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Illustration d'un rail de cocaïneSelon une étude à paraître dans l’American Journal of Psychiatry, portant sur des personnes dépendantes à la cocaïne, le sexe et la motivation de consommation auraient une incidence sur le choix de la thérapie à utiliser.

L’étude a porté sur la comparaison de l’imagerie cérébrale de 30 personnes dépendantes à la cocaïne et de 36 sujets consommateurs d’alcool. Il apparait que la motivation de la consommation (faire face au stress ou stimuler) aurait une incidence sur les zones d’activation du cerveau, mais aussi que les zones d’activation diffèrent d’un sexe à l’autre concernant les consommateurs de cocaïne.

Les auteurs concluent que les femmes dépendantes à la cocaïne seraient plus réceptives à des thérapies antistress, les hommes plus réceptifs aux thérapies cognitivo-comportementales.

Lire le résumé de l’article (en anglais)

Couverture du livre Rêver, fantasmer, virtualiser - du virtuel psychique au virtuel numériqueLes nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) induisent-elles de nouveaux comportements chez les jeunes ?
Extrait d'entretien avec Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, spécialisé dans les relations jeunes-médias-images. Son dernier ouvrage porte sur les formes de la pensée dans l’usage des technologies numériques (Rêver, fantasmer, virtualiser, du virtuel psychique au virtuel numérique, Dunod, 2012).

Je préfère parler de technologies numériques plutôt que de «nouvelles technologies ». Ce sont en effet des technologies avec lesquelles chaque nouvelle génération grandit et qui ne sont donc pas nouvelles pour elle. Il en résulte des ruptures générationnelles successives : il y a ceux qui ont grandi sans les ordinateurs, puis avec un ordinateur et une souris, ensuite avec les écrans tactiles, et aujourd’hui avec la 3D.

Les catégories du fonctionnement psychique n’ont pas changé. Elles se révèlent seulement différemment. Prenons l’exemple de l’inattention : elle peut se traduire par trois états mentaux bien différents : la rêvasserie, la rêverie et l’imaginaire. Or ces trois états se retrouvent exactement dans la façon dont un joueur peut aborder son jeu vidéo.

  • La rêvasserie correspond au fait de trouver refuge dans un monde de toute puissance, totalement coupé à la fois du monde environnant et de ses désirs personnels. Elle trouve son équivalent dans une façon de jouer compulsive et solitaire, dont le principal but est de ne pas penser à ce qui angoisse.
  • Dans la rêverie, au contraire, les désirs personnels sont mis en scène de façon décalée par rapport au monde réel, mais ils sont bien présents, exactement comme dans le rêve nocturne. Elle correspond à une autre façon de jouer, qui prend les personnages d’un jeu comme des supports de projection.
  • L’imagination, enfin, est une façon de rêver qui s’applique à modifier la réalité. Comme par exemple imaginer une antisèche pour un examen ! Dans les jeux vidéo, cela correspond à une façon de jouer avec les autres, voire de faire évoluer sa relation avec eux dans la réalité lorsque ce sont des personnes que l’on retrouve dans la vie quotidienne.

Les nouveaux outils technologiques sont donc seulement mis au service de processus psychiques qui ont toujours existé. Si le jeu vidéo, pour ne parler que de lui, est socialisant ou désocialisant, c’est à cause de l’état d’esprit du joueur.

Lire l'entretien "Jeux vidéo, consoles, pratiques compulsives... Quelques conseils aux parents" avec Serge Tisseron

Couverture des actes du colloque Alcool et grossesse, une réalité encore peu connueL'exposition prénatale à l'alcool représente un facteur de risque pour l'enfant à naître, cela quel que soit le stade de la grossesse. Ce problème de santé publique reste pourtant peu connu.
L’association « SAFFrance » et l’ARS Midi-Pyrénées, en lien avec l’A.N.P.A.A.31 ainsi que d’autres partenaires, ont organisé le colloque «Alcool et grossesse, une réalité encore peu connue?» le 13 janvier 2011.

L’objectif, rassembler 500 professionnels (pédiatres, sage-femmes, gynéco-obstétriciens, médecins généralistes, réseaux de la petite enfance, professionnels de la Protection Maternelle et Infantile, associations de prévention des addictions) afin de diffuser des informations, échanger sur les pratiques, proposer des modalités de prévention au risque d’exposition prénatale à l’alcool.

Les actes du colloque viennent de paraître et sont disponibles à la commande, dès aujourd’hui, auprès de:

  • ANPAA 31- 27, rue Bayard - 31000 TOULOUSE – Tél. 05 61 62 14 26 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Réseau MATERMIP - Tél. 05 67 77 12 53 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Actualité sur le même thème: Guide "Alcool et grossesse, parlons-en"


Illustration de jeunes pratiquant le binge drinkingLe binge drinking, pratique qui consiste à absorber une quantité maximale d’alcool en un minimum de temps, pourrait avoir des effets préoccupants sur la santé dans les prochaines décennies.

Les premiers résultats d’études tendent à indiquer :

  • Effets nocifs, à long terme, sur le cerveau
  • Augmentation du taux de mortalité
  • Augmentation du nombre de personnes alcoolodépendantes


Le groupe Recherche sur l'Alcool et les Pharmacodépendances (Inserm ERI 24) mène des travaux sur les conséquences d’une exposition précoce à l’alcool. Il participe au projet européen de coopération transfrontalière AlcoBinge.

Ensemble ils doivent caractériser les effets à court et long termes du binge drinking.

Pour en savoir plus, consulter le site de la MILDT

Cendrier et cigarette64% des Français indiquent avoir été en contact, au cours des 6 derniers mois, avec de la fumée de cigarette, dans un endroit où il est interdit de fumer. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par Harris Interactive, du 7 au 9 décembre 2011, auprès d’un échantillon représentatif de la population, de plus de 1100 personnes, pour le compte de l’association DNF (Droits des non fumeurs).

Cette enquête indique que l'interdiction de fumer est insuffisamment respectée que ce soit sur le lieu de travail, dans les transports en commun, ou dans les bars, cafés et restaurants. 

  • sur le lieu de travail
    36% des répondants
    ont été exposés au tabagisme sur leur lieu de travail
  • dans les bars, cafés et restaurants
    60% sur les terrasses
    . La DNF rappelle que les terrasses entièrement fermées constituent l’une des principales dérives.
    32% à l’intérieur d’un restaurant ou d’un bar
    . Cela indique une certaine tolérance de certains établissements.
  • dans les transports en commun
    44% sur le quai d’une gare
    et 20% au sein d’un transport en commun.

Consulter,

Saisies de stupéfiants 2011. Rappel de la loiMadame Valérie Pécresse, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, a présenté ce jour, les résultats 2011 de la Douane. La douane a saisi

- des stupéfiants pour une valeur de 425 millions d’euros, dont cocaïne 8,3 tonnes (valeur 209M€), cannabis 30,5 tonnes (55M€), héroïne 373 kg (10,9M€), ainsi que des drogues de synthèses, du khat, …

- 110.000 médicaments. Une opération de coopération transnationale a été mises en place contre le trafic de médicaments.

- 432 tonnes de tabac (109 M€)

Consulter le dossier de presse sur

le site de la Douane

 


Rappel de la loi sur l’usage, la fabrication, la détention, l’importation, la vente ou la cession à titre gratuit de stupéfiants

Peine(s) maximum
encourue(s)

Source(s)
Délits
Usage illicite de stupéfiants

1 an d’emprisonnement
3.750 euros d’amende

Code de la santé
publique l.3421-1
Offre ou cession à une personne en vue de sa consommation personnelle 5 ans d’emprisonnement
75.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-39
Provocation d’un mineur à l’usage de stupéfiants 5 ans d’emprisonnement
100.000 euros d’amende
Code pénal
Art.227-18
Transport, détention, offre, cession,acquisition, emploi illicite de stupéfiants.Facilitation de l’usage 10 ans d’emprisonnement
7.500.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-37
Fait de ne pas pouvoir justifier son train de vie tout en étant en relations habituelles avec des personnes se livrant au trafic ou à l’usage de stupéfiants 5 ans d’emprisonnement
75.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-39-1
Crimes
Production ou fabrication illicite de stupéfiants 20 ans de réclusion criminelle
7.500.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-3

Source: MILDT, Livret juridique,Droit et règlementation



Illustration jeux de hasardDans un discours prononcé la semaine dernière, Jean-François Vilotte, Président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) a dressé un bilan du marché des jeux en ligne en 2011 des secteurs du poker, des paris hippiques et sportifs.

Bilan des mises en 2011

  • 1.1 milliard d’euros ont été misés sur les sites agréés (46 agréments pour 34 opérateurs dont 22 agréments pour le poker, 15 pour les paris sportifs, 9 pour les paris hippiques).
  • 600 millions d'euros (250 euros par compte-joueur actif), est la dépense annuelle des joueurs en ligne.
  • 4 millions de comptes-joueurs ont été ouverts (décembre 2011) dont 2.3 millions ont été actifs (1.2 millions pour le poker, 700.000 pour les paris sportifs, 500.000 pour les paris hippiques).

Profil des joueurs par secteur

  • Poker en ligne.
    Les joueurs du poker en ligne représentent 52% des joueurs en ligne.
    66% ont moins de 35 ans.
    46% des joueurs au poker en ligne misent moins de 10 euros par mois, 44% moins de 30 euros par mois en cash game.
    Ils jouent à toute heure, mais particulièrement en soirée.
  • Paris hippiques.
    76% des joueurs ont plus de 35 ans, 20% sont des femmes.
    36% misent plus de 100 euros par mois. Ils jouent en journée.
  • Paris sportifs.
    69% des joueurs ont moins de 35 ans, 8% sont des femmes.
    43% des joueurs misent moins de 10 euros par mois

Propositions de mesures de l’ARJEL visant la protection des joueurs notamment mineurs et la lutte contre l'addiction

  • Le développement des skill games (jeux d’adresse), offre de jeux illégale, nécessite une régulation.
  • L’activité du jeu en ligne via le téléphone mobile (13% de l’activité) nécessite une veille particulière
  • Mise en place d’une commission spécialisée qui sera un lieu d’anticipation et de concertation
  • Mise en place d’un numéro unique pour les joueurs
  • Lancement d’une étude épidémiologique
  • Réflexions sur le contenu de messages de prévention

Lire le discours de Jean-François Vilotte, Président de l'ARJEL sur le site de l'Autorité de régulation des jeux en ligne

Cendrier avec cigaretteUn tiers des patients diagnostiqués atteints d’un cancer du poumon et fumeurs, continuent de fumer. C’est le constat que dresse une étude menée auprès de plus de 5.000 patients, publiée dans Cancer, de l’American Cancer Society. Les auteurs de cette étude insistent auprès des patients concernés et de leurs médecins, sur l’importance d’un arrêt du tabac.

La poursuite du tabagisme pour un patient atteint d’un cancer :

  • modifie les réponses aux traitements
  • aggrave le risque de récidive
  • entraine un risque de cancer ultérieur
  • peut entrainer une diminution de la longévité


D’après les auteurs, les médecins devraient mieux accompagner leurs patients vers un arrêt du tabac.

Consulter l’article (en anglais) sur le site Cancer

Visuel d'une personne devant un ordinateurD’après les résultats d’une étude publiée dans la revue Plos One, les addicts à Internet et les personnes dépendantes à l'alcool subiraient le même type de modifications chimiques dans le cerveau.

Des chercheurs chinois ont scanné les cerveaux de 35 personnes (garçons et filles), âgées de 14 à 21 ans. 50% des sujets étaient diagnostiqués comme souffrants d'une addiction à Internet.

Les scannes ont révélé dans les cerveaux des sujets addicts à Internet des modifications chimiques similaires (connexions anormales entre fibres nerveuses dans la matière blanche des cerveaux ) à celles observées pour les personnes dépendantes à l’alcool.

Consulter les résultats de l'étude sur le site de Plos One

Illustration d'une canette d'energy drinkLe « Medical Journal of Australia » vient de publier une étude qui indique une augmentation du nombre de cas d’effets indésirables apparus après la consommation de boissons énergisantes. Sur la période de 2004 à 2010, l’étude a recensé 297 cas, dont 65 sur la seule année 2010.

Les sujets, majoritairement des hommes, d’un âge moyen de 17 ans, avaient mélangé les boissons énergisantes avec notamment de l’alcool. 128 cas ont nécessité une hospitalisation suite à des symptômes tels que palpitations, agitation, tremblements… Chez d’autres patients, ont été signalé des troubles tels qu’arythmie, hallucinations ou crises d’épilepsie.

Les auteurs de l’étude invitent les autorités sanitaires :

  • à sensibiliser les jeunes
  • à réglementer le contenu en caféine des boissons énergisantes
  • à améliorer l’étiquetage, avec notamment un avertissement et le numéro du centre antipoison.