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page de couverture RA

 

 

Ce rapport d’activité, dont la parution a été reportée au 26 septembre avec l’assemblée générale du fait de la crise sanitaire, revient sur les temps forts de l’année 2019.

 

En 2019, l’association s’est mobilisée face aux stratégies des lobbies alcooliers (instauration de la taxe premix, maintien de l’interdiction de la vente d’alcool dans les stades, publication du 3ème rapport sur les pratiques des lobbies de l’alcool, etc.), a poursuivi le développement de ses activités de soins résidentiels, en prévention et à travers des dispositifs de promotion de la santé. L’ANPAA a également lancé plusieurs projets d’envergure qui doivent servir son projet associatif et lui ouvrir de nouveaux horizons en 2020.

 

 

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Affiche congres

 

 

12ème Congrès Vents d'Ouest : « Addictions : ouvrir les dialogues avec les enfants, les conjoints, les proches, les familles, les personnes consommatrices, les équipes, par des pratiques systémiques coopératives dans tous les contextes d’intervention ».

 

L'ANPAA est partenaire du 12ème Congrès Vents d'Ouest, organisé par PEGASE Processus les 26 et 27 novembre 2020 à Saint Malo.

 

Comment favoriser l’accompagnement de chacune des personnes affectées par le processus addictif au cœur de son système ? Quelle est notre propre boussole en tant qu’intervenant ? Quelles sont nos représentations des addictions, nos peurs et nos empêchements susceptibles de freiner nos intentions d’ouvrir la parole et de travailler avec l’usager et son entourage ?

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prevention OH

 

Réseau de Coopération Transfrontalier dans le domaine de la prévention de l’usage de drogues et la promotion de modes de vie sains

 

PRÉVENTION OH établit un réseau de travail transfrontalier pour l’échange de connaissances et de bonnes pratiques, formé par les associations BIZIA (Bayonne) et ANPAA (Saint-Gaudens et Foix), et les gouvernements des régions espagnoles de La Rioja et d’Aragon. Dans le sillage des projets européens Drojnet (2006-2008) et Drojnet 2 (2009-2012), cette initiative se lance en 2018 et étend ses actions jusqu’en 2020. Elle dispose d’un budget global de 1.141.600 €, cofinancé par le FEDER.

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Drapeau de l'europe, sur fond blanc

Alors que les pays européens élaborent des politiques pour relancer leur économie et renforcer leur système de santé mis à rude épreuve par la pandémie de Covid-19, il est essentiel de veiller à la cohérence des politiques mises en œuvre au sein de l'Union européenne.

 

Si la crise de Covid-19 a mis en lumière les lacunes des politiques européennes en matière de santé, elle a également permis d’en tirer des leçons. Trop peu d'efforts et de ressources ont été consacrés aux mesures de prévention ces dernières décennies. À cet égard, la politique en matière d'alcool est particulièrement négligée, tant aux niveaux européen que nationaux, alors que la région européenne de l’OMS est la plus consommatrice d’alcool au monde.

 

Plus inquiétant encore, des initiatives visant à utiliser la crise Covid-19 pour affaiblir encore les politiques en matière d'alcool au bénéfice des industriels émergent dans plusieurs pays. Certains producteurs d'alcool comme Kronenbourg SAS et Pernod Ricard ont largement communiqué sur leurs efforts dans la lutte contre le virus via la fabrication et le don de gel hydroalcoolique et, après la crise, en sponsorisant la création de « cafés sociaux » sous prétexte de soutenir les zones rurales en voie de désertification[1].

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BIBA LELOUTRE

 

 

L’usage de la téléconsultation s’est considérablement développé au sein des centres en addictologie de l’ANPAA durant la période du confinement. Cette solution était le meilleur moyen de poursuivre la prise en charge des personnes accompagnées tout en assurant la sécurité des professionnels. Après deux mois de pratique, Sophie Biba, psychologue clinicienne à l’ANPAA en Centre-Val de Loire et Jacques Leloutre, médecin à l’ANPAA en Provence-Alpes-Côte-D’azur, partagent leur expérience sur ce mode de consultation.

 

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 @vectorpocket/Freepik

PAQUET DE CIGARETTE

 

L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a validé le paquet neutre mis en place en Australie en 2011. C’est une victoire importante et historique pour la santé publique malgré les manœuvres du lobby du tabac.

 

Suite à l’instauration par l’Australie du paquet neutre afin de lutter contre la promotion du tabac, le Honduras, suivi par Cuba et la République dominicaine, tous trois gros producteurs de tabac, ainsi que l’Indonésie, avaient porté plainte devant l’OMC, s’estimant lésés en tant que gros exportateurs de cigarettes.

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jeunes

 

Pendant la période de confinement, l’ANPAA a continué sa mission auprès des jeunes. Un enjeu d’autant plus important dans un contexte propice au développement de comportements addictifs, particulièrement chez les jeunes et étudiants isolés

 

Avec la mise en place des mesures de confinement, la priorité pour les professionnels de l’ANPAAa été de prendre contact avec les personnes accompagnées dans les centres d’addictologiepour leur proposer un accompagnement par téléphone, par téléconsultation ou par mail. Cependant, les conditions du confinement ont perturbé la démarche engagée auprès des jeunes. En effet, certains d’entre eux rentrés au domicile familial « ne se sentaient pas dans un contexte de confidentialité » souligne Isabelle Levenez, psychologue à l’ANPAA en Bretagne.

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loi EvinDans un arrêt de principe[1] du 20 mai 2020, la Cour de cassation est venue rassurer les défenseurs de la santé publique et de la loi Evin, dont fait partie l’ANPAA, en sanctionnant la publicité Phénix de Grimbergen. Si la Cour d’appel de Paris avait ouvert la voie à des interprétations extensives de la loi, la Cour de cassation a rappelé que la publicité pour des boissons alcooliques doit rester informative et objective quant aux caractéristiques du produit.

 

Rappelons les faits : en février 2017, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait condamné des publicités diffusées sur le site des bières Grimbergen suite à l’action lancée par l’ANPAA[2]. Selon le juge, la référence des films publicitaires à la série Game of Thrones n’avait aucun rapport avec les modalités de production ou les terroirs d’origine mais valorisait la consommation de cette boisson auprès d’un public jeune. L’association de la boisson au Phénix, animal légendaire doté de pouvoirs exceptionnels, dépassait par ailleurs ce qu’autorise la loi Evin dans une publicité, à savoir essentiellement les caractéristiques objectives du produit.

 

Le TGI s’était alors appuyé sur une lecture fidèle de la loi Evin. L’ensemble des éléments soulevés par l’ANPAA avaient été condamnés. Mais en décembre 2018, la Cour d’appel était revenue sur cette décision en introduisant une distinction parmi les différents thèmes limitatifs qu’il est possible d’évoquer dans une publicité alcool. La Cour d’appel estimait ainsi que l’origine du produit, sa dénomination ou encore sa composition pouvaient être abordées de façon hyperbolique, laissant de la place à la créativité des concepteurs de messages publicitaires. Elle avait par ailleurs avancé que seule la publicité incitant à une consommation excessive d’alcool était illicite.

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Ecran

 

En cette période de confinement où l’isolement social peut peser, le recours aux outils numériques peut être un moyen de s’évader, de combler l’absence des proches, d’occuper le temps en cette période qui nous est imposée. Si l’utilisation des écrans a naturellement et fortement augmenté dans les foyers français, il peut être utile de se créer des repères pour favoriser une utilisation équilibrée.



Ecrans : des bénéfices et des risques

 

Cette crise, à travers le confinement et les mesures de distanciation, met en lumière un rapport paradoxal aux écrans. Comme le souligne Sandrine Charnier, psychologue clinicienne et élue à l’ANPAA en Lorraine, « ils sont un soutien majeur durant cette période difficile car ils nous permettent d’occuper nos journées et de conserver des interactions sociales qui ont été fortement réduites depuis mars. Nous en tirons de nombreux bénéfices mais à contrario, nous n’avons pas été préparés à cet usage intensif. La relation que nous entretenons avec les outils numériques est complexe. c’est pourquoi, il est important de se rappeler de les utiliser à bon escient tout en étant conscient que nous ne sommes pas tous égaux pour gérer ses limites et son anxiété.». C’est particulièrement vrai face au flux d’informations anxiogènes qu’entretiennent les médias.

 

L’utilisation des écrans pendant le confinement n’est pas problématique en soi, il faut surtout être vigilant quant à l’évolution de son rapport à eux à l’issue du confinement. Sandrine Charnier, explique ainsi que « les bénéfices de l’utilisation des outils numériques ne sont pas négligeables : ils offrent une aide précieuse durant cette période de confinement en la rendant moins pesante. Pourtant, ils comportent un danger : se replier sur ces outils numériques et ainsi augmenter le risque de développer une addiction ».

 

Isabelle Levenez, psychologue au CSAPA de Saint-Brieuc, le confirme. La question est de savoir quelle place garderont les écrans après le confinement. D’après la psychologue, il est trop tôt pour mesurer l’ampleur des effets du confinement, mais il faut d’ores et déjà anticiper des répercussions sur les personnes ayant déjà une relation problématique avec les écrans. De plus, Sandrine Charnier précise que « si on part du principe que les personnes sont dépendantes à un comportement (jeux, pornographie…), le fait de rester confinées va les amener à utiliser le moyen qui leur permet de réaliser ce comportement et notamment Internet ». Avec un accès illimité à internet et l’absence de jugement extérieur sur ses conduites addictives, les personnes déjà en difficulté risquent d’aggraver leurs situations : « quelqu’un qui n’arrive pas à se lever parce qu’il a joué aux jeux vidéo toute la nuit, personne n’en est témoin. Dans ce cas, le confinement pose problème » explique Isabelle Levenez.

 

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Les autorités sanitaires ont mis au point une fiche simplifiée à destination des professionnels de santé, notamment libéraux, afin de promouvoir la prescription de la Naloxone et prévenir ainsi les risques d’overdose aux opiacés accrus durant la période de crise sanitaire liée au coronavirus.



Dans quels cas prescrire la Naloxone ?


L'initiation d'un TSO doit s'accompagner de la remise ou la prescription d'un kit de Naloxone.
Les usagers en cours de TSO venant pour un renouvellement peuvent se faire prescrire un kit de Naloxone en pharmacie d'officine s'il n'y a pas eu de consultation avec le médecin auparavant.
La prescription d'antalgiques opioïdes doit s'accompagner d'une évaluation par le prescripteur sur les risques de surdose et d'une information sur la Naloxone ou d'une prescription.

 

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