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image protoxyde dazoteLe protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de « proto » et « gaz hilarant » par le grand public, est un gaz utilisé couramment dans les produits culinaires pour sa fonction de propulseur (dans les siphons de chantilly) et pour ses qualités anesthésiantes dans le milieu hospitalier.

 

Usage détourné et accessibilité

 

Ce gaz est depuis quelques années détourné de son usage originel à des fins récréatives. La pratique qui consiste à le transférer de la cartouche métallique dans un ballon de baudruche pour l’inhaler – qui existait déjà dans les années 90 – a pris de l’ampleur depuis 2018 et concerne majoritairement les adolescents entre 12 et 16 ans qui en recherchent les effets euphorisants.

 

En France, ce produit est légal et très facile d’accès puisqu’on le trouve en vente sous forme de cartouches métalliques sur internet et dans les supermarchés. Son accessibilité facilitant un usage détourné a conduit à une proposition de loi visant à encadrer la vente de protoxyde d’azote et à renforcer les actions de prévention.

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Une année à poursuivre nos actions de prévention, d'accompagnement des conduites addictives, de formation aux professionnels...Une année à œuvrer pour changer le regard sur les addictions. 

 

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Bouteilles

 

Alors que la perception des risques liés à la consommation d'alcool progresse inexorablement dans l'opinion, le lobby de l'alcool a dû s'adapter à la fois dans son discours et dans sa stratégie pour préserver ses intérêts et contrer l'influence des acteurs de santé.

 

C'est ainsi qu'il prétend avoir autant sa place sur le champ de la prévention que les acteurs de santé eux-mêmes.

 

On voit dès lors émerger des actions de pseudo-prévention visant à surtout ne pas troubler la réalisation de leur chiffre d’affaires.

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Alcool jeune


Le 4 décembre, l’ANPAA a participé à la première matinale de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) organisée sur le thème « Alcool : quelles accessibilités ? ». Elle a été l’occasion de présenter les principaux indicateurs en matière d'alcool et d’échanger sur plusieurs travaux récemment menés par l’OFDT. Une attention particulière a été accordée aux jeunes : accessibilité et représentation vis-à-vis de l’alcool et exposition aux publicités pour l’alcool.

 

Dans le cadre de l’enquête ESCAPAD[1] de mars 2017, 13 330 jeunes âgés de 17 ans ont répondu à un questionnaire concernant leur mémorisation des publicités pour les boissons alcoolisées et l’appréciation qu’ils en avaient. Ils se sont aussi exprimés sur les lieux où ils avaient pu être en contact avec un message de promotion de l’alcool.

 

Des publicités et des marques largement mémorisées

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Dans le cadre de l’examen final du PLFSS 2020, les parlementaires ont résisté aux pressions et maintenu l’extension de la taxe prémix aux mélanges à base de vin. La mesure, demandée depuis plusieurs années par l’ANPAA, entrera en vigueur au 1er juillet 2020. C’est une belle victoire pour la santé publique !  

 

Depuis plusieurs années, l’ANPAA demande un alignement de la fiscalité des vins aromatisés (rosé pamplemousse et autres rouge cola) sur celle des prémix à base de spiritueux pour lesquels le législateur a fixé une taxe dissuasive en 2004. La taxe avait eu un effet quasi immédiat et conduit à une chute de 40 % des ventes de prémix en 2005. A l’époque, les boissons aromatisées à base de vin avaient été épargnées.  

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Le gouvernement a lancé le 3 septembre et jusqu’au 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes, le premier Grenelle des violences conjugales. Alors que deux tiers des victimes déclarent que leur partenaire était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, l’ANPAA espère que ce facteur de risque sera effectivement pris en compte dans les suites données au Grenelle des violences conjugales.

 

 

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Les violences faites aux femmes ne se réduisent pas aux seules violences conjugales et doivent être envisagées dans leur ensemble : violences symboliques, économiques, verbales, physiques dont sexuelles.

 

Les chiffres sont édifiants et encore en dessous de la réalité :

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L’ANPAA est mobilisée pour le Moi(s) sans tabac dans toute la France. Elle est également ambassadrice dans 4 régions en 2019 : Bretagne, Corse, Grand-Est et Pays de la Loire. Quelle est le rôle de l’association en tant qu’ambassadrice Moi(s) sans tabac, comment l’opération est-elle déployée concrètement au niveau régional et quels sont les bénéfices d’une telle campagne ? Explications avec Valérie Guitet, chargée de mission responsable du déploiement de la campagne Moi(s) sans tabac en Pays-de-la-Loire.

 

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L’ANPAA est ambassadeur Moi(s) sans tabac en Pays de la Loire. Qu’est-ce que cela signifie ?

La structure ambassadrice pour le Moi(s) sans tabac est l’organisme chargé de déployer le dispositif de marketing social sur son territoire. Cela comprend le recrutement et la fidélisation des partenaires locaux depuis 2016 puisque ce sont eux qui vont diffuser la campagne dans leurs établissements. Cela va des établissements hospitaliers aux associations en passant par les structures médico-sociales, les administrations, les professionnels de santé libéraux et les entreprises. En plus de l’accompagnement aux professionnels, l’ANPAA administre le groupe des Habitants des Pays de la Loire sur la page Facebook de Tabac info service pour soutenir la démarche des fumeurs.

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Parmi les amendements soumis au vote de l’assemblée nationale lors du PLFSS 2020, celui du député Olivier Véran visant à autoriser l’expérimentation du cannabis thérapeutique pour une durée de deux ans, a été adopté par l’hémicycle vendredi dernier.

 

Alors que l’usage médical du cannabis pour les patients est déjà autorisé dans 17 pays de l’Union Européenne, la France interdit jusqu’à présent strictement l’utilisation médicale du cannabis. Paradoxalement, les patients présentant certaines pathologies prennent le risque de de se procurer du cannabis de manière totalement illégale pour apaiser leurs souffrances.

 

L’ANPAA accueille avec beaucoup de satisfaction cet amendement qui va permettre d’encadrer l’expérimentation auprès de 3000 patients.

 

L’ANSM avait préalablement émis un avis positif sur les travaux du comité d’experts qui se positionnait en faveur de l’usage du cannabis à visée thérapeutique. La France, longtemps frileuse sur le sujet a décidé d'adopter une démarche dont l'encadrement scientifique témoigne du souci de procéder avec rigueur et méthode, sur un usage qui reste dans le champ des meilleurs soins dont les malades doivent bénéficier.

 

 

Pour la quatrième année consécutive, les équipes de l’ANPAA sont mobilisées dans toute la France pour l’opération Moi(s) sans Tabac qui durera tout le mois de novembre. Comme les années précédentes, un dispositif itinérant a été mis en place pour favoriser la rencontre entre les fumeurs et les professionnels de santé et de prévention : des « Villages Moi(s) sans Tabac » à retrouver dans plusieurs régions.

 

Sur ces villages, des stands et des animations permettent au public de rencontrer des professionnels et de bénéficier de conseils personnalisés à l’occasion d’une première consultation gratuite par exemple. Mercredi 23 octobre, l’ANPAA en Ile-de-France était présente au forum des Halles à Paris, pour informer et sensibiliser les passant(e)s.

 

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Début août 2019, 105 députés LREM ont lancé une offensive contre un des derniers remparts de la loi Evin qui pose des limites à un marché complètement dérégulé de l'alcool : l'interdiction de vente d'alcool dans les enceintes sportives - sauf dérogations - et surtout l'interdiction du sponsoring sportif et culturel par le secteur économique de l'alcool. Sous le prétexte du soutien au sport, ces députés se font le relais fidèle du lobby alcoolier qui, année après année, rogne progressivement la plus grande loi de santé publique dont la France se soit dotée. 

 

Pourtant, rien ne s'est déroulé comme prévu. Pour la première fois depuis 1991, le lobby de l'alcool a dû pour l'instant reculer. Même si nul doute qu'il reviendra à la charge, tellement le potentiel de profits est important, le déroulement de cet affrontement entre alcooliers et acteurs de santé publique mérite analyse en raison même de son issue favorable à la protection de la santé des jeunes.

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°38 - Alcooliser le sport : la dernière frontière des alcooliers