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10 mars 2009 - Prévention de l’alcoolisme : la santé publique passe après l’économie


La santé publique est passée après les intérêts économiques : c’est le triste constat que l’on peut faire après le vote des députés, cautionné par le gouvernement, qui ont autorisé la publicité pour l’alcool sur tous les sites Internet et ont refusé d’interdire la vente d’alcool dans les stations-service.

 


Les restrictions apportées aux sites principalement dédiés à la jeunesse ou concernant des activités sportives n’auront aucune efficacité tant Internet est un média multiforme. Ces restrictions ne constituent que de simples alibis destinés à donner bonne conscience à ceux qui les ont votées.

Une poignée de députés, militants de l’Association des élus de la vigne et du vin, ont transformé un débat de santé publique en un débat sur la viticulture. Mais c’est une erreur d’espérer résoudre des difficultés structurelles par des mesures de mise en danger de la santé de nos concitoyens.

Pour l’A.N.P.A.A., c’est un message d’incohérence qui est adressé à la population : comment peut-on en effet prendre dans le même temps des mesures restrictives à l’offre (interdiction de vente d’alcool aux mineurs) et des mesures incitatives (autoriser la publicité sur Internet) ? Et cela ne vaut pas seulement dans le domaine de la prévention de l’alcoolisation des jeunes mais aussi en matière de lutte contre l’obésité.

L’A.N.P.A.A. rappelle que 78 % de la population française s’est déclarée contre la publicité d’alcool sur Internet. C’est la voix de ces Français que l’A.N.P.A.A. continuera à relayer lors du prochain débat devant le Sénat.

Contacts :
Dr Alain Rigaud (01 42 33 51 04 ou 06 08 22 25 29), président de l’A.N.P.A.A.
M. Patrick Elineau (01 42 33 51 04), directeur général de l’A.N.P.A.A.
Faye Wright (01 42 33 51 04), chargée de communication de l’A.N.P.A.A.