litres d’alcool pur par habitant en 2017), la France fait partie des pays les plus consommateurs d’alcool au monde, se situant au 6ème rang des pays les plus consommateurs d’alcool chez les 15 ans et plus parmi les 34 pays de l’OCDE.

 

Le nombre de décès attribuables à l’alcool s’élève à 41 000 en 2015[1], dont 30 000 chez l’homme (soit 11% des décès) et 11 000 chez la femme (4% des décès). Chez les 35-64 ans, l’alcool est à l’origine de 15% des décès. C’est plus que ce qui est observé chez nos voisins européens[2]. Le BEH souligne que, même pour une consommation inférieure à 2 verres d’alcool par jour, les effets nocifs l’emportent sur les « minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool ».

 

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justiceDans une décision rendue la semaine dernière, le juge vient de donner raison à l’ANPAA qui avait dénoncé l’utilisation, par une enseigne de grande distribution, de l’Euro 2016 pour promouvoir une marque de bière.

 

Des pratiques, contraires donc à la loi Evin, qui pourtant sont encore largement répandues aujourd'hui.

 

Comme l’a démontré l’ANPAA pendant la Coupe du monde 2018, les grandes marques d’alcool et les grandes surfaces ont abondamment surfé sur la Coupe du monde pour faire de la publicité à grande échelle avec un lien plus ou moins subtil entre l’alcool et le football.  

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MILDECA PLAN

Le plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022, dont la sortie a été repoussée à plusieurs reprises, a été publié hier quasiment en catimini. Le contenu du plan révèle les difficultés d’arbitrage du Gouvernement sur le sujet des addictions et plus globalement sur les enjeux de santé publique. Alors que le plan se base sur des analyses rigoureuses et partagées par tous les acteurs de santé, on en reste malheureusement au stade des déclarations d’intention sans calendrier de réalisation, ni financement, ni dispositif d’évaluation. Par ailleurs, comme l’ANPAA le redoutait, le plan n’est pas à la hauteur pour faire face au 2ème facteur de mortalité évitable qu’est l’alcool en France.

 

Le plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives étant arrivé à son terme en 2017, la Mission interministérielle de lutte contre les conduites addictives (MILDECA) s’est attelée depuis un an à la rédaction de son nouveau plan. Ce dernier, publié mardi 8 janvier, est le résultat d’arbitrages interministériels. Cause ou conséquence, le plan, alors même qu’il est tout à fait pertinent dans ses constats et analyses, échoue à donner une feuille de route claire de la politique gouvernementale en matière de prévention des conduites addictives.

 

Si la liste des priorités est clairement établie et révèle une bonne compréhension des enjeux, les objectifs sont en comparaison peu ambitieux et aucun financement n’est annoncé. Par ailleurs, ces objectifs ne se traduisent pas en actions concrètes avec calendrier, pilotes et partenaires à solliciter. De même, aucune mesure d’évaluation n’est annoncée – à noter que le plan précédent n’a pas non plus fait l’objet d’une évaluation. On est ainsi très loin du plan d’actions qu’attendait l’ensemble des acteurs de santé engagés sur la réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives.

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biere foot stade

Alors que le plan de prévention alcool du gouvernement est retardé depuis des mois sous la pression des alcooliers, Perrine Goulet, députée En Marche de Bourgogne, propose de réintroduire sans limites la vente d'alcool dans les stades sous prétexte de soutien aux petits clubs sportifs. C’est oublier les 39 morts du Stade du Heysel à Bruxelles le 29 mai 1985. L’alcool avait coulé à flots avant que ne s’accumulent les morts. Son explication éculée ne doit tromper personne. La même proposition a déjà été faite par un de ses collègues LREM, Alain Touret, pour soutenir les clubs de foot de la ligue 1 en commençant par un match du PSG, petit club s'il en est. Ces députés prétendent qu'il vaut mieux boire pendant le match qu'avant d'entrer dans le stade.

 

Ne soyons pas dupes. Il est évident que le lobby alcoolier harcèle la représentation nationale pour autoriser de nouvelles occasions de boire, avant et pendant les matchs. La députée LREM n'est que le poisson pilote des requins de l'alcool dont le but réel est d'en finir une fois pour toutes avec la Loi Evin et la loi Alliot-Marie de 1993 (interdiction de l'alcool, des chants racistes ou injurieux, des fumigènes), ce qui en langage hypnotique, macronien et alcoolier se dit "assouplir la loi".

 

Désigné comme l'Homme de l'année par la Revue du Vin de France pour l'ensemble de son œuvre en faveur de l'alcool, le président Macron considère que l'information sanitaire est "anxiogène", voire "mortifère". Méprisant les recommandations de l'OMS qui demandent d'élaborer les politiques de santé sans interférence des lobbies, il a installé le lobby alcoolier à l’Elysée même, en la personne de sa conseillère Agriculture, Audrey Bourolleau, ancienne Déléguée générale de Vin et Société. Le lobby alcoolier, ivre de ses succès, prétend même devenir un acteur crédible de la prévention. Autant confier aux renards la garde des poulaillers.

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statut senatHier, plusieurs amendements concernant la fiscalité de l’alcool ont été discutés au Sénat dans le cadre des débats sur le PLFSS 2019. L’ANPAA salue l’adoption par les Sénateurs de deux amendements importants pour protéger la jeunesse des stratégies marketing des industriels (amendements prémix et « bonbons mojito »). L’association regrette en revanche que l’alignement de la fiscalité du rhum en Outre-Mer ait été repoussé à 2020.

 

L’amendement visant à étendre la taxe sur les prémix (mélanges à base d’alcool et de boissons très sucrées) aux vins aromatisés - des produits qui rencontrent un grand succès auprès des jeunes - a été adopté hier au Sénat. Malgré la mobilisation de plusieurs députés, l’amendement avait été rejeté à l’Assemblée nationale suite à un avis défavorable du gouvernement. La mesure, présentée par plusieurs sénateurs de tous horizons, a été adoptée malgré l’avis toujours défavorable du gouvernement. « Le gouvernement s'engage à rechercher des solutions, à améliorer l'arsenal fiscal. Mais nous ne sommes pas prêts » a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn en séance.

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M sans TabacDans le cadre du Moi(s) sans tabac, les équipes de l’ANPAA se mobilisent dans toutes les régions afin d’encourager les fumeurs à relever le défi d’un arrêt du tabac pendant au moins 30 jours. Le 17 octobre, l’ANPAA a participé à la « fanzone » de l’opération installée pour l’occasion sous la Canopée des Halles à Paris.

 

Avec ses partenaires en Ile-de-France, les professionnels de l’ANPAA (animateurs de prévention, infirmiers, médecins…), accompagnés d’élus et de bénévoles, ont accueilli les visiteurs, les ont orientés sur les différents stands et leur ont proposé des consultations gratuites. Comme à Paris, les équipes de l’ANPAA seront également présentes dans la plupart des fanzones – une trentaine au total – organisées dans toute la France et à l’Ile de la Réunion afin d’aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage. Au programme : rencontres avec des professionnels de santé, inscriptions en direct sur le site #MoisSansTabac, jeux et animations.

 

Présent sur le stand de l’ANPAA, Bernard Basset, vice-président de l’association, déclare : « Les deux premières éditions du Moi(s) sans tabac ont porté leurs fruits, avec 1 million de fumeurs participants qui ont confirmé leur démarche d’arrêt du tabac. Ces résultats légitiment l'opération et poussent l’ANPAA à se mobiliser encore davantage pour cet enjeu de santé publique ».

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Assemble nationaleLe 25 octobre, plusieurs amendements concernant la fiscalité de l’alcool ont été débattus à l’Assemblée nationale. Trois d’entre eux ont été retirés ou rejetés à la demande du rapporteur général et de la ministre de la Santé. Usant d’arguments de forme, ils ont reconnu l’importance des sujets soulevés, mais renvoyé à des travaux ultérieurs notamment dans le cadre du plan gouvernemental de mobilisation contre les conduites addictives (plan Mildeca). L’ANPAA sera donc très attentive à la suite qui sera donnée aux engagements pris en séance par la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

 

L’association salue en revanche l’adoption d’un amendement visant à aligner progressivement la fiscalité du rhum en outre-mer. La balle est maintenant dans le camp du Sénat pour confirmer cette mesure de santé publique.

 

L’amendement n°317, porté par le rapporteur général de la Commission des Affaires sociales Olivier Véran et visant à aligner progressivement – sur 5 ans – la fiscalité sur les rhums en Outre-Mer à celle en vigueur en métropole, a été adopté. Aujourd'hui en effet, les rhums, tafias et spiritueux composés à base d'alcool de cru bénéficient en Outre-Mer d’une fiscalité très avantageuse, permettant de proposer des prix de vente très bas. Cela a pour conséquence de favoriser les consommations à risque chez les populations vulnérables, les violences domestiques et une prévalence malheureusement plus élevée qu’en métropole des troubles liés à l’alcoolisation fœtale (SAF). Comme l’a indiqué en séance la députée Mme Ericka Bareigts, plus de 3000 enfants sont régulièrement hospitalisés et diagnostiqués pour des troubles du SAF, fléau contre lequel il est urgent d’agir. L’amendement a ainsi été adopté malgré les tentatives des producteurs de rhum de retarder son entrée en vigueur à 2020 et sur une durée de 10 ans. Espérons que les Sénateurs parviendront eux aussi à résister à ces pressions.

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LETTRE OUVERTE A MADAME AGNES BUZYN, MINISTRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ

 

« Madame la Ministre, protégez les Français des dangers de l’alcool ! »

 

Augmenter de 10 millions d’euros le Fonds de lutte contre le tabac à l’ensemble des substances psychoactives (tabac, alcool, cannabis, etc.) relève d’un effet d’annonce sans commune mesure avec la dimension du problème. Pire, l’alcool est le grand absent du financement de ce « Fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives ».

 

Pourtant, taxer plus fortement l’alcool est indispensable pour financer la prévention et les soins et surtout pour réduire sa consommation, notamment celle des plus jeunes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de le rappeler dans son rapport pour réduire les dommages de l’alcool dans le monde. Pourtant les Français sont très favorables à plus de prévention et même 92% d’entre eux souhaitent des mesures protégeant les jeunes (sondage de La Ligue contre le Cancer du 14 juin 2018).

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