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Illustration jeux de hasardDans un discours prononcé la semaine dernière, Jean-François Vilotte, Président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) a dressé un bilan du marché des jeux en ligne en 2011 des secteurs du poker, des paris hippiques et sportifs.

Bilan des mises en 2011

  • 1.1 milliard d’euros ont été misés sur les sites agréés (46 agréments pour 34 opérateurs dont 22 agréments pour le poker, 15 pour les paris sportifs, 9 pour les paris hippiques).
  • 600 millions d'euros (250 euros par compte-joueur actif), est la dépense annuelle des joueurs en ligne.
  • 4 millions de comptes-joueurs ont été ouverts (décembre 2011) dont 2.3 millions ont été actifs (1.2 millions pour le poker, 700.000 pour les paris sportifs, 500.000 pour les paris hippiques).

Profil des joueurs par secteur

  • Poker en ligne.
    Les joueurs du poker en ligne représentent 52% des joueurs en ligne.
    66% ont moins de 35 ans.
    46% des joueurs au poker en ligne misent moins de 10 euros par mois, 44% moins de 30 euros par mois en cash game.
    Ils jouent à toute heure, mais particulièrement en soirée.
  • Paris hippiques.
    76% des joueurs ont plus de 35 ans, 20% sont des femmes.
    36% misent plus de 100 euros par mois. Ils jouent en journée.
  • Paris sportifs.
    69% des joueurs ont moins de 35 ans, 8% sont des femmes.
    43% des joueurs misent moins de 10 euros par mois

Propositions de mesures de l’ARJEL visant la protection des joueurs notamment mineurs et la lutte contre l'addiction

  • Le développement des skill games (jeux d’adresse), offre de jeux illégale, nécessite une régulation.
  • L’activité du jeu en ligne via le téléphone mobile (13% de l’activité) nécessite une veille particulière
  • Mise en place d’une commission spécialisée qui sera un lieu d’anticipation et de concertation
  • Mise en place d’un numéro unique pour les joueurs
  • Lancement d’une étude épidémiologique
  • Réflexions sur le contenu de messages de prévention

Lire le discours de Jean-François Vilotte, Président de l'ARJEL sur le site de l'Autorité de régulation des jeux en ligne

Cendrier avec cigaretteUn tiers des patients diagnostiqués atteints d’un cancer du poumon et fumeurs, continuent de fumer. C’est le constat que dresse une étude menée auprès de plus de 5.000 patients, publiée dans Cancer, de l’American Cancer Society. Les auteurs de cette étude insistent auprès des patients concernés et de leurs médecins, sur l’importance d’un arrêt du tabac.

La poursuite du tabagisme pour un patient atteint d’un cancer :

  • modifie les réponses aux traitements
  • aggrave le risque de récidive
  • entraine un risque de cancer ultérieur
  • peut entrainer une diminution de la longévité


D’après les auteurs, les médecins devraient mieux accompagner leurs patients vers un arrêt du tabac.

Consulter l’article (en anglais) sur le site Cancer

Visuel d'une personne devant un ordinateurD’après les résultats d’une étude publiée dans la revue Plos One, les addicts à Internet et les personnes dépendantes à l'alcool subiraient le même type de modifications chimiques dans le cerveau.

Des chercheurs chinois ont scanné les cerveaux de 35 personnes (garçons et filles), âgées de 14 à 21 ans. 50% des sujets étaient diagnostiqués comme souffrants d'une addiction à Internet.

Les scannes ont révélé dans les cerveaux des sujets addicts à Internet des modifications chimiques similaires (connexions anormales entre fibres nerveuses dans la matière blanche des cerveaux ) à celles observées pour les personnes dépendantes à l’alcool.

Consulter les résultats de l'étude sur le site de Plos One

Illustration d'une canette d'energy drinkLe « Medical Journal of Australia » vient de publier une étude qui indique une augmentation du nombre de cas d’effets indésirables apparus après la consommation de boissons énergisantes. Sur la période de 2004 à 2010, l’étude a recensé 297 cas, dont 65 sur la seule année 2010.

Les sujets, majoritairement des hommes, d’un âge moyen de 17 ans, avaient mélangé les boissons énergisantes avec notamment de l’alcool. 128 cas ont nécessité une hospitalisation suite à des symptômes tels que palpitations, agitation, tremblements… Chez d’autres patients, ont été signalé des troubles tels qu’arythmie, hallucinations ou crises d’épilepsie.

Les auteurs de l’étude invitent les autorités sanitaires :

  • à sensibiliser les jeunes
  • à réglementer le contenu en caféine des boissons énergisantes
  • à améliorer l’étiquetage, avec notamment un avertissement et le numéro du centre antipoison.

Amas de pilules et médicamentsAvec un Français sur cinq qui consomme, chaque année, au moins une benzodiazépine ou molécule apparentée, la France se situe au deuxième rang des pays européens consommateurs d’anxiolytiques et d’hypnotiques. Ces médicaments, qui agissent sur le système nerveux central, sont indiqués dans le traitement de l’anxiété, des troubles sévères du sommeil, de l’épilepsie ou des contractures musculaires douloureuses. Ils peuvent présenter des risques.

L’Afssaps a dressé un panorama de la consommation de benzodiazépine en France. Il en ressort que

  • 134 millions de boîtes de médicaments (50,2% d’anxiolytiques et 37,6% d’hypnotiques) contenant des benzodiazépines ou apparentées ont été vendues en France en 2010  ;
  • la consommation augmente avec l’âge ;
  • la consommation des benzodiazépines hypnotiques est stable ; alors que la consommation des benzodiazépines indiquées soit dans le traitement de l’épilepsie, ou des contractures musculaires progresse ;
  • la consommation des benzodiazépines expose à certains risques : troubles de la mémoire et du comportement, risque d’abus et de dépendance psychique et physique, syndrome de sevrage à l’arrêt du traitement... certaines études suggèrent qu’il y aurait un lien entre benzodiazépines et démence.

L’Afssaps souhaite renforcer les mesures existantes et en proposer de nouvelles afin de favoriser le bon usage des benzodiazépines.


Pour en savoir plus, consulter

 

Couverture du Guide Repères pour une politique de prévention des risques liés à la consommation de drogues en milieu professionnel vient de paraîtreLe Guide Repères pour une politique de prévention des risques liés à la consommation de drogues en milieu professionnel a été élaboré par la Direction générale du travail (DGT), la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) et deux consultants privés en entreprise.

Ce guide répond à 3 enjeux majeurs :

  • Déterminer la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle lorsque la consommation de drogues fait intrusion dans la vie professionnelle.
  • Interroger la responsabilité des employeurs concernant la santé des salariés et la prévention des consommations.
  • Interroger la responsabilité de chacun des acteurs s’occupant de santé au travail.

Pour se faire, il s’intéresse notamment à

  • La prévention collective : Démarche de prévention collective des risques liés aux consommations de drogues illicites
  • La prévention individuelle: Identification et gestion des situations individuelles
  • Avec des outils pratiques sous forme de fiches techniques (acteurs de la prévention et de l’action ; tests de dépistage ; règlement intérieur ; document unique d’évaluation des risques) ainsi que de tableaux synthétiques.

Télécharger Le Guide Repères pour une politique de prévention des risques liés à la consommation de drogues en milieu professionnel sur le site de la MILDT

Contacter nos équipes pour mettre en place un plan de prévention des risques professionnels notamment sur la gestion des risques liés à la consommation de produits (Alcool, tabac, médicaments psychotropes, cannabis, autres drogues illicites).

Consommation d’alcool, tabac, cannabis, cocaïne et ecstasy par milieu professionneL’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) a mené, pour son Baromètre santé, une étude auprès de plus de 27.000 personnes de 15 à 85 ans afin de connaître la consommation d’alcool, tabac, cannabis, cocaïne et ecstasy par milieu professionnel.

L’Inpes publie les premiers résultats de l’enquête qui font apparaître une consommation variable de produit psychoactif (alcool, tabac, cannabis, cocaïne et ecstasy) d’un secteur professionnel à l’autre :

  • Les consommations d’alcool (usage quotidien et/ou consommations mensuelles ponctuelles importantes) sont plus fréquentes dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, de la construction, de l’industrie et de l’hébergement et la restauration.
  • L’usage de cannabis (au cours de l’année) est plus fréquent dans le secteur de la construction, de l’hébergement et la restauration et des arts et spectacles.
  • L’expérimentation d’autres drogues illicites (cocaïne, ecstasy, poppers, champignons hallucinogènes) concerne surtout les secteurs de la construction, de la restauration, de l’information/communication et des arts et spectacles.
  • A noter, les secteurs de l’administration publique, de l’enseignement, le milieu de la santé humaine et de l’action sociale et les activités de services des ménages avec des consommations significativement plus faibles que le reste des actifs.
  • Des consommations en augmentation du fait de problèmes liés au travail ou à la situation professionnelle pour près du tiers des fumeurs réguliers, près de 10% des consommateurs d’alcool et 13% des consommateurs de cannabis. A noter un renforcement de ces conduites addictives plus important chez les chômeurs que chez les actifs occupés.

Pour en savoir plus consulter le communiqué de presse sur le site de l'Inpes

Contacter nos équipes pour mettre en place un plan de prévention des risques professionnels notamment sur la gestion des risques liés à la consommation de produits.

Jeunes en soirée dans une boîte de nuitLa secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, vient d’annoncer une série de mesures afin de prévenir la

surconsommation d’alcool chez les jeunes.

Avec notamment

 

  • des formations qualifiantes d’animateurs qui intégreront bientôt un module sur la "prévention des conduites addictives". «Un arrêté sortira d’ici quinze jours-trois semaines» annonce t-elle. Le Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) devra alors intégrer une demi-journée de formation sur la prévention des conduites addictives. Chaque année en France, près de 50.000 personnes obtiennent leur Bafa et près de quatre millions d'enfants et de jeunes sont encadrés en milieu de loisirs
  • une systématisation du concept de "capitaine de soirée" : une personne ne boit pas d'alcool afin de raccompagner ses amis en toute sécurité.
  • la nomination systématique de médiateurs pour les rassemblements festifs

La secrétaire d'Etat à la jeunesse a aussi demandé à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) une étude sur l'alcoolisation excessive des jeunes.

Verres de vin Une étude des autorités sanitaires des Etats-Unis, menée auprès de 458.000 Américains (âgés de 18 ans et plus), indique qu’un Américain sur six, soit plus de 38 millions de personnes, s’adonne régulièrement au binge drinking (consommations ponctuelles, mais massives et répétées de boissons alcooliques) : environ 8 boissons par occasion, et cela avec une moyenne de 4 fois par mois. 

Les résultats de l’étude :

  • 28,2% des 18-24 ans et 27,9% des 25-34 ans consomment environ 8 boissons par occasion, et cela avec une moyenne de 4 fois par mois.
  • Les 65 ans et plus, sont moins nombreuses à se livrer au binge drinking, mais avec une fréquence de 5 à 6 fois par mois
  • Les ménages avec des revenus d’au moins 75.000 dollars par an s’y livrent plus fréquemment que les ménages avec des revenus inférieurs à 25.000 dollars.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent que ces surconsommations sont responsables de 80.000 décès par an, et ont coûté à l’économie 223,5 milliards en 2006. Ils mettent en garde contre: les risques d’accidents routiers, les grossesses non souhaitées, les problèmes de santé (maladies cardiaques, cancers…)

Pour le CDC, une beuverie se définit pour les femmes par une consommation d'au moins quatre verres de boisson alcoolisée en une occasion. Pour les hommes, au moins cinq verres.

Plant de cannabisJAMA (the Journal of the American Medical Association) vient de publier une étude qui indique que fumer du cannabis avec modération ne nuit pas aux poumons.

Cette étude a été menée durant 20 ans auprès de 5.115 femmes et hommes aux Etats-Unis. L’âge moyen au départ de l’étude était de 25 ans.
L’étude s’est appuyée sur la mesure du volume expiratoire forcé dans la première seconde d'expiration (FEV1) et la Capacité Vitale

Forcée (CVF). Une baisse de ces mesures indiquant des fonctions pulmonaires dégradées.

Plus de 50% des sujets de l’étude

 

ont consommé du cannabis 2-3 fois par mois, et avaient une consommation moyenne de 8-9 cigarettes par jour.

Les auteurs de l’étude indiquent que :

 

  • L’utilisation de la marijuana peut avoir des effets bénéfiques sur l'appétit, la réduction de la douleur, l'humeur...,
  • L'utilisation occasionnelle du cannabis ne peut pas être associée à une diminution de la fonction pulmonaire.
  • L’utilisation régulière et abusive de marijuana n’a pu être étudiée, cependant, l’étude indique une diminution de la fonction pulmonaire lorsque les sujets ont une utilisation intensive du cannabis.

Consulter le résumé de l'article sur le site de JAMA (en anglais)