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Alors que sa ville a été un des lieux d'expérimentation de l'amende forfaitaire délictuelle pour usage de drogues illicites, le maire de Reims, Arnaud Robinet (Les Républicains), n'y croit pas car pour lui "l'amende forfaitaire de 200 euros pour consommation de stupéfiants, testée à Reims, est une réponse politicienne de court terme". Il s'est explicitement prononcé pour la légalisation du cannabis dans une lettre du 10 septembre adressée au Premier Ministre avec des arguments qui sont depuis très longtemps ceux des acteurs de l'addictologie :

 

 

Déterminé, le maire de Reims propose au premier ministre que sa ville serve de terrain d'expérimentation de la légalisation du cannabis.

 

L'ANPAA a immédiatement soutenu cette initiative, par la voix de son président d'Honneur, le Dr Alain Rigaud, élu local de l'ANPAA. En effet, notre association est en faveur de la légalisation du cannabis devant l'échec du cadre actuel des politiques publiques en matière de stupéfiants. Elle défend une légalisation très encadrée car il ne s'agit évidemment pas d'inciter à la consommation ni d'encourager la recherche de profits par le commerce d'un produit psychoactif.

 

L'ANPAA a donc proposé au maire de Reims de le rencontrer pour contribuer à la définition des modalités pratiques de cette expérimentation. Elle soutient également son appel à un vrai débat sur le cannabis[1].

 

La prise de position de cet élu local, issu d'un parti qui n'est pas favorable à une évolution du statut du cannabis, démontre à l'évidence que le refus de l'immobilisme progresse devant l'échec des politiques actuelles en matière de stupéfiants.

 

[1] Décryptages N°20 – Cannabis : l’inévitable débat