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Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

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loi cannabis

Peu à peu, le débat sur la légalisation du cannabis entre dans une phase rationnelle. Depuis longtemps, les acteurs de l'addictologie et de la santé publique (dont l'ANPAA) dénoncent l'échec d’une politique prohibitionniste affichée en matière du cannabis. Aujourd'hui, malgré la frilosité du gouvernement, bien dans la droite ligne de ses prédécesseurs, les digues commencent à se fissurer.

 

Deux économistes réputés, Pierre-Yves Geoffard et Emmanuelle Auriol, membres du Conseil d'Analyse Economique, placé auprès du premier ministre reviennent sur ce constat[1] d’échec : le système actuel ne fonctionne pas, « il est inapte à protéger les plus fragiles, notamment les jeunes, […] il pèse lourdement sur les dépenses publiques et il profite aux organisations criminelles ». Mais surtout, Pierre-Yves Geoffard et Emmanuelle Auriol proposent d'en finir concrètement avec un système qui enrichit les dealers sans bénéfice pour la société et la santé publique et de "reprendre le contrôle" sur un marché qui ne profite qu'à l'économie souterraine. Pour la première fois, nous disposons d'hypothèses économiques précises sur les modalités et les effets d'une légalisation du cannabis (prix du produit, niveau des taxes, incidence sur l'emploi…) qui sont toutes favorables à cette évolution.

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cigaretteLes chiffres publiés par Santé publique France à l’occasion de la journée mondiale sans tabac montrent une baisse très significative du nombre de fumeurs : 1,6 million de fumeurs en moins en deux ans, soit une baisse de 12% en deux ans. L’impact sanitaire ne va cependant pas décliner dans les années à venir. La lutte contre le tabagisme doit dès lors rester une priorité.   

 

La baisse du nombre de fumeurs en France est à mettre au crédit d'une politique vigoureuse alliant mobilisation sociale (Moi(s) sans tabac), actions de prévention de proximité, taxes, action sur le packaging (paquets neutres), remboursement des substituts nicotiniques, restriction des lieux où il est possible de fumer, et discours public de dénormalisation. Cette politique d'ensemble porte ses fruits même si le nombre de fumeurs quotidiens reste toujours très élevé (25,4 % de la population).

 

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Etiquetage alcool

A l’approche des élections européennes, l’UFC-Que Choisir a réalisé une enquête sur les préoccupations et attentes des consommateurs pour l’Europe de demain.[1] Selon cette enquête, seuls 13 % des sondés estiment que leurs droits de consommateurs sont assez défendus à l’échelon européen. Cela est particulièrement vrai concernant l’étiquetage des boissons alcooliques qui ne fait l’objet d’aucune règle contraignante alors même que la Commission européenne a reconnu en 2017 qu’« aucun motif objectif justifie l’absence d’informations relatives aux ingrédients et d’informations nutritionnelles sur les boissons alcoolisées ».  

 

Parmi les résultats les plus marquants de l’enquête de l’UFC-Que Choisir, 96% des sondés soutiennent un étiquetage des produits plus explicite et 88% sont favorables à un Nutri-Score[2] obligatoire à l’échelon européen afin de simplifier la lecture et la compréhension de l’étiquetage nutritionnel et d’inciter les professionnels à améliorer la composition de leurs produits. Par ailleurs, 81 % des répondants estiment que les États membres devraient avoir le droit d’imposer des règles plus favorables aux consommateurs que le standard européen.

 

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biere foot stade

Alors que la responsabilité de l'alcool dans la mortalité évitable (41 000 morts par an) est de plus en plus affirmée, une nouvelle offensive est en cours pour en finir définitivement avec la loi Evin. Elle vise à supprimer toute restriction de la consommation d'alcool dans les stades.

 

C'est ainsi que 53 députés du groupe Les Républicains ont déposé une proposition de loi pour autoriser la vente d'alcool à l'intérieur des enceintes sportives. Dans une argumentation totalement spécieuse, ces députés prétendent qu'autoriser la vente à l'intérieur des stades diminuera les consommations à l'extérieur avant et après les matchs. La vérité est tout autre : cette proposition multiplierait les occasions de boire de l'alcool. Les spectateurs pourraient ainsi consommer avant, pendant et après les matchs. Cette augmentation des possibilités de consommer de l'alcool se traduira naturellement par une augmentation des risques de violences, dont le lien avec la disponibilité d'alcool est clairement établi par la littérature scientifique.

 

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PIPER 

 

Dans un contentieux introduit devant le juge des référés, l’ANPAA a obtenu le retrait des ventes d’un packaging en forme de rouge à lèvres (lipstick) développé par le Champagne Piper-Heidsieck.


UN MARKETING QUI VISE LES PUBLICS FRAGILES

 

Cette affaire montre une fois de plus la désinvolture des alcooliers et le peu de souci qu’ils ont du respect de la loi Evin. Et ce alors même, que comme le rappelle le juge : "deux publics fragiles sont particulièrement visés par ces dispositions : les femmes enceintes aux fins de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale et les jeunes".

 

Le juge a estimé, comme le soutenait l’ANPAA, que l’introduction sur le marché de ce packaging permettant l’association entre la séduction, la féminité, la beauté et la boisson alcoolisée constituait « un message manifestement illicite et contraire à l’ordre public ». Le retrait des ventes a été ordonné dès le lendemain de la publication de l’ordonnance.

 

 

L'AUTOREGULATION DES PRATIQUES MARKETING DU LOBBY ALCOOLIER 

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Alcool represA partir du 26 mars, Santé publique France lance une grande campagne visant à réduire les risques et les dommages liés à la consommation d'alcool. C’est la première campagne en direction de la population générale depuis bien longtemps. Il semblerait que, malgré la pression du lobby alcoolier sur les pouvoirs publics, les demandes de tous les acteurs de santé sur ce sujet ont été entendues.

 

La campagne de Santé publique France vise à populariser les nouveaux repères de consommation à moindre risque (pas plus de 10 verres par semaine et pas plus de 2 verres par jours pour les hommes et les femmes, et des jours dans la semaine sans consommation) afin d'inciter les Français à évaluer leur consommation et la réduire. En effet, les études montrent que 25 % des Français ont une consommation supérieure à l'un ou l'autre de ces repères (1 homme sur 3 et 1 femmes sur 7).

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BEH février 2019Les consommations d’alcool sont à l’origine de 41 000 décès par an en France, une mortalité évitable largement supérieure à celle observée dans nombre d’autres pays européens. C’est que révèle le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié aujourd'hui par Santé publique France.

 

Alors que la consommation d’alcool ne baisse plus depuis 5 ans, l’ANPAA appelle le Gouvernement à promouvoir une politique de réduction des risques sanitaires et des dommages sociaux enfin à la hauteur de l’enjeu.

 

Santé publique France publie ce jour son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré à la consommation d’alcool en France et ses conséquences sur la santé. Avec une consommation d’alcool stable depuis 2010 (11,7 litres d’alcool pur par habitant en 2017), la France fait partie des pays les plus consommateurs d’alcool au monde, se situant au 6ème rang des pays les plus consommateurs d’alcool chez les 15 ans et plus parmi les 34 pays de l’OCDE.

 

Le nombre de décès attribuables à l’alcool s’élève à 41 000 en 2015[1], dont 30 000 chez l’homme (soit 11% des décès) et 11 000 chez la femme (4% des décès). Chez les 35-64 ans, l’alcool est à l’origine de 15% des décès. C’est plus que ce qui est observé chez nos voisins européens[2]. Le BEH souligne que, même pour une consommation inférieure à 2 verres d’alcool par jour, les effets nocifs l’emportent sur les « minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool ».

 

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justiceDans une décision rendue la semaine dernière, le juge vient de donner raison à l’ANPAA qui avait dénoncé l’utilisation, par une enseigne de grande distribution, de l’Euro 2016 pour promouvoir une marque de bière.

 

Des pratiques, contraires donc à la loi Evin, qui pourtant sont encore largement répandues aujourd'hui.

 

Comme l’a démontré l’ANPAA pendant la Coupe du monde 2018, les grandes marques d’alcool et les grandes surfaces ont abondamment surfé sur la Coupe du monde pour faire de la publicité à grande échelle avec un lien plus ou moins subtil entre l’alcool et le football.  

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MILDECA PLAN

Le plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022, dont la sortie a été repoussée à plusieurs reprises, a été publié hier quasiment en catimini. Le contenu du plan révèle les difficultés d’arbitrage du Gouvernement sur le sujet des addictions et plus globalement sur les enjeux de santé publique. Alors que le plan se base sur des analyses rigoureuses et partagées par tous les acteurs de santé, on en reste malheureusement au stade des déclarations d’intention sans calendrier de réalisation, ni financement, ni dispositif d’évaluation. Par ailleurs, comme l’ANPAA le redoutait, le plan n’est pas à la hauteur pour faire face au 2ème facteur de mortalité évitable qu’est l’alcool en France.

 

Le plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives étant arrivé à son terme en 2017, la Mission interministérielle de lutte contre les conduites addictives (MILDECA) s’est attelée depuis un an à la rédaction de son nouveau plan. Ce dernier, publié mardi 8 janvier, est le résultat d’arbitrages interministériels. Cause ou conséquence, le plan, alors même qu’il est tout à fait pertinent dans ses constats et analyses, échoue à donner une feuille de route claire de la politique gouvernementale en matière de prévention des conduites addictives.

 

Si la liste des priorités est clairement établie et révèle une bonne compréhension des enjeux, les objectifs sont en comparaison peu ambitieux et aucun financement n’est annoncé. Par ailleurs, ces objectifs ne se traduisent pas en actions concrètes avec calendrier, pilotes et partenaires à solliciter. De même, aucune mesure d’évaluation n’est annoncée – à noter que le plan précédent n’a pas non plus fait l’objet d’une évaluation. On est ainsi très loin du plan d’actions qu’attendait l’ensemble des acteurs de santé engagés sur la réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives.

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biere foot stade

Alors que le plan de prévention alcool du gouvernement est retardé depuis des mois sous la pression des alcooliers, Perrine Goulet, députée En Marche de Bourgogne, propose de réintroduire sans limites la vente d'alcool dans les stades sous prétexte de soutien aux petits clubs sportifs. C’est oublier les 39 morts du Stade du Heysel à Bruxelles le 29 mai 1985. L’alcool avait coulé à flots avant que ne s’accumulent les morts. Son explication éculée ne doit tromper personne. La même proposition a déjà été faite par un de ses collègues LREM, Alain Touret, pour soutenir les clubs de foot de la ligue 1 en commençant par un match du PSG, petit club s'il en est. Ces députés prétendent qu'il vaut mieux boire pendant le match qu'avant d'entrer dans le stade.

 

Ne soyons pas dupes. Il est évident que le lobby alcoolier harcèle la représentation nationale pour autoriser de nouvelles occasions de boire, avant et pendant les matchs. La députée LREM n'est que le poisson pilote des requins de l'alcool dont le but réel est d'en finir une fois pour toutes avec la Loi Evin et la loi Alliot-Marie de 1993 (interdiction de l'alcool, des chants racistes ou injurieux, des fumigènes), ce qui en langage hypnotique, macronien et alcoolier se dit "assouplir la loi".

 

Désigné comme l'Homme de l'année par la Revue du Vin de France pour l'ensemble de son œuvre en faveur de l'alcool, le président Macron considère que l'information sanitaire est "anxiogène", voire "mortifère". Méprisant les recommandations de l'OMS qui demandent d'élaborer les politiques de santé sans interférence des lobbies, il a installé le lobby alcoolier à l’Elysée même, en la personne de sa conseillère Agriculture, Audrey Bourolleau, ancienne Déléguée générale de Vin et Société. Le lobby alcoolier, ivre de ses succès, prétend même devenir un acteur crédible de la prévention. Autant confier aux renards la garde des poulaillers.

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