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Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

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Etiquetage alcoolDans un rapport publié la semaine dernière, la Cour des comptes propose d’augmenter la fiscalité sur l’alcool pour mieux lutter contre les maladies cardio-vasculaires et réduire ainsi l’impact sur les comptes publics comme cela a été fait sur le tabac. L’ANPAA appelle le gouvernement et les parlementaires à tenir compte de ces recommandations dans les discussions à venir sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

Dans son rapport sur les comptes de la Sécurité Sociale, la Cour des comptes propose de réduire le déficit de l'Assurance maladie en taxant davantage l'ensemble des boissons alcooliques (recommandation 14). On aurait tort de n'y voir qu'une proposition d'opération comptable et circonstancielle. La Cour des comptes s'inquiète depuis longtemps du fardeau pour le pays d'une consommation d'alcool les plus élevée au monde et de ses conséquences sanitaires et sociales[1]. Elle propose de longue date d'utiliser la fiscalité pour réduire la consommation. Les rapporteurs de la Cour trouveront sans doute un certain réconfort dans l'attribution du Prix Nobel d'économie à Richard Thaler, un des penseurs de l'économie comportementale.

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logosinterassosLettre ouverte à la Ministre des Solidarités et de la Santé,

 

Devant le coût social de l’alcool (120 milliards/an), il est temps de réagir avec méthode et efficacité. Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) doit être l’occasion d’inscrire des mesures pour donner une impulsion décisive à la prévention du risque alcool dans notre pays.

 

 

Nous savons que le prix des produits est un des instruments les plus efficaces pour réduire les consommations et par là même pour l’alcool les dommages considérables en termes de morts, de handicaps, de violences, et de désinsertions sociales. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au Parlement :

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verres noirs sur fond blancUne étude internationale publiée le 23 août 2018 dans la revue de référence The Lancet[1] a confirmé la responsabilité de la consommation d'alcool dans les problèmes de santé, notamment la survenue de cancers. L'ampleur de la population étudiée (28 millions de personnes de 195 pays), les compétences mobilisées (1800 chercheurs dans 127 pays) et la durée de l'étude (25 ans) en rendent les conclusions indiscutables :

 

 

 

 

  • Un seul verre par jour suffit à augmenter le risque de développer l'un des 23 problèmes de santé associé à l'alcool ;
  • Il n'existe pas d'effet protecteur à faible dose, contrairement à ce qu'essaie de nous vendre le lobby alcoolier ;
  • L'augmentation des risques est faible à un verre par jour, mais augmente ensuite rapidement.

 

Devant ces résultats sans ambiguïté, une des co-auteurs de cette vaste étude, Emmanuela Gakidou, en déduit logiquement : "Nous devons réévaluer nos recommandations de santé publique sur l'alcool. Cela peut passer par la mise en place de taxe, des heures de vente, voire l'interdiction de la publicité." 

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A Soyez nos yeux coupe du monde 2018Afin de montrer en temps réel notre surexposition à des publicités pour des boissons alcooliques, l'ANPAA a lancé à l'occasion de la Coupe du monde de football l'opération « Soyez nos yeux ». Via une mobilisation citoyenne, cette opération visait à collecter un maximum de photos témoignant du lien entre sport et alcool.

 

Plusieurs dizaines de personnes, excédées par l’omniprésence de cette publicité à laquelle les jeunes sont particulièrement sensibles, ont participé. Au total, plus de 230 photos, publiées sur notre page Flickr, montrent que l’autorégulation promise par les alcooliers est une vaste supercherie.

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Au moment-même où Mediapart démontre sans ambiguïté l'intensité des relations entre le lobby de l'alcool et l'Elysée, avec l'ancienne déléguée générale du lobby Vin & Société à la manœuvre, la filière économique a sorti hier son propre plan de prévention en santé.

 

L’ANPAA, se fondant sur son expertise et expérience terrain, publie aujourd'hui une version revue et corrigée permettant de compléter la contribution sur des points essentiels.

 

Le plan remis hier par la filière économique de l’alcool est un coup de force et une provocation à plusieurs titres :

  • Evidemment, il n'y a eu aucune concertation, ni information formelle avec les acteurs de santé. Sûr de l'appui de l'Elysée, le lobby ne prétend même pas faire semblant de négocier.
  • Le lobby économique impose ce qu'on accepterait d'aucun lobby, que ce soit celui du tabac, du médicament ou de l'alimentation. Que dirait-on si les cigarettiers s'imposaient de la sorte au ministère de la santé ?

Quant au contenu des propositions, les objectifs affichés ne sont suivis d'aucun engagement précis, d'aucune contrainte ni interdiction qui permettrait des effets concrets. De simples vœux pieux et déjà formulés qui devraient "promouvoir", améliorer", "favoriser la responsabilité" etc. On ne peut qu'admirer l'alignement des mots creux afin que rien ne change, l’absence d’objectif quantifié qui pèserait sur la filière, et qui permettrait d'évaluer les résultats.

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verres noirs sur fond blanc

 

La classe politique est en total décalage avec l'opinion comme le démontre un sondage Opinionway publié le 14 juin par la Ligue nationale contre le cancer. Car pour les Français, la cause est entendue : à une très large majorité (77%), ils considèrent que les décideurs publics sont sous influence du lobby alcoolier, et les 2/3 jugent que "les producteurs empêchent la mise en place d’une politique de santé efficace". Les jugements prennent à contrepied le Président de la République qui a mis toute sa force de conviction au service de la promotion de la consommation de vin.

 

Pire encore, face à Emmanuel Macron qui considère qu'une politique volontariste "emmerderait" les Français, les résultats du sondage, à l'inverse, montrent sans équivoque une demande de politique volontariste :

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Palais ElyseAyant pour la première fois ouvert l'Elysée au grand public pour la Fête de la Musique, le président a cependant pris ses précautions : seule de la bière sans alcool était disponible pour désaltérer l'audience.

 

Le président a ainsi tenu compte à la fois de l'expérience bien partagée sur l'association de la consommation d'alcool et des débordements lors des évènement festifs, mais aussi des données bien étayées de la littérature scientifique[1]. Le président a donc pris, pour la présidence, une décision de bon sens, et qui va à l'encontre des propositions de certains membres de sa majorité parlementaires qui réclament qui, une possibilité de vendre (et de consommer) de l'alcool pendant les matchs de la ligue 1 de foot, ou lors des prochaines manifestations sportives internationales telles que la Coupe du monde de rugby ou les Jeux olympiques.

 

L'ANPAA tient à souligner, la décision toute en prudence du président Macron de ne pas autoriser la consommation d'alcool lors de la Fête de la musique à l'Elysée le 21 juin 2018, et souhaite que cette décision de précaution puisse s'appliquer à d’autres manifestations culturelles et sportives

 

 

[1] Cf. chapitre Alcool et violence dans "Sport et alcool les liaisons dangereuses" , Décryptages n°15 page 9

 

 

Contact presse :
Pôle Communication & Plaidoyer
01 42 33 52 89 / 01 42 33 74 86

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fotolabel75Jeudi 24 mai, l’ANPAA s’est vue remettre le label « Droits des usagers de la santé 2018 » pour son projet expérimental de réduction des risques liés à l’alcool au sein d’un centre d’hébergement géré par Emmaüs Solidarité. Une belle reconnaissance pour ce projet qui a rapidement montré son efficacité : réduction des nuisances, apaisement du climat collectif et amélioration de l’accompagnement des personnes en difficultés vers les soins.

 

Initié en 2015 - à partir d’un constat partagé entre la Mission métropolitaine de prévention des conduites à risques (MMPCR) et l’ANPAA Paris - ce projet construit autour d’une « autorisation encadrée de consommation » vise à favoriser la réduction des risques liés à l’alcool dans le centre d’hébergement Emmaüs Solidarité - Georges Dunand qui accueille des personnes en situation de précarité. L’objectif est de renouer le dialogue entre l’équipe de professionnels et les résidents en supprimant un tabou qui fait souvent obstacle à la prise en considération du problème, de réduire les risques et d’accompagner vers les soins si nécessaire.

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famille sans invitationDéveloppé au milieu des années 90 au Québec par Line Caron, le programme « Une Affaire de famille ! » qui participe au développement des compétences psychosociales, est déployé en exclusivité par l’ANPAA en France depuis quelques années. Une première évaluation du programme à La Réunion a été élaborée par Thierry Malbert, Maître de Conférences en sciences de l’éducation à l’Université de La Réunion et Directeur scientifique de l’observatoire de la parentalité. Les résultats de cette évaluation ont été présentés mercredi 2 mai lors d’une conférence organisée à Saint-Denis de la Réunion.

 

Le programme « Une Affaire de Famille », déployé à La Réunion par l’ANPAA en 2017, a pour objectif de libérer et de guérir les maux intrafamiliaux liés aux addictions. La notion de famille étant très forte et très riche dans la société réunionnaise, la problématique addictive se répète de générations en générations avec des conséquences sur le développement psychique et intellectuel des enfants. Le programme vise donc à renforcer les compétences psychosociales au sein des familles pour éviter ces répétitions.

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loi marteauValidé par la Cour suprême en novembre, le "prix minimum par unité d'alcool" (MUP) est entré en vigueur mardi 1er mai en Ecosse.

 

Le 15 novembre dernier, la Cour Suprême du Royaume-Uni avait reconnu que l’instauration d’un prix plancher (50 pence, soit 0,57€ par unité d’alcool) constituait un « moyen proportionné pour atteindre un but légitime ». Jugeant cette mesure compatible avec le droit de l’Union Européenne, la Cour avait ainsi rejeté l’appel des représentants des producteurs d’alcool (Scotch Whiskey Association, SpiritsEurope et Comité Européen des Entreprises Vins). 

 

Le prix minimum par unité d'alcool, qui touche surtout les boissons d'entrée de gamme, permet en effet de protéger les jeunes et les consommateurs excessifs les plus sensibles aux prix. La mise en oeuvre de cette décision représente donc une grande victoire pour la santé publique en Europe. 

 

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