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Première de couverture du Rapport mondial sur les drogues 2012Selon le Rapport mondial sur les drogues 2012 , environ 230 millions de personnes (5 % de la population adulte mondiale) ont consommé une drogue illicite au moins une fois en 2010. Environ 27 millions d'usagers (principalement des héroïnomanes et des cocaïnomanes) auraient une consommation problématique de drogues. Cela représente environ 0,6 % de la population adulte mondiale. En 2012 les tendances mondiales de la production, de l'usage et des conséquences sanitaires des drogues illicites sont restées stables. A noter une tendance à l’augmentation de la consommation dans plusieurs pays en voie de développement.

Vue d’ensemble

  • Cocaïne Le rapport note une stabilité générale de la consommation et de la fabrication de cocaïne au niveau mondial. Il pointe que certains lieux de fabrication et/ou de consommation se sont déplacés d’une région et d’un pays à l’autre.
    En Europe la consommation de cocaïne s’est stabilisée durant la période d’observation.
  • Stimulants de type amphétamine Les stimulants de type amphétamine (méthamphétamine, amphétamine et “ecstasy”, principalement), représentent la deuxième classe de drogues la plus consommée dans le monde.
    Leur fabrication est difficile à mesurer.

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Première de couverture du rapport OEDT - EuropolSelon le rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et d’Europol sur les nouvelles substances psychoactives publié ce jeudi une nouvelle drogue est détectée chaque semaine sur le marché européen.

En 2011, cela représente 49 nouvelles substances psychoactives officiellement signalées via le système d’alerte rapide de l’Union européenne. En 2010, 41 substances avaient été signalées, 24 en 2009.

En 2011, les deux tiers des substances enregistrées étaient dominés par deux groupes : cannabinoïdes de synthèse (23 substances) et cathinones de synthèse (8 substances).

«La rapidité de l’apparition des nouvelles drogues sur le marché défie les procédures établies pour surveiller la consommation de nouvelles substances psychoactives, trouver des réponses et assurer un contrôle», affirme le rapport.

Consulter sur le site de l'OFDT Le communiqué de presse et Le Rapport (en anglais)

Jeune se prenant la tête dans le coin d'une pièceUne étude quinquennale menée auprès de 3.880 jeunes par des chercheurs de l'Université de Montréal, démontre que ceux qui ont consommé du speed (methamphétamine) ou de l'ecstasy (MDMA) à l'âge de quinze ou seize ans étaient plus susceptibles de souffrir de symptômes de dépression l'année suivante.

L’étude : Les questions aux participants portaient sur leur consommation de psychotrope (au cours de l’année précédente et au cours de leur vie) et sur leur profil psychosocial (ex. conflits familiaux…) . Les symptômes de dépression ont été identifiés grâce à un outil d'évaluation épidémiologique standard.

Les conclusions: Il apparaît que les consommateurs d'ecstasy ou du speed ont respectivement 1,7 et 1,6 fois plus de risque d'être dépressifs l’année suivante.


Consulter le communiqué de presse sur le site de l’Université de Montréal.

Logo OEDTUn rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies OEDT présente un premier état des lieux sur le traitement à l’héroïne destiné aux usagers d’opiacés de longue durée réfractaires à tout autre traitement.

Une

population restreinte de consommateurs chroniques d’héroïne, réputés jusque-là «impossibles à traiter», bénéficie aujourd’hui d’un nouveau type de thérapie utilisant l’héroïne médicinale comme drogue de substitution.

Le rapport indique que des essais randomisés et contrôlés ont été réalisés depuis le milieu des années 1990 en Suisse, aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, au Canada et au Royaume-Uni, auprès d’usagers d’héroïne de longue durée. Il s’avère que le traitement par injections d’héroïne sous supervision médicale peut être plus efficace que les traitements à la méthadone par voie orale pour cette population spécifique.

 

Les experts qualifient ce développement de «véritable avancée clinique». ‘’Ils notent une «amélioration substantielle» de la santé et du bien-être du groupe, une «réduction majeure» de leur consommation continue d’héroïne «de rue», un «retrait majeur de toute activité criminelle», telle que des délits commis en vue du financement de leur consommation de drogues et une «amélioration notable de leur fonctionnement social»’’

Lire la synthèse du rapport (anglais/ français) et le rapport (anglais) sur le site de l’OEDT

Logo de l'Observatoire Français des Drogues et ToxicomanieL’OFDT publie un ouvrage collectif

« Cocaïne, données essentielles ». Sept thématiques y sont traitées: Présentation et histoire du produit ; Offre de cocaïne (géopolitique, trafics et chiffre d’affaires); Consommations (niveaux, évolution et géographie) ;Profil des consommateurs; Enjeux sanitaires ; Cadre légal et réponses publiques et Représentations et perceptions.

 

Quelques faits et chiffres :

  • La cocaïne est le deuxième produit illicite le plus consommé en France (400 000 usagers dans l’année en France et 1,5 million d’expérimentateurs.)
  • La cocaïne n’est jamais consommée pure, la concentration moyenne se situe entre 20 % et 30 % pour la poudre et entre 50 % et 70 % pour le crack.
  • Le prix moyen du gramme de cocaïne est de 60 euros
  • Il n’existe pas de traitements médicamenteux spécifiques à la cocaïne
  • Près de 9 Français sur 10 estiment que la cocaïne est dangereuse dès son expérimentation.

Consulter le rapport « Cocaïne, données essentielles » sur le site de l'OFDT

Cliquez ici pour en savoir plus sur les risques liés à la consommation de drogues

Logo de l'Observatoire Français des Drogues et des ToxicomaniesLe numéro 78 de Tendances fait le point sur Phénomènes marquants et émergents en matière de drogues illicites (2010-2011) .

Ces éléments sont recueillis grâce au dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues). Ce réseau a été mis en place par l'OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) en 1999.

  • Le phénomène majeur est l’indication d’une possible altération de l'image de la cocaïne, jusqu'alors plutôt positive.
  • Les autres tendances observées sont :
    -la poursuite de la diffusion de l'héroïne
    -le retour de la MDMA
    -une progression de l'offre des drogues de synthèse
    -la circulation d'un cannabis fortement dosé en THC (tétrahydrocannabinol).
  • Les usages d'autres produits sont aussi abordés : crack, kétamine, méthamphétamine, GHB/GBL ainsi que différents médicaments détournés

 

Télécharger le Tendances n°78 sur le site de l'OFDT

Logo de l'Observatoire Français des Drogues et ToxicomanieL'OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) propose une note actualisée recensant les nouvelles drogues de synthèse en France

depuis 2008.

Cet inventaire a été répertorié par les partenaires du réseau SINTES (Système national d'identification des toxiques et substances).

Depuis 2008, 42 nouvelles substances psychoactives ont été identifiées.

 

Consulter la note sur le site de l'OFDT

Feuilles de CannabisL'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (A.N.P.A.A.) demande que soit étudié la possibilité d'une légalisation du cannabis et se déclare immédiatement favorable à une dépénalisation de l'usage privé des substances psychoactives, notamment du cannabis.

 

Pour en savoir plus...
Icone pdf Vademecum – Argumentaire en faveur de la dépénalisation de l’usage privé des substances psychoactives jusqu’alors interdites, notamment le cannabis (PDF - 218 Ko)
Icone pdf Position de l'A.N.P.A.A. à propose de la loi n°70-1320 du 31 décembre 1970 relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et à la répression du trafic et de l'usage illicite des substances vénéneuses (PDF - 127 Ko)

 

Illustration d'un rail de cocaïneSelon une étude à paraître dans l’American Journal of Psychiatry, portant sur des personnes dépendantes à la cocaïne, le sexe et la motivation de consommation auraient une incidence sur le choix de la thérapie à utiliser.

L’étude a porté sur la comparaison de l’imagerie cérébrale de 30 personnes dépendantes à la cocaïne et de 36 sujets consommateurs d’alcool. Il apparait que la motivation de la consommation (faire face au stress ou stimuler) aurait une incidence sur les zones d’activation du cerveau, mais aussi que les zones d’activation diffèrent d’un sexe à l’autre concernant les consommateurs de cocaïne.

Les auteurs concluent que les femmes dépendantes à la cocaïne seraient plus réceptives à des thérapies antistress, les hommes plus réceptifs aux thérapies cognitivo-comportementales.

Lire le résumé de l’article (en anglais)

Saisies de stupéfiants 2011. Rappel de la loiMadame Valérie Pécresse, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, a présenté ce jour, les résultats 2011 de la Douane. La douane a saisi

- des stupéfiants pour une valeur de 425 millions d’euros, dont cocaïne 8,3 tonnes (valeur 209M€), cannabis 30,5 tonnes (55M€), héroïne 373 kg (10,9M€), ainsi que des drogues de synthèses, du khat, …

- 110.000 médicaments. Une opération de coopération transnationale a été mises en place contre le trafic de médicaments.

- 432 tonnes de tabac (109 M€)

Consulter le dossier de presse sur

le site de la Douane

 


Rappel de la loi sur l’usage, la fabrication, la détention, l’importation, la vente ou la cession à titre gratuit de stupéfiants

Peine(s) maximum
encourue(s)

Source(s)
Délits
Usage illicite de stupéfiants

1 an d’emprisonnement
3.750 euros d’amende

Code de la santé
publique l.3421-1
Offre ou cession à une personne en vue de sa consommation personnelle 5 ans d’emprisonnement
75.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-39
Provocation d’un mineur à l’usage de stupéfiants 5 ans d’emprisonnement
100.000 euros d’amende
Code pénal
Art.227-18
Transport, détention, offre, cession,acquisition, emploi illicite de stupéfiants.Facilitation de l’usage 10 ans d’emprisonnement
7.500.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-37
Fait de ne pas pouvoir justifier son train de vie tout en étant en relations habituelles avec des personnes se livrant au trafic ou à l’usage de stupéfiants 5 ans d’emprisonnement
75.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-39-1
Crimes
Production ou fabrication illicite de stupéfiants 20 ans de réclusion criminelle
7.500.000 euros d’amende
Code pénal
Art.222-3

Source: MILDT, Livret juridique,Droit et règlementation