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Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

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ANPAA FFA

Le préfet de l'Aisne a pris la décision d'interdire toute vente d'alcool à emporter en cette période de confinement pour "éviter les troubles et les violences notamment intra-familiales". Cette décision, qui part de l'affichage d'une bonne intention, n'est pourtant pas aussi pertinente qu'on pourrait le penser a priori.

 

En effet, si l'alcool est souvent impliqué dans la survenue de violences familiales, comme facteur favorisant ou causal, cela ne saurait justifier l'interdiction totale à l'ensemble d'une population pour plusieurs raisons :

 

  • Si le confinement peut exacerber les tensions familiales, et éventuellement les violences, dans certains couples, ce n'est évidemment pas le cas dans la très grande majorité des familles qui vivent cette période avec les difficultés que nous connaissons tous, mais sans verser dans l'agressivité envers son conjoint ou ses enfants.

 

  • Certaines familles sont à risque de conflits aigus voire de violence, et le confinement, avec ou sans alcool, peut aggraver ces situations, mais il n'y a rien d'automatique, en tout cas rien de démontré.

 

  • La cessation de la vente d'alcool va entraîner chez certains buveurs dépendants des phénomènes de sevrage aigu, pouvant aller jusqu'au delirium tremens, dont les conséquences peuvent être plus sérieuses que le maintien de la consommation, même excessive.

 

  • Par ailleurs, tous les buveurs dépendants ne sont pas violents et toutes les personnes violentes n'ont pas besoin de l'alcool pour passer à l'acte.

 

  • Les buveurs, excessifs ou non, qui ne souhaitent pas arrêter, vont pour une partie aller dans le département voisin, au risque de rompre le confinement et de diffuser le virus, sans compter les éventuelles conséquences sur la sécurité routière si l’on commence à consommer sur le parking du supermarché avant de reprendre le volant, ou sur le trajet du retour au domicile.L’interdiction va avoir une incidence sur les personnes qui, même en cette période de confinement, respectent les repères de consommation et qui n'ont pas envie de se priver du plaisir indéniable que l’alcool peut procurer.

 

Il est hors de question de minimiser le rôle de l'alcool dans les violences intra-familiales, mais la décision du préfet de l'Aisne n'apporte pas de véritable solution et crée de nombreux autres problèmes qui n'ont manifestement pas été pris en compte. La maîtrise des risques, plutôt que la prohibition qui a démontré son inefficacité, paraît plus nécessaire que jamais.

 

 

Contact presse :
Cécile JOYEUX
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser./ 01 42 33 52 87

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La réussite de l'opération Le Défi De Janvier (Dry January à la française) est désormais reconnue par tous. Elle est attestée par le sondage de l'Institut YouGov 1 qui révèle que la campagne interassociative est connue par 61 % des Français, que 68 % pensent que cette opération était "plutôt une bonne chose", et que 24 % y ont participé selon leur motivation.

 

Au moment du bilan, et en attendant les évaluations plus précises qui seront faites par Santé publique France, La Fédération Française d'Addictologie (FFA), l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) et la Société Française d'Alcoologie (SFA) tiennent à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette opération originale, inédite, et qui marque un tournant dans le rapport que la société française entretient avec la consommation d’alcool.

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visuel CP

 

En janvier, près d’une trentaine d’associations et acteurs intervenant dans le champ des addictions et de la santé lancent le Défi de janvier: un défi que chaque Français est invité à relever après les fêtes de fin d’années, pour faire une pause dans sa consommation d’alcool et constater les bénéfices pour son organisme.

 

L’ANPAA soutient et participe à cette campagne inédite en France

 

Le principe de cette mobilisation sociale nommée en France « Défi de Janvier » nous vient du Royaume-Uni où l’association Alcool Change UK a lancé avec la campagne Dry January, l’initiative d’une pause dans la consommation d’alcool pour la première fois en 2013. Depuis, 13 campagnes annuelles de ce type ont été déployées dans plusieurs pays européens. En France, une campagne imaginée sur le modèle britannique et préparée de longue date par Santé Publique France a finalement été annulée. Le renoncement inattendu du Gouvernement a mené les associations et les acteurs de santé à s'organiser pour proposer un dispositif de mobilisation dont la forme originale s’appuie sur le volontariat et permet de sensibiliser le grand public sur les liens que notre société entretient avec l’alcool.

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CA

 

 

Lors de sa réunion du 14 décembre, le Conseil d'Administration de l’ANPAA a procédé à l’élection d’un nouveau Bureau National.

 

 

Un nouveau président national a été élu en la personne de Bernard Basset. Elu depuis 2012 de la région Ile de France, le Dr. Bernard BASSET était jusqu'à présent vice-président national. Médecin spécialiste en santé publique, ancien haut fonctionnaire au ministère de la santé, il a été sous-directeur à la Direction générale de la santé, en charge notamment de la politique de prévention des addictions, puis directeur général adjoint de l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES ancêtre de Santé publique France) et chargé de la coordination des Projets régionaux de Santé au sein du secrétariat général des ministères sociaux.

 

 

 

 

Les autres membres élus du Bureau national sont :

 

  • Vice-présidents : Patrick Daimé, Cathie Simon et Antoinette Fouilleul
  • Secrétaire général : Hervé Martini
  • Secrétaire général adjoint : Dominique Keller
  • Trésorier général :  Luc Durouchoux
  • Trésorier général adjoint : Jean Normand

 

 

Télécharger la liste des membres du Bureau National et du Conseil d'Administration

DRY JANVMalgré les efforts du lobby alcoolier, malgré l’annulation sous pression de l’Elysée de l’opération « Mois sans alcool » initialement prévue par Santé Publique France, il y aura bien une campagne de « Dry January » en France. Une campagne animée par les associations, sans aucun soutien de l’Etat.

 

En partenariat avec Alcool Change UK, à l’origine du concept de Dry January depuis 2013, les associations d’entraide alcool, les professionnels de la prise en charge des addictions, les sociétés savantes, les associations intervenant dans le champ des solidarités et dans la promotion de la santé ont décidé de s’unir pour promouvoir cette campagne inédite.

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Capture3La Fédération Française d'Addictologie et l'ensemble des associations sur le champ de l'addictologie, mais aussi de la cancérologie et du champ social ont décidé de se mettre en mouvement pour que l'opération de mobilisation sociale sur le risque alcool, initialement prévue par le Ministère de la Santé et Santé publique France, ait bien lieu en janvier 2020, malgré l'annulation du soutien de l'Etat par l'Elysée sous la pression des milieux viticoles.

 

Ce revirement des pouvoirs publics sous la pression d'un lobby a entraîné un sursaut immédiat de l'ensemble du milieu professionnel et associatif. La décision a donc été prise de réussir cette mobilisation citoyenne et de la société civile pour intervenir sur la deuxième cause de mortalité évitable à l'échelle nationale.

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Alcool represAlors que Santé publique France s’apprêtait à annoncer le lancement en janvier d’un mois de mobilisation autour de la consommation d’alcool, le site Vitisphère rapporte que le président de la République Emmanuel Macron aurait déclaré lors d’un déjeuner avec les producteurs de champagne son opposition à un « Janvier Sec ». Si cette déclaration venait à se confirmer, elle montrerait l’influence majeure de la filière alcool sur les choix politiques en matière de santé publique.

 

Le mois de mobilisation sociale autour de la consommation d'alcool, mis en œuvre initialement sous le nom de « Dry January » au Royaume uni, propose aux personnes qui le souhaitent de faire une pause avec l’alcool pendant un mois afin de constater les bénéfices sur leur corps et dans leur quotidien. L’objectif n’est évidemment pas de conduire à une abstinence totale, mais de s’interroger sur sa consommation et de prendre conscience du rapport qu’entretient la société avec l’alcool.

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MSTCP

Pour la quatrième année consécutive, les équipes de l’ANPAA sont mobilisées dans toute la France dans le cadre de l’opération Moi(s) sans tabac qui aura lieu tout au long du mois de novembre. A cette occasion, l’ANPAA rappelle que le vapotage est un outil efficace d’aide à l’arrêt complet du tabac.

 

 

Le Moi(s) sans tabac invite tous les fumeurs, à travers une approche positive et collective, à arrêter le tabac pendant au moins 30 jours.

 

Un mois sans tabac multiplie en effet par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement. En 2018, 241 000 personnes ont relevé le défi !

 

Pleinement investie dans l’opération, l’ANPAA propose une information sur le Moi(s) sans tabac dans tous ses établissements. Des actions spécifiques sont par ailleurs organisées : stands d’information et interventions dans des établissements scolaires, universités, entreprises, administrations publiques et établissements pénitentiaires ainsi que dans des centres commerciaux et des centres de distribution alimentaire. Afin d’aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage, l’ANPAA est également présente dans les « Villages Mois Sans Tabac »[1].

 

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Assemble nationale

 

L’Assemblée nationale débat cette semaine du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2020. Parmi les mesures en discussion, l’extension très attendue de la taxe prémix aux vins aromatisés à base de vin.

 

Depuis des années, l'ANPAA dénonce les stratégies marketing des alcooliers ciblant les jeunes. Parmi celles-ci, une des plus cyniques consiste à leur proposer des vins bas de gamme aromatisés avec des saveurs sucrées. Ces boissons, appelées Vinipops ou prémix, sont spécialement conçues pour les jeunes : elles sont moins alcoolisées que les vins (7 à 8°), ont des noms destinés à attirer ce segment de clientèle (rosé sucette, rosé pamplemousse, rouge cola, Fruit and Wine…) et sont vendues à des prix bas les rendant accessibles aux adolescents au faible pouvoir d'achat. Elles n'ont évidemment pour seul intérêt que de les faire entrer le plus tôt possible dans la consommation d'alcool.

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justice

 

Il y a trois ans, l’ANPAA a engagé un contentieux pour faire sanctionner les faits constatés lors de l’Euro 2016, notamment la présence massive de la marque dans les fanzones alors que la loi Evin interdit les opérations de parrainage ainsi que la publicité indirecte.

 

Le tribunal de grande instance de Paris a reconnu, dans un jugement rendu le 10 septembre 2019 ; que la marque de bière Carlsberg avait profité de son lien privilégié avec l’UEFA à l’occasion de l’Euro 2016, soit une compétition internationale très médiatisée, pour promouvoir ses boissons alcooliques dans les fanzones. Au sein de ces espaces consacrés à la retransmission des matchs, Carlsberg s’est rendue visible de manière ostensible auprès de milliers de spectateurs, qui sont autant de potentiels consommateurs. On pouvait alors distinguer le sigle de la marque aux points de distribution de boissons et sur les tenues du personnel.

 

Autre élément intéressant de cette décision, le juge a estimé « que l’huissier, au sein de cet espace fermé, n’a trouvé trace d’aucun autre fournisseur de bière, ce qui atteste à tout le moins, de l’existence d’une exclusivité de fait, qui n’a été rendue possible et dont l’effectivité n’a été assurée, qu’en raison des liens établis entre la société Carlsberg et l’UEFA dans le cadre du parrainage ». Il s’agit d’une avancée considérable dans la définition du parrainage dont l’interdiction est trop souvent bafouée notamment sur les festivals de musique fréquentés par les jeunes.

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