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3 décembre 2014 - Santé publique et alcool – Auditionné par l’assemblée nationale, le Docteur Alain Rigaud (A.N.P.A.A.) plaide pour une meilleure protection des jeunes face au risque alcool

 

Le DR Alain Rigaud, président de l’A.N.P.A.A. a été auditionné ce jour par les députés membres de la commission des affaires sociales chargés des travaux préparatoires à la future loi de Santé qui sera débattue dès le premier trimestre 2015. L’audition était pilotée par Olivier Véran, député PS, rapporteur du titre I du projet de loi intitulé « Renforcer la prévention et la promotion de la santé ».


Cette rencontre a été l’occasion de rappeler les enjeux inhérents à la problématique alcool, qui est à l’origine de 49 000 morts évitables, chaque année en France. L’A.N.P.A.A. a notamment particulièrement insisté sur les évolutions législatives qui favoriseraient une meilleure protection des jeunes et a formulé des propositions d’amendements au projet de loi.

 

 

Ainsi, le Dr Alain Rigaud est revenu sur le problème de la visibilité et de la très grande accessibilité des boissons alcooliques en France. L’A.N.P.A.A. a plaidé en faveur de la mise en œuvre du Plan cancer 2014-2019 et du Plan gouvernemental de lutte contre les conduites addictives 2013-2017, qui prévoient une meilleure protection de la jeunesse quant à la publicité en faveur des boissons alcooliques. Pour l’A.N.P.A.A., cette protection commence par une restriction de la publicité sur le support internet qui avait été permise par la loi HSPST en contradiction totale avec l’esprit initial de la loi Evin.

 

Consciente des enjeux économiques liés au négoce du vin pour la France, l’A.N.P.A.A. propose, comme elle l’avait fait en 2009, une alternative à l’interdiction totale de publicité en ligne qui consisterait à autoriser le support internet aux seuls producteurs pour disposer d’un site afin de présenter et vendre leurs produits. Cette solution semble équilibrée et équitable car elle place tous les producteurs d’alcool sur un pied d’égalité.

 

Parmi les autres sujets évoqués, la possibilité d’inclure les mix à base de vin dans le champ de la taxe « prémix » qui avait été introduite par le député Yves Bur et qui avait alors considérablement freiné la consommation de ces boissons sucrées à base d’un ou plusieurs alcools. Les prémix à base de vin(s) se développent et ciblent une clientèle jeune et souvent féminine de par les stratégies de marketing et les packagings adoptés.

 

Enfin l’A.N.P.A.A. a souligné les difficultés rencontrées par les équipes de prévention des addictions du fait de l’hétérogénéité et de la précarité des financements en baisse constante. C’est pourquoi elle a fait état de propositions visant à abonder et sécuriser ces financements ainsi qu’un fléchage précis en faveur des actions de prévention des addictions.

 

Contact : Dr Alain Rigaud, président nationale de l’A.N.P.A.A. - 01 42 33 51 04

 

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