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BEH février 2019Les consommations d’alcool sont à l’origine de 41 000 décès par an en France, une mortalité évitable largement supérieure à celle observée dans nombre d’autres pays européens. C’est que révèle le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié aujourd'hui par Santé publique France.

 

Alors que la consommation d’alcool ne baisse plus depuis 5 ans, l’ANPAA appelle le Gouvernement à promouvoir une politique de réduction des risques sanitaires et des dommages sociaux enfin à la hauteur de l’enjeu.

 

Santé publique France publie ce jour son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré à la consommation d’alcool en France et ses conséquences sur la santé. Avec une consommation d’alcool stable depuis 2010 (11,7 litres d’alcool pur par habitant en 2017), la France fait partie des pays les plus consommateurs d’alcool au monde, se situant au 6ème rang des pays les plus consommateurs d’alcool chez les 15 ans et plus parmi les 34 pays de l’OCDE.

 

Le nombre de décès attribuables à l’alcool s’élève à 41 000 en 2015[1], dont 30 000 chez l’homme (soit 11% des décès) et 11 000 chez la femme (4% des décès). Chez les 35-64 ans, l’alcool est à l’origine de 15% des décès. C’est plus que ce qui est observé chez nos voisins européens[2]. Le BEH souligne que, même pour une consommation inférieure à 2 verres d’alcool par jour, les effets nocifs l’emportent sur les « minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool ».

 

 

Pour le Pr. Nicolas Simon, président de l’ANPAA, « le Gouvernement et l’ensemble des responsables publics doivent cesser de fermer les yeux face à une réalité à l’origine de 41 000 morts et un coût social de 120 milliards d’euros par an. Aujourd'hui, c’est l’intérêt général qui doit l’emporter sur les intérêts économiques des producteurs et cela doit se traduire par la mise en œuvre d’une politique volontariste de réduction des risques qui, sans nier, le plaisir de consommer de l’alcool, doit être lucide sur les risques sanitaires et les dommages sociaux. »

 

Pour l’ANPAA, cette politique de réduction des risques doit passer par :

 

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LA CONSOMMATION D'ALCOOL EN FRANCE - AUTRES ENSEIGNEMENTS

 

- Part significative de très gros buveurs : 10% des 18-75 ans consomment 58% de l’alcool vendu en France

 

- Très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe : les jeunes consomment moins souvent de l’alcool mais, lorsqu’ils le font, en quantités plus importantes que les plus âgés :

- Absence de respect de l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs (enquête ESCAPAD 2017) :

 

>> Télécharger « Consommation d’alcool, comportements et conséquences pour la santé », BEH - Février 2019, Santé publique France

 

 

Contact :

Myriam Savy, Responsable du Pôle Communication & Plaidoyer

01 42 33 52 89 / 01 42 33 74 86

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Télécharger le communiqué en PDF

 


[1] 16 000 décès par cancers, 9 900 décès par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives, 5 400 pour une cause externe (accident, suicide) et plus de 3 000 pour une autre maladie (maladies mentales, etc.)

[2] Chez les hommes, la proportion est de 6,8% en Écosse, 5% en Suisse, 3% en Italie, 1% dans l’ouest de l’Allemagne et au Danemark. Chez les femmes, la proportion est de 3,3% en l’Écosse, 2% en Italie, 1,4% en Suisse, 1% au Danemark ou 0,3% dans l’ouest de l’Allemagne.