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Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

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DEFIJANVIEREn 2020, plus d’un Français sur 10 a relevé Le Défi De Janvier ! [1]

 

Un tel succès ne pouvait que nous convaincre de continuer, c’est la raison pour laquelle nos organisations annoncent dès à présent l’édition 2021 du Dry January !

 

En partenariat avec Alcool Change UK, à l’origine du concept du Dry January depuis 2013, les associations d’entraide alcool, les professionnels de la prise en charge des addictions, les sociétés savantes, les associations qui interviennent dans le champ des solidarités et dans la promotion de la santé, vont cette fois encore s’engager pour mener cette campagne. Et toujours sans aucun soutien de l’Etat !

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MOIS SANS TABAC

Pour cette cinquième édition du Moi(s) sans tabac, les équipes de l’ANPAA sont mobilisées dans toute la France pour soutenir les fumeurs dans leur démarche d’arrêt du tabac avec des modalités d’intervention adaptées au contexte sanitaire. 

 

Le Moi(s) sans tabac, coordonné par Santé publique France, est un défi collectif lancé à tous les fumeurs afin de les inciter à arrêter le tabac. Chaque année, le défi réunit plus de 200 000 participants. 

 

Pour la cinquième année consécutive, l’ANPAA met à disposition des fumeurs de l’information sur le Moi(s) sans tabac dans ses centres de soin et offre des conseils et un accompagnement personnalisé pour préparer les personnes qui le souhaitent au sevrage tabagique. Des actions en présentiel et à distance  sont menées dans tout le territoire pour aller à la rencontre des fumeurs dans le respect des recommandations sanitaires.  

 

L’industrie du tabac, un business qui cible de plus en plus les jeunes

 

Le Moi(s) sans tabac est aussi l’occasion de sensibiliser les adolescents sur les dangers du tabac et sur les stratégies déployées par l’industrie pour en faire des fumeurs. 

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Le nouveau gouvernement Castex a annoncé une de ses premières mesures sécuritaires à la lutte contre les drogues : la généralisation de l'amende forfaitaire à 200 euros pour les usagers. Cette mesure qui figurait dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron avait été largement critiquée, notamment par l'ANPAA pour son incohérence et sa très probable inefficacité, lors des auditions au Parlement. Ces auditions se sont avérées être une consultation de façade puisque le projet présidentiel est resté identique.

 

La mise en œuvre se révèle tout aussi surprenante :

  • Alors qu'une expérimentation était en cours depuis peu à Marseille, Lille, Reims, Rennes et Créteil, le premier ministre a décidé la généralisation à l'ensemble du territoire national sans attendre l'évaluation de cette expérimentation, dont nous ne connaitrons jamais les résultats ni les modalités de cadrage local ;
  • L'amende forfaitaire a pour objectif initial d'alléger la charge de travail des policiers et gendarmes, alors que Jean Castex annonce une intensification des contrôles ;
  • Le premier Ministre considère que l'efficacité de cette politique dépend de la certitude de la sanction pour les contrevenants. Or aujourd'hui, les contrôles ne concernent qu'une faible proportion des consommateurs (175 000 selon l'OFDT en 2016) alors que les consommateurs réguliers sont estimés à 1,2 millions sans parler des consommateurs occasionnels (près de 5 millions). On voit mal comment la certitude de la sanction pourrait se concrétiser sans une mobilisation considérable des forces de police alors que l'objectif est d'alléger leur charge de travail en ce domaine ;
  • Il présente cette mesure comme un moyen de lutter contre l'insécurité alors que la prohibition est à la racine de l'économie souterraine et de l'enrichissement des réseaux mafieux ;
  • Une politique exclusivement répressive alors que le contexte et tous les discours justifient un effort accru de prévention.

 

L'incohérence de la mesure signe son très probable échec, et c'est bien pourquoi le premier ministre s'est bien gardé de fixer des objectifs chiffrés.  Mais c'est surtout la philosophie politique de la mesure qui parait de plus en plus anachronique. Alors que le constat de l'échec de la guerre à la drogue fait désormais consensus, que nous avons la politique la plus répressive d'Europe et que se multiplient les appels à dépénaliser l'usage de stupéfiants et réformer la politique des drogues, le gouvernement persiste dans une logique qui a démontré son absurdité.

 

Traiter le problème de manière cohérente supposerait un courage politique qui aborderait les drogues de manière universelle, en particulier pour les plus consommées qu'elles soient légales (tabac, alcool) ou illégales (cannabis). Seule une légalisation encadrée du cannabis peut permettre une prévention cohérente, et un assèchement des réseaux mafieux qui en vivent et qui enferment des cités dans des ghettos de pauvreté. Ce courage pourrait trouver des arguments dans un grand débat citoyen sur le modèle de la convention pour le climat.

 

Mais le nouveau gouvernement démontre que l'heure n'est pas à l'ambition, ni au débat transparent sur des sujets difficiles, pas plus qu'à la recherche de solutions efficaces à un problème sociétal chronique. C'est pourquoi il faudra se contenter jusqu'aux présidentielles de postures et de coups de menton.

 

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Alors que sa ville a été un des lieux d'expérimentation de l'amende forfaitaire délictuelle pour usage de drogues illicites, le maire de Reims, Arnaud Robinet (Les Républicains), n'y croit pas car pour lui "l'amende forfaitaire de 200 euros pour consommation de stupéfiants, testée à Reims, est une réponse politicienne de court terme". Il s'est explicitement prononcé pour la légalisation du cannabis dans une lettre du 10 septembre adressée au Premier Ministre avec des arguments qui sont depuis très longtemps ceux des acteurs de l'addictologie :

 

 

Déterminé, le maire de Reims propose au premier ministre que sa ville serve de terrain d'expérimentation de la légalisation du cannabis.

 

L'ANPAA a immédiatement soutenu cette initiative, par la voix de son président d'Honneur, le Dr Alain Rigaud, élu local de l'ANPAA. En effet, notre association est en faveur de la légalisation du cannabis devant l'échec du cadre actuel des politiques publiques en matière de stupéfiants. Elle défend une légalisation très encadrée car il ne s'agit évidemment pas d'inciter à la consommation ni d'encourager la recherche de profits par le commerce d'un produit psychoactif.

 

L'ANPAA a donc proposé au maire de Reims de le rencontrer pour contribuer à la définition des modalités pratiques de cette expérimentation. Elle soutient également son appel à un vrai débat sur le cannabis[1].

 

La prise de position de cet élu local, issu d'un parti qui n'est pas favorable à une évolution du statut du cannabis, démontre à l'évidence que le refus de l'immobilisme progresse devant l'échec des politiques actuelles en matière de stupéfiants.

 

[1] Décryptages N°20 – Cannabis : l’inévitable débat

Pr Michel Reynaud

L’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie a appris avec beaucoup d’émotion et de tristesse la disparition du Professeur Michel Reynaud.

 

Addictologue avant l’heure, il a été l’un des fondateurs de l’Addictologie, avant de lui donner ses lettres de noblesse et une dimension universitaire.

 

Nous garderons le souvenir d’un homme brillant, déterminé à faire exister l’Addictologie et d’un grand professionnel qui a travaillé sans relâche pour l’acquisition des connaissances, des compétences, et pour la reconnaissance de ce champ qui est le nôtre.

 

Ses qualités lui ont permis de rassembler parmi tous les acteurs et toutes les transversalités de l’Addictologie, de la faire exister et de la développer pour qu’elle soit aujourd’hui une compétence incontournable.

 

Au-delà du Professeur, enseignant, chercheur et clinicien, il a su être pour notre association un partenaire de grande qualité, disponible et profondément empreint d’humanisme.

 

Nous perdons aujourd’hui un pionnier de l’Addictologie, mais aussi un maître, un collègue et un ami.

 

L’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie tient à lui exprimer ici toute sa reconnaissance ; Merci Mr Reynaud !!

 

Un dernier hommage lui sera rendu le vendredi 3 juillet à 13h30 à la salle de la coupole au Père Lachaise.

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Le président de la République s’est félicité récemment du fait que la santé avait prévalu sur l’économie pour lutter contre la pandémie. La primauté du sanitaire aura été de courte durée.

 

En effet, un rapport du Sénat, dont un article du journal l’Equipe fait état ce jour, préconise à nouveau d’ignorer la prévention pour soutenir le sport. Il faut entendre soutenir le « sport business », car les sénateurs excluent totalement une quelconque solidarité des clubs et sportifs les plus riches avec les associations locales et les petits clubs. Cibler la loi Evin est une solution de facilité. Rappelons que son objectif est de protéger les jeunes de la consommation d’alcool : chaque année en France 41000 décès sont attribuables à l’alcool, la part des décès attribuable à l’alcool est la plus importante parmi les 15-34 ans (22 %).

 

 

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LOGOSAlors que la crise sanitaire due à la COVID-19 se fait moins prégnante, les multinationales Kronenbourg SAS et Pernod Ricard proposent d'en aggraver une autre, chronique et meurtrière, en arrosant les campagnes de ses produits alcooliques. Dans un tweet daté du 8 juillet 2020 (1), l’initiative "1000 cafés" du Groupe SOS remercie ses partenaires, dont les deux entreprises. Celles-ci avaient effectivement annoncé le 2 juin (2, 3) un partenariat pour soutenir l’opération ayant pour objectif de créer des cafés dans les zones rurales en voie de désertification.

 

Une ré-alcoolisation qui va dans le même sens que le projet du Gouvernement d’Edouard Philippe qui proposait le 21 février dernier d’arroser le milieu rural de plusieurs milliers de Licence IV gratuites (4).

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626 19426956 webLe lien entre consommation d’alcool et violence étant parfaitement démontré et incontesté, l’augmentation des violences intrafamiliales pendant le confinement a suscité à la fois une mobilisation gouvernementale bienvenue, et des décisions locales inadaptées voire surprenantes. Au début de la crise, le préfet de l’Aisne avait envisagé d’interdire toute vente d’alcool avant d’y renoncer, comprenant que le risque immédiat et vital du sevrage pour les personnes dépendantes n’avait pas été pris en compte.

 

Le préfet du Morbihan vient de prendre une décision plus surprenante en interdisant la vente uniquement pour les spiritueux. Cette décision baroque est assez incompréhensible. Par cette décision, le préfet suppose que les violences sont uniquement (ou principalement) dues à la consommation de spiritueux (whisky, vodka, apéritifs anisés…). En réalité, rien ne démontre cette hypothèse, et rien n’interdira aux buveurs de spiritueux de passer au vin ou à la bière avec les mêmes effets.

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toimetaja tolkeburoo KQfxVDHGCUg unsplashComme il était hélas prévisible, les violences intrafamiliales sont en train d’augmenter dans le cadre du confinement obligatoire : +32% pour les violences conjugales en zone de gendarmerie (+36% dans la zone de la préfecture de police de Paris) et +20% pour les violences envers les enfants (1).

 

La situation de confinement peut exacerber les conflits intrafamiliaux et l’impossibilité de sortir facilement est un facteur d’angoisse supplémentaire pour les potentielles victimes. Le confinement représente donc un vrai danger pour les femmes et enfants victimes de violences domestiques.

 

Dans cette augmentation des violences, la consommation d’alcool et de psychotropes joue un rôle important. En effet, dans l’analyse des morts violentes au sein du couple survenues en 2018, plus de la moitié (55%) impliquait l’alcool ou un autre psychotrope.

 

 

Nous avions déjà insisté sur le sujet dans le cadre du Grenelle des violences conjugales, car ces consommations d’alcool et de psychotropes sont un des facteurs sur lesquels il est possible d’intervenir pour diminuer les dommages.

 

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ANPAA FFA

Le préfet de l'Aisne a pris la décision d'interdire toute vente d'alcool à emporter en cette période de confinement pour "éviter les troubles et les violences notamment intra-familiales". Cette décision, qui part de l'affichage d'une bonne intention, n'est pourtant pas aussi pertinente qu'on pourrait le penser a priori.

 

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