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Retrouvez dans cette rubrique l'ensemble des communiqués de presse publiés par l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie.

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biere foot stade

Alors que le plan de prévention alcool du gouvernement est retardé depuis des mois sous la pression des alcooliers, Perrine Goulet, députée En Marche de Bourgogne, propose de réintroduire sans limites la vente d'alcool dans les stades sous prétexte de soutien aux petits clubs sportifs. C’est oublier les 39 morts du Stade du Heysel à Bruxelles le 29 mai 1985. L’alcool avait coulé à flots avant que ne s’accumulent les morts. Son explication éculée ne doit tromper personne. La même proposition a déjà été faite par un de ses collègues LREM, Alain Touret, pour soutenir les clubs de foot de la ligue 1 en commençant par un match du PSG, petit club s'il en est. Ces députés prétendent qu'il vaut mieux boire pendant le match qu'avant d'entrer dans le stade.

 

Ne soyons pas dupes. Il est évident que le lobby alcoolier harcèle la représentation nationale pour autoriser de nouvelles occasions de boire, avant et pendant les matchs. La députée LREM n'est que le poisson pilote des requins de l'alcool dont le but réel est d'en finir une fois pour toutes avec la Loi Evin et la loi Alliot-Marie de 1993 (interdiction de l'alcool, des chants racistes ou injurieux, des fumigènes), ce qui en langage hypnotique, macronien et alcoolier se dit "assouplir la loi".

 

Désigné comme l'Homme de l'année par la Revue du Vin de France pour l'ensemble de son œuvre en faveur de l'alcool, le président Macron considère que l'information sanitaire est "anxiogène", voire "mortifère". Méprisant les recommandations de l'OMS qui demandent d'élaborer les politiques de santé sans interférence des lobbies, il a installé le lobby alcoolier à l’Elysée même, en la personne de sa conseillère Agriculture, Audrey Bourolleau, ancienne Déléguée générale de Vin et Société. Le lobby alcoolier, ivre de ses succès, prétend même devenir un acteur crédible de la prévention. Autant confier aux renards la garde des poulaillers.

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statut senatHier, plusieurs amendements concernant la fiscalité de l’alcool ont été discutés au Sénat dans le cadre des débats sur le PLFSS 2019. L’ANPAA salue l’adoption par les Sénateurs de deux amendements importants pour protéger la jeunesse des stratégies marketing des industriels (amendements prémix et « bonbons mojito »). L’association regrette en revanche que l’alignement de la fiscalité du rhum en Outre-Mer ait été repoussé à 2020.

 

L’amendement visant à étendre la taxe sur les prémix (mélanges à base d’alcool et de boissons très sucrées) aux vins aromatisés - des produits qui rencontrent un grand succès auprès des jeunes - a été adopté hier au Sénat. Malgré la mobilisation de plusieurs députés, l’amendement avait été rejeté à l’Assemblée nationale suite à un avis défavorable du gouvernement. La mesure, présentée par plusieurs sénateurs de tous horizons, a été adoptée malgré l’avis toujours défavorable du gouvernement. « Le gouvernement s'engage à rechercher des solutions, à améliorer l'arsenal fiscal. Mais nous ne sommes pas prêts » a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn en séance.

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M sans TabacDans le cadre du Moi(s) sans tabac, les équipes de l’ANPAA se mobilisent dans toutes les régions afin d’encourager les fumeurs à relever le défi d’un arrêt du tabac pendant au moins 30 jours. Le 17 octobre, l’ANPAA a participé à la « fanzone » de l’opération installée pour l’occasion sous la Canopée des Halles à Paris.

 

Avec ses partenaires en Ile-de-France, les professionnels de l’ANPAA (animateurs de prévention, infirmiers, médecins…), accompagnés d’élus et de bénévoles, ont accueilli les visiteurs, les ont orientés sur les différents stands et leur ont proposé des consultations gratuites. Comme à Paris, les équipes de l’ANPAA seront également présentes dans la plupart des fanzones – une trentaine au total – organisées dans toute la France et à l’Ile de la Réunion afin d’aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage. Au programme : rencontres avec des professionnels de santé, inscriptions en direct sur le site #MoisSansTabac, jeux et animations.

 

Présent sur le stand de l’ANPAA, Bernard Basset, vice-président de l’association, déclare : « Les deux premières éditions du Moi(s) sans tabac ont porté leurs fruits, avec 1 million de fumeurs participants qui ont confirmé leur démarche d’arrêt du tabac. Ces résultats légitiment l'opération et poussent l’ANPAA à se mobiliser encore davantage pour cet enjeu de santé publique ».

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Assemble nationaleLe 25 octobre, plusieurs amendements concernant la fiscalité de l’alcool ont été débattus à l’Assemblée nationale. Trois d’entre eux ont été retirés ou rejetés à la demande du rapporteur général et de la ministre de la Santé. Usant d’arguments de forme, ils ont reconnu l’importance des sujets soulevés, mais renvoyé à des travaux ultérieurs notamment dans le cadre du plan gouvernemental de mobilisation contre les conduites addictives (plan Mildeca). L’ANPAA sera donc très attentive à la suite qui sera donnée aux engagements pris en séance par la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

 

L’association salue en revanche l’adoption d’un amendement visant à aligner progressivement la fiscalité du rhum en outre-mer. La balle est maintenant dans le camp du Sénat pour confirmer cette mesure de santé publique.

 

L’amendement n°317, porté par le rapporteur général de la Commission des Affaires sociales Olivier Véran et visant à aligner progressivement – sur 5 ans – la fiscalité sur les rhums en Outre-Mer à celle en vigueur en métropole, a été adopté. Aujourd'hui en effet, les rhums, tafias et spiritueux composés à base d'alcool de cru bénéficient en Outre-Mer d’une fiscalité très avantageuse, permettant de proposer des prix de vente très bas. Cela a pour conséquence de favoriser les consommations à risque chez les populations vulnérables, les violences domestiques et une prévalence malheureusement plus élevée qu’en métropole des troubles liés à l’alcoolisation fœtale (SAF). Comme l’a indiqué en séance la députée Mme Ericka Bareigts, plus de 3000 enfants sont régulièrement hospitalisés et diagnostiqués pour des troubles du SAF, fléau contre lequel il est urgent d’agir. L’amendement a ainsi été adopté malgré les tentatives des producteurs de rhum de retarder son entrée en vigueur à 2020 et sur une durée de 10 ans. Espérons que les Sénateurs parviendront eux aussi à résister à ces pressions.

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LETTRE OUVERTE A MADAME AGNES BUZYN, MINISTRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ

 

« Madame la Ministre, protégez les Français des dangers de l’alcool ! »

 

Augmenter de 10 millions d’euros le Fonds de lutte contre le tabac à l’ensemble des substances psychoactives (tabac, alcool, cannabis, etc.) relève d’un effet d’annonce sans commune mesure avec la dimension du problème. Pire, l’alcool est le grand absent du financement de ce « Fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives ».

 

Pourtant, taxer plus fortement l’alcool est indispensable pour financer la prévention et les soins et surtout pour réduire sa consommation, notamment celle des plus jeunes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de le rappeler dans son rapport pour réduire les dommages de l’alcool dans le monde. Pourtant les Français sont très favorables à plus de prévention et même 92% d’entre eux souhaitent des mesures protégeant les jeunes (sondage de La Ligue contre le Cancer du 14 juin 2018).

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Etiquetage alcoolDans un rapport publié la semaine dernière, la Cour des comptes propose d’augmenter la fiscalité sur l’alcool pour mieux lutter contre les maladies cardio-vasculaires et réduire ainsi l’impact sur les comptes publics comme cela a été fait sur le tabac. L’ANPAA appelle le gouvernement et les parlementaires à tenir compte de ces recommandations dans les discussions à venir sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

Dans son rapport sur les comptes de la Sécurité Sociale, la Cour des comptes propose de réduire le déficit de l'Assurance maladie en taxant davantage l'ensemble des boissons alcooliques (recommandation 14). On aurait tort de n'y voir qu'une proposition d'opération comptable et circonstancielle. La Cour des comptes s'inquiète depuis longtemps du fardeau pour le pays d'une consommation d'alcool les plus élevée au monde et de ses conséquences sanitaires et sociales[1]. Elle propose de longue date d'utiliser la fiscalité pour réduire la consommation. Les rapporteurs de la Cour trouveront sans doute un certain réconfort dans l'attribution du Prix Nobel d'économie à Richard Thaler, un des penseurs de l'économie comportementale.

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logosinterassosLettre ouverte à la Ministre des Solidarités et de la Santé,

 

Devant le coût social de l’alcool (120 milliards/an), il est temps de réagir avec méthode et efficacité. Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) doit être l’occasion d’inscrire des mesures pour donner une impulsion décisive à la prévention du risque alcool dans notre pays.

 

 

Nous savons que le prix des produits est un des instruments les plus efficaces pour réduire les consommations et par là même pour l’alcool les dommages considérables en termes de morts, de handicaps, de violences, et de désinsertions sociales. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au Parlement :

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verres noirs sur fond blancUne étude internationale publiée le 23 août 2018 dans la revue de référence The Lancet[1] a confirmé la responsabilité de la consommation d'alcool dans les problèmes de santé, notamment la survenue de cancers. L'ampleur de la population étudiée (28 millions de personnes de 195 pays), les compétences mobilisées (1800 chercheurs dans 127 pays) et la durée de l'étude (25 ans) en rendent les conclusions indiscutables :

 

 

 

 

  • Un seul verre par jour suffit à augmenter le risque de développer l'un des 23 problèmes de santé associé à l'alcool ;
  • Il n'existe pas d'effet protecteur à faible dose, contrairement à ce qu'essaie de nous vendre le lobby alcoolier ;
  • L'augmentation des risques est faible à un verre par jour, mais augmente ensuite rapidement.

 

Devant ces résultats sans ambiguïté, une des co-auteurs de cette vaste étude, Emmanuela Gakidou, en déduit logiquement : "Nous devons réévaluer nos recommandations de santé publique sur l'alcool. Cela peut passer par la mise en place de taxe, des heures de vente, voire l'interdiction de la publicité." 

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A Soyez nos yeux coupe du monde 2018

 

Afin de montrer en temps réel notre surexposition à des publicités pour des boissons alcooliques, l'ANPAA a lancé à l'occasion de la Coupe du monde de football l'opération « Soyez nos yeux ».

 

Via une mobilisation citoyenne, cette opération visait à collecter un maximum de photos témoignant du lien entre sport et alcool.

 

Au total, plus de 230 photos, publiées sur notre page Flickr, montrent que l'autorégulation promise par les alcooliers est une vaste supercherie.

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Au moment-même où Mediapart démontre sans ambiguïté l'intensité des relations entre le lobby de l'alcool et l'Elysée, avec l'ancienne déléguée générale du lobby Vin & Société à la manœuvre, la filière économique a sorti hier son propre plan de prévention en santé.

 

L’ANPAA, se fondant sur son expertise et expérience terrain, publie aujourd'hui une version revue et corrigée permettant de compléter la contribution sur des points essentiels.

 

Le plan remis hier par la filière économique de l’alcool est un coup de force et une provocation à plusieurs titres :

  • Evidemment, il n'y a eu aucune concertation, ni information formelle avec les acteurs de santé. Sûr de l'appui de l'Elysée, le lobby ne prétend même pas faire semblant de négocier.
  • Le lobby économique impose ce qu'on accepterait d'aucun lobby, que ce soit celui du tabac, du médicament ou de l'alimentation. Que dirait-on si les cigarettiers s'imposaient de la sorte au ministère de la santé ?

Quant au contenu des propositions, les objectifs affichés ne sont suivis d'aucun engagement précis, d'aucune contrainte ni interdiction qui permettrait des effets concrets. De simples vœux pieux et déjà formulés qui devraient "promouvoir", améliorer", "favoriser la responsabilité" etc. On ne peut qu'admirer l'alignement des mots creux afin que rien ne change, l’absence d’objectif quantifié qui pèserait sur la filière, et qui permettrait d'évaluer les résultats.

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