Vous êtes sur :

Alcool represLe Premier ministre a annoncé que pour revitaliser les petites communes, il allait distribuer gratuitement 10 000 Licence IV[1] pour les petites communes de moins de 3 500 habitants. Là où nous attendons des soignants, du service public de qualité, de l'emploi, de l’aide à la personne, nous aurons donc des bistrots !

 

Cette décision, qui ravira certainement le lobby alcoolier, envoie un message désastreux sur le plan de la santé publique. Car toutes les études démontrent que le niveau d'alcoolisation d'un pays est directement lié à l'offre et à l'accessibilité en boissons alcooliques.

 

Le Premier ministre le reconnait lui-même implicitement en se référant au nombre de débits de boissons en 1960 qui était de 200 000 contre 40 000 aujourd'hui. Mais il ne précise pas que la consommation d'alcool pur par habitant était alors de 26 litres par an. Elle est aujourd'hui de 11,7 litres – toujours une des plus élevées au monde – mais cette diminution depuis les années 60 tient aussi à la diminution du nombre de bars possédant une licence IV.

Lire la suite...

LeDefiDeJanvierimage

 

 

Le mois de janvier 2020 a été marqué par une action de mobilisation sociale inédite sur le champ de la santé publique en France avec l'action Défi de Janvier ("Dry January" à la française) qui consistait à faire une pause dans sa consommation d'alcool.

 

 

 

Le succès indéniable de cette première campagne de sensibilisation est d'autant plus inattendu que les pouvoirs publics s'en étaient retirés au dernier moment et qu'elle a été portée uniquement par un consortium d'associations, dont l'ANPAA, qui ont pu pallier le manque de soutien de l'Etat par le militantisme associatif.

 

Télécharger le dossier Décryptages N°40 - Un Défi relevé et réussi en janvier "Dry January" à la française en 2020

 

 

Banners blackLa première édition du Défi de Janvier - Dry January à la française portée par une trentaine d’associations et acteurs de santé se termine aujourd’hui.

 

Cette opération inédite en France, d’abord abandonnée par le gouvernement avant que le monde associatif ne s’en fasse le relai a été un véritable succès. Près de 9000 participants inscrits sur le site Dryjanuary.fr ont pu bénéficier des conseils et du soutien d’une communauté motivée pour faire une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois. L’engouement du grand public et des médias pour la campagne lui ont donné un retentissement manifeste.

 


Selon une étude réalisée par l’institut YouGov, 61 % des Français ont entendu parler du Défi de Janvier et 68 % pensent que c’est une bonne chose. Se lancer le défi pour faire une pause après la période des fêtes est la première raison


 

Lire la suite...

a l interieur alcool articles en verre 313715

 

En plein Défi de janvier, Santé publique France publie ce 14 janvier de nouveaux chiffres sur la consommation d'alcool enFrance qui confirme, si besoin était, le niveau de risque en France et dans chacune des régions.

 

Si globalement, la France se situe à un très haut niveau de consommation dans le monde (11,7 litres d'alcool pur par an et par habitant), les pratiques de consommation varient selon les régions, et les générations :

 

  • En Occitanie, 12,6 % des adultes de 18 à 75 ans boivent quotidiennement de l’alcool, contre 7,1 % en Ile-de-France. La moyenne nationale est de 10 %.
  • Les alcoolisations ponctuelles importantes (plus de six verres ou plus en une seule occasion) s'établissent à 16,2 % mensuellement, avec des niveaux allant 13,9 % des adultes en Ile-de-France, contre 20,5 % en Bretagne.
  • La consommation de bière est plus forte dans le Nord de la France, tandis que le vin domine sans surprise dans les régions de production viticole.

 

Si les chiffres de la consommation d'alcool publiés par Santé publique France permettent de mieux définir les priorités régionales, cette étude confirme la nécessaire priorité qui doit porter sur la prévention du risque alcool. La frilosité politique sur le sujet n'est plus de mise au moment où l'opinion publique est de plus en plus consciente des risques et des dommages liés à l'alcool. Le succès indéniable du Défi de janvier en est la preuve.

 

image protoxyde dazoteLe protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de « proto » et « gaz hilarant » par le grand public, est un gaz utilisé couramment dans les produits culinaires pour sa fonction de propulseur (dans les siphons de chantilly) et pour ses qualités anesthésiantes dans le milieu hospitalier.

 

Usage détourné et accessibilité

 

Ce gaz est depuis quelques années détourné de son usage originel à des fins récréatives. La pratique qui consiste à le transférer de la cartouche métallique dans un ballon de baudruche pour l’inhaler – qui existait déjà dans les années 90 – a pris de l’ampleur depuis 2018 et concerne majoritairement les adolescents entre 12 et 16 ans qui en recherchent les effets euphorisants.

 

En France, ce produit est légal et très facile d’accès puisqu’on le trouve en vente sous forme de cartouches métalliques sur internet et dans les supermarchés. Son accessibilité facilitant un usage détourné a conduit à une proposition de loi visant à encadrer la vente de protoxyde d’azote et à renforcer les actions de prévention.

Lire la suite...

Une année à poursuivre nos actions de prévention, d'accompagnement des conduites addictives, de formation aux professionnels...Une année à œuvrer pour changer le regard sur les addictions. 

 

13122019141223 anpaa 720x173

 

 

 

Bouteilles

 

Alors que la perception des risques liés à la consommation d'alcool progresse inexorablement dans l'opinion, le lobby de l'alcool a dû s'adapter à la fois dans son discours et dans sa stratégie pour préserver ses intérêts et contrer l'influence des acteurs de santé.

 

C'est ainsi qu'il prétend avoir autant sa place sur le champ de la prévention que les acteurs de santé eux-mêmes.

 

On voit dès lors émerger des actions de pseudo-prévention visant à surtout ne pas troubler la réalisation de leur chiffre d’affaires.

 

 

Preuve de ce double discours, l’activisme du lobby alcoolier pour faire annuler l’opération « Dry January » qui, heureusement, aura lieu grâce à la mobilisation des associations de santé.

 

Ce décryptage apporte un éclairage sur ces différentes stratégies mises en œuvre

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°39 - Les alcooliers et la prévention La stratégie du Cheval de Troie

 

 

 

 

Alcool jeune


Le 4 décembre, l’ANPAA a participé à la première matinale de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) organisée sur le thème « Alcool : quelles accessibilités ? ». Elle a été l’occasion de présenter les principaux indicateurs en matière d'alcool et d’échanger sur plusieurs travaux récemment menés par l’OFDT. Une attention particulière a été accordée aux jeunes : accessibilité et représentation vis-à-vis de l’alcool et exposition aux publicités pour l’alcool.

 

Dans le cadre de l’enquête ESCAPAD[1] de mars 2017, 13 330 jeunes âgés de 17 ans ont répondu à un questionnaire concernant leur mémorisation des publicités pour les boissons alcoolisées et l’appréciation qu’ils en avaient. Ils se sont aussi exprimés sur les lieux où ils avaient pu être en contact avec un message de promotion de l’alcool.

 

Des publicités et des marques largement mémorisées

Lire la suite...

verres noirs sur fond blanc

Dans le cadre de l’examen final du PLFSS 2020, les parlementaires ont résisté aux pressions et maintenu l’extension de la taxe prémix aux mélanges à base de vin. La mesure, demandée depuis plusieurs années par l’ANPAA, entrera en vigueur au 1er juillet 2020. C’est une belle victoire pour la santé publique !  

 

Depuis plusieurs années, l’ANPAA demande un alignement de la fiscalité des vins aromatisés (rosé pamplemousse et autres rouge cola) sur celle des prémix à base de spiritueux pour lesquels le législateur a fixé une taxe dissuasive en 2004. La taxe avait eu un effet quasi immédiat et conduit à une chute de 40 % des ventes de prémix en 2005. A l’époque, les boissons aromatisées à base de vin avaient été épargnées.  

Lire la suite...

Le gouvernement a lancé le 3 septembre et jusqu’au 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes, le premier Grenelle des violences conjugales. Alors que deux tiers des victimes déclarent que leur partenaire était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, l’ANPAA espère que ce facteur de risque sera effectivement pris en compte dans les suites données au Grenelle des violences conjugales.

 

 

photo violences femmes

 

Les violences faites aux femmes ne se réduisent pas aux seules violences conjugales et doivent être envisagées dans leur ensemble : violences symboliques, économiques, verbales, physiques dont sexuelles.

 

Les chiffres sont édifiants et encore en dessous de la réalité :

Lire la suite...