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25 septembre 2014 - Plan tabac : de bons objectifs, des mesures à compléter

 

La ministre de la santé, Marisol Touraine, a présenté aujourd’hui un Programme national de réduction du tabagisme orienté autour de trois axes d’intervention : éviter l’entrée dans le tabagisme des jeunes avec la mise en place de paquets neutres et des mesures de prévention du tabagisme passif des enfants ; aider les fumeurs à arrêter ; agir sur l’économie.

 

L’ANPAA approuve ces mesures qui contribueront, notamment avec le "paquet neutre", à alerter sur la nocivité, diminuer l’attractivité et dénormaliser un produit qui rend dépendant pratiquement tous ceux qui le consomment, tue un fumeur sur deux et est la cause de 73 000 morts évitables par an.

 

Cependant, d'autres mesures sont nécessaires pour infléchir notablement la consommation de tabac qui se situe en France à un haut niveau par rapport à d’autres pays, notamment pour les mineurs de moins de 17 ans.

 

L’ANPAA déplore que deux mesures efficaces ne soient pas utilisées : d'abord celle du prix, dont toutes les études internationales indiquent combien c’est un levier essentiel pour faire baisser la consommation et réduire la morbi-mortalité ; ensuite celle de la prise en charge à 100 % des consultations et des traitements du sevrage tabagique. Ces deux mesures sont plus importantes encore pour  les personnes issues de catégories socioprofessionnelles défavorisées.

 

L’ANPAA juge nécessaire un programme pluriannuel d'un ensemble de mesures cohérent  conjuguant des actions de promotion de la santé, notamment auprès des plus jeunes pour reculer leur entrée précoce dans le tabagisme, une augmentation forte du prix du tabac, le respect strict et le contrôle de la règlementation sur l’interdiction de fumer dans les lieux collectifs, et  le soutien aux actions d’aide à l’arrêt du tabagisme, avec pour les jeunes un renforcement du dispositif de consultations jeunes consommateurs. Il est nécessaire d’intégrer le vapotage dans une stratégie de réduction des risques comme alternative et diversification des modalités de consommation du tabac. 

 

Devant la catastrophe sanitaire due au tabac, l’ANPAA demande que les industriels du tabac participent au financement de la lutte contre le tabagisme au travers d’une contribution sur leur chiffre d’affaires selon le principe « tueur payeur  » et que les dépenses considérables attribuées au soutien de l’activité des buralistes soient progressivement transférées aux acteurs de santé publique, aux actions de prévention et à l'aide au sevrage tabagique.

 

Contacts Presse :

Dr A. Rigaud – Président de l’A.N.P.A.A. 06.08.22.25.29.

Dr B. Basset – Secrétaire général adjoint de l’A.N.P.A.A. 07.86.55.54.53.

 

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