Vous êtes sur :

Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

Pour être informé de la publication des nouveaux communiqués en temps réel, abonnez-vous à notre flux RSS presse :

Abonnez-vous au fil RSS des communiqués de presse de l'A.N.P.A.A.

Communiqué picto femme enceinte

Lors d'un colloque sur la prévention du syndrome d'alcoolisation foetale en Septembre 2017, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'était engagée devant les organisateurs du colloque à rendre
plus visible et plus lisible le pictogramme d'avertissement pour les femmes enceintes sur les contenants de boissons alcoolisées.

Lire la suite...

Foot alcool

 

Au micro de RMC le 21 août, la ministre de la Santé a confirmé qu'elle était fermement opposée à un nouveau grignotage de la loi Evin, appelé par euphémisme « assouplissement » par les alcooliers et leurs alliés parlementaires, dont les 105 députés LREM qui appelaient à un nouveau recul de la santé publique sous le prétexte fallacieux de soutenir le sport.

 

La Fédération Française d'Addictologie (FFA) et l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA, membre fondateur de la FFA), ont mené le combat au cœur de l'été, pour éviter que le sport ne soit pris en otage pour le plus grand profit des alcooliers, et en premier lieu les industriels de la bière. Car les arguments avancés par les alcooliers étaient incohérents :

Lire la suite...

Assemble nationale

 

Ces derniers mois, des députés de la République en Marche (LREM) et des Républicains ont appelé à en finir définitivement avec un pan majeur de la loi Evin et ainsi à introduire l'alcool au sein des compétitions sportives.

Il y a quelques jours, 72 députés LREM ont déposé une proposition de loi dont l’article 18  « vise à assouplir, de manière encadrée, l'application de la loi Evin dans les stades en étendant l'octroi d'autorisations temporaires de vente d'alcool aux sociétés sportives ». Sous le prétexte du soutien au sport, ces députés se font le relais fidèle du lobby alcoolier qui, année après année, rogne progressivement la plus grande loi de santé publique dont la France se soit dotée.

 

Lire la suite...

loi cannabis

Peu à peu, le débat sur la légalisation du cannabis entre dans une phase rationnelle. Depuis longtemps, les acteurs de l'addictologie et de la santé publique (dont l'ANPAA) dénoncent l'échec d’une politique prohibitionniste affichée en matière du cannabis. Aujourd'hui, malgré la frilosité du gouvernement, bien dans la droite ligne de ses prédécesseurs, les digues commencent à se fissurer.

 

Deux économistes réputés, Pierre-Yves Geoffard et Emmanuelle Auriol, membres du Conseil d'Analyse Economique, placé auprès du premier ministre reviennent sur ce constat[1] d’échec : le système actuel ne fonctionne pas, « il est inapte à protéger les plus fragiles, notamment les jeunes, […] il pèse lourdement sur les dépenses publiques et il profite aux organisations criminelles ». Mais surtout, Pierre-Yves Geoffard et Emmanuelle Auriol proposent d'en finir concrètement avec un système qui enrichit les dealers sans bénéfice pour la société et la santé publique et de "reprendre le contrôle" sur un marché qui ne profite qu'à l'économie souterraine. Pour la première fois, nous disposons d'hypothèses économiques précises sur les modalités et les effets d'une légalisation du cannabis (prix du produit, niveau des taxes, incidence sur l'emploi…) qui sont toutes favorables à cette évolution.

Lire la suite...

cigaretteLes chiffres publiés par Santé publique France à l’occasion de la journée mondiale sans tabac montrent une baisse très significative du nombre de fumeurs : 1,6 million de fumeurs en moins en deux ans, soit une baisse de 12% en deux ans. L’impact sanitaire ne va cependant pas décliner dans les années à venir. La lutte contre le tabagisme doit dès lors rester une priorité.   

 

La baisse du nombre de fumeurs en France est à mettre au crédit d'une politique vigoureuse alliant mobilisation sociale (Moi(s) sans tabac), actions de prévention de proximité, taxes, action sur le packaging (paquets neutres), remboursement des substituts nicotiniques, restriction des lieux où il est possible de fumer, et discours public de dénormalisation. Cette politique d'ensemble porte ses fruits même si le nombre de fumeurs quotidiens reste toujours très élevé (25,4 % de la population).

 

Lire la suite...

Etiquetage alcool

A l’approche des élections européennes, l’UFC-Que Choisir a réalisé une enquête sur les préoccupations et attentes des consommateurs pour l’Europe de demain.[1] Selon cette enquête, seuls 13 % des sondés estiment que leurs droits de consommateurs sont assez défendus à l’échelon européen. Cela est particulièrement vrai concernant l’étiquetage des boissons alcooliques qui ne fait l’objet d’aucune règle contraignante alors même que la Commission européenne a reconnu en 2017 qu’« aucun motif objectif justifie l’absence d’informations relatives aux ingrédients et d’informations nutritionnelles sur les boissons alcoolisées ».  

 

Parmi les résultats les plus marquants de l’enquête de l’UFC-Que Choisir, 96% des sondés soutiennent un étiquetage des produits plus explicite et 88% sont favorables à un Nutri-Score[2] obligatoire à l’échelon européen afin de simplifier la lecture et la compréhension de l’étiquetage nutritionnel et d’inciter les professionnels à améliorer la composition de leurs produits. Par ailleurs, 81 % des répondants estiment que les États membres devraient avoir le droit d’imposer des règles plus favorables aux consommateurs que le standard européen.

 

Lire la suite...

biere foot stade

Alors que la responsabilité de l'alcool dans la mortalité évitable (41 000 morts par an) est de plus en plus affirmée, une nouvelle offensive est en cours pour en finir définitivement avec la loi Evin. Elle vise à supprimer toute restriction de la consommation d'alcool dans les stades.

 

C'est ainsi que 53 députés du groupe Les Républicains ont déposé une proposition de loi pour autoriser la vente d'alcool à l'intérieur des enceintes sportives. Dans une argumentation totalement spécieuse, ces députés prétendent qu'autoriser la vente à l'intérieur des stades diminuera les consommations à l'extérieur avant et après les matchs. La vérité est tout autre : cette proposition multiplierait les occasions de boire de l'alcool. Les spectateurs pourraient ainsi consommer avant, pendant et après les matchs. Cette augmentation des possibilités de consommer de l'alcool se traduira naturellement par une augmentation des risques de violences, dont le lien avec la disponibilité d'alcool est clairement établi par la littérature scientifique.

 

Lire la suite...

PIPER 

 

Dans un contentieux introduit devant le juge des référés, l’ANPAA a obtenu le retrait des ventes d’un packaging en forme de rouge à lèvres (lipstick) développé par le Champagne Piper-Heidsieck.


UN MARKETING QUI VISE LES PUBLICS FRAGILES

 

Cette affaire montre une fois de plus la désinvolture des alcooliers et le peu de souci qu’ils ont du respect de la loi Evin. Et ce alors même, que comme le rappelle le juge : "deux publics fragiles sont particulièrement visés par ces dispositions : les femmes enceintes aux fins de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale et les jeunes".

 

Le juge a estimé, comme le soutenait l’ANPAA, que l’introduction sur le marché de ce packaging permettant l’association entre la séduction, la féminité, la beauté et la boisson alcoolisée constituait « un message manifestement illicite et contraire à l’ordre public ». Le retrait des ventes a été ordonné dès le lendemain de la publication de l’ordonnance.

 

 

L'AUTOREGULATION DES PRATIQUES MARKETING DU LOBBY ALCOOLIER 

Lire la suite...

Alcool represA partir du 26 mars, Santé publique France lance une grande campagne visant à réduire les risques et les dommages liés à la consommation d'alcool. C’est la première campagne en direction de la population générale depuis bien longtemps. Il semblerait que, malgré la pression du lobby alcoolier sur les pouvoirs publics, les demandes de tous les acteurs de santé sur ce sujet ont été entendues.

 

La campagne de Santé publique France vise à populariser les nouveaux repères de consommation à moindre risque (pas plus de 10 verres par semaine et pas plus de 2 verres par jours pour les hommes et les femmes, et des jours dans la semaine sans consommation) afin d'inciter les Français à évaluer leur consommation et la réduire. En effet, les études montrent que 25 % des Français ont une consommation supérieure à l'un ou l'autre de ces repères (1 homme sur 3 et 1 femmes sur 7).

Lire la suite...

A partir du 26 mars, Santé publique France lance une grande campagne visant à réduire les risques et les dommages liés à la consommation d'alcool. C’est la première campagne en direction de la population générale depuis bien longtemps. Il semblerait que, malgré la pression du lobby alcoolier sur les pouvoirs publics, les demandes de tous les acteurs de santé sur ce sujet ont été entendues.

La campagne de Santé publique France vise à populariser les nouveaux repères de consommation à moindre risque (pas plus de 10 verres par semaine et pas plus de 2 verres par jours pour les hommes et les femmes, et des jours dans la semaine sans consommation) afin d'inciter les Français à évaluer leur consommation et la réduire. En effet, les études montrent que 25 % des Français ont une consommation supérieure à l'un ou l'autre de ces repères (1 homme sur 3 et 1 femmes sur 7).

Devant la préoccupation croissante de la population devant un risque majeur qui conduit à 41 000 morts évitables par an, il devenait incompréhensible qu'aucune action publique d'ampleur ne soit mise en œuvre. La campagne, claire et sans moralisme, devrait aider les Français à réduire les risques, souvent méconnus, mais liés à une consommation parmi les plus fortes au monde.

Cette campagne, pour bienvenue et indispensable qu'elle soit, ne saurait remplacer une véritable politique globale face au risque alcool, avec l'utilisation de la fiscalité, l'encadrement de la publicité sur Internet, la lutte contre la promotion de l'alcool auprès des jeunes (Premix, incitation à boire sous prétexte d'éducation au goût, non-respect de l'interdiction de vente aux mineurs…) ou encore une information transparente et objective des consommateurs (visibilité du pictogramme "Femmes enceintes", apport calorique, informations nutritionnelles, composition).

L'ANPAA se félicite donc de cette campagne de prévention de Santé publique France, qui trouve le ton juste dans une logique de réduction des risques. Mais cela ne saurait exonérer le gouvernement d'élaborer et de mettre un œuvre un plan d'ensemble.

Contact presse :

Pôle Communication & Plaidoyer

01 42 33 52 89 / 01 42 33 74 86

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..f