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Dans la population française, on compte environ 13 millions de personnes ayant consommé au moins une fois au cours de leur vie du cannabis, 1,2 million de consommateurs réguliers et 550.000 consommateurs quotidiens. Face à ce constat certains sont favorables à la prohibition, d’autres à la dépénalisation ou à la légalisation. L’ouvrage « Faut-il dépénaliser le cannabis » confronte ces positions.

Au sommaire de cet ouvrage :

  • La dépénalisation du cannabis : éléments d’introduction par Ivana Obradovic. (OFDT)
  • Confrontation
    La dépénalisation : une porte ouverte à la légalisation du cannabis par Jean Costentin (Académies nationales de médecine et de pharmacie)
    Pour une Régulation du cannabis par Alain Rigaud (ANPAA) et Laurent Appel (ASUD)
  • Droit de réponse: Jean Costentin (Académies nationales de médecine et de pharmacie), Alain Rigaud (ANPAA) et Laurent Appel (ASUD)
  • Conclusion: Ivana Obradovic. (OFDT)

Sont ainsi abordées les questions :

de définitions, de problématiques et enjeux, de la pandémie cannabique et ses conséquences, les méfaits physiques et psychiques, l'échec de la prohibition et de la pénalisation, pourquoi et comment dépénaliser l'usage simple, la légalisation comme autre option...

 

Pour se procurer l’ouvrage se rendre sur le site de l'éditeur Le Muscadier

 

 

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Le Sativex, médicament dérivé du cannabis, destiné au traitement de douleurs et des contractures sévères résistantes aux autres traitements de certains patients atteints de sclérose en plaques, devrait être commercialisé en France d’ici 2015.


Le Sativex est déjà enregistré dans 17 pays européens via une procédure européenne dite "procédure décentralisée et de reconnaissance mutuelle". Le laboratoire qui commercialise le Sativex doit à présent répondre aux exigences spécifiques de

l'agence française

 

du médicament.

 

 

"L'autorisation de mise sur le marché sera officiellement notifiée en France d'ici la fin de l'année", indique l'agence du médicament. Restera à fixer le prix et le remboursement.

 

Source AFP

En savoir plus lire Le cannabis thérapeutique en France

Deux chaises vertes face à une tableL’une des mesures novatrices du plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives 2013-2017 ne pourra pas être mise en œuvre selon le calendrier annoncé. Suite à sa saisine par le gouvernement, le Conseil d’Etat vient de rendre un avis constatant qu’en l’état actuel des textes législatifs et réglementaires, l’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque n’était pas possible. L’expérimentation envisagée dans le 10ème arrondissement de Paris est donc reportée sine die.

L’A.N.P.A.A. prend acte de la décision du Conseil d’Etat. Elle demande au Ministère des affaires sociales et de la santé de ne pas renoncer à cette expérimentation et d’étudier au plus vite les évolutions législatives ou règlementaires à mettre en œuvre pour surmonter les observations du Conseil d’Etat.

L’A.N.P.A.A. rappelle son soutien constant à cette expérimentation. Lire la suite du communiqué de presse

 

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L’OFDT (Observatoire français des

drogues et des toxicomanies) publie une note sur le prix de détail et la disponibilité des principales substances psychoactives circulant en France en 2012.

Nous y apprenons que

 

  • l’héroïne est disponible sur le territoire, avec un prix plutôt stable situé autour des 40 euros le gramme. Son taux de pureté se dégrade, avec une teneur moyenne du produit qui s’élève à 7% (la plus faible observée depuis 12 ans).
  • La cocaïne, elle connait une hausse du prix de détail, le gramme se situe autour des 70 euros. A noter une chute de sa disponibilité ainsi qu’une dégradation de la qualité du produit, avec un taux de pureté qui se situe entre 10 et 20% (taux de pureté aux alentours des 30% les années précédentes).
  • Le comprimé de MDMA s’achète autour des 11 euros. Les usagers s’orientent plutôt vers des achats par lots, afin de faire baisser les prix. La MDMA est à nouveau disponible sur le territoire après une pénurie en 2009. A noter une hausse des teneurs (35% contre 21% précédemment).
  • Les prix du cannabis restent stable. Pour la résine et l’herbe le gramme coute entre 7 et 10 euros. Le taux de pureté moyen de la résine est en augmentation (16% contre 12% précédemment).

Consulter la note sur le site de l'OFDT

Champs de cannabis

Déjà autorisé dans plusieurs pays, le cannabis thérapeutique peut être utilisé comme complément à des traitements contre la douleur ou pour favoriser l’appétit et une reprise de poids chez des patients atteints de cancer ou du sida. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a reçu une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour ce traitement et devrait bientôt rendre sa décision.

 

Un décret publié le 7 juin au Journal officiel devrait permettre l’autorisation de mise sur le marché de médicaments contenant du cannabis. Ce décret modifie un article du code de santé publique qui interdisait l’emploi de dérivés du cannabis dans les produits de santé. La publication de ce décret va permettre à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de délivrer des AMM pour ce type de produits.

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Première de couverture du Rapport mondial sur les drogues 2013Le Rapport mondial sur les drogues 2013 indique que l’usage de drogues ‘traditionnelles’ (héroïne et cocaïne) est resté stable au niveau mondial. Il souligne que sont en augmentation l'abus de médicaments délivrés sur ordonnance et l’usage de nouvelles substances psychoactives.

Le nombre de NPS* (nouveaux produits de synthèse) signalés est passé de 166 en 2009 à 251 en 2012, soit une augmentation de plus de 50%. Ce problème est alarmant. Commercialisées en tant qu’euphorisants légaux, les NSP ne sont pas testées afin d’en connaître les risques. Elles peuvent donc se révéler

bien plus dangereuses que les drogues traditionnelles. Dans l’Union européenne, près de 5% des personnes âgées de 15 à 24 ans en ont déjà consommé.

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Classement de la méthoxétamine comme stupéfiantClassement de la méthoxétamine comme stupéfiant

La « méthoxétamine » a été ajoutée à la liste des substances classées comme stupéfiants, par arrêté du 5 août 2013, publié dans le Journal Officiel du 9 aout 2013.

 

La méthoxétamine est un produit chimique qui présente une similitude importante avec la kétamine, au sein de la famille des arylcyclohexylamines.

>> Consulter l’arrêté du 5 août 2013, publié dans le Journal Officiel du 9 aout 2013.

En savoir plus:

consulter la note d'information diffusée par l'OFDT, l'alerte diffusée par la Direction générale de la santé

Lire l'actualité Nouveaux produits de synthèse et Internet

rangée de portes grillagéesUn guide des bonnes pratiques de substitution en milieu carcéral qui actualise les précédentes recommandations datant de 2003.

 

Mis en oeuvre par la Direction générale de la santé (DGS) et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), le rapport se présente sous la forme de 14 fiches thématiques.

Après un rappel du cadre légal

et réglementaire des traitements de substitution aux opiacés (TSO) en milieu carcéral, les fiches 4 à 14 présentent les recommandations pour de bonnes pratiques de prise en charge, en les mettant en regard avec le point de vue des professionnels de santé concernés.

 

 

"L’incarcération constitue une opportunité pour initier un traitement de substitution pour réduire les risques associés au sevrage brutal d’opiacés illicites mais surtout pour insérer ces patients dans une démarche de soins visant à terme la stabilisation des conduites addictives et la réinsertion."

 

>> Télécharger le "Guide des TSO en milieu carcéral" sur le site du Ministère de la Santé

 

Pour en savoir plus, lire notre actualité sur la politique de réduction des risques en prison

Flêche et seringueLe "slam" est une nouvelle pratique de consommation de drogues par injection intraveineuse dans un contexte sexuel entre hommes gays.

 

Menée par l'association Aides en partenariat avec d'autres structures associatives et institutionnelles, "SLAM - Première enquête qualitative en France" permet de mieux appréhender ce phénomène émergent bien qu'encore marginal.

 

Les produits injectés sont pour la plupart des produits de synthèse vendus sur Internet. Ils appartiennent majoritairement à la famille des cathinones.

Conjuguant injection de drogues et sexualité, le slam expose à un double risque de transmission de

l'hépatite C et rend nécessaire une stratégie de réduction des risques adaptée aux

 

personnes qui le pratiquent.

 

 

Plus globalement, cette enquête permet d'attirer l'attention sur le phénomène de la consommation de produits psychoactifs en contexte sexuel et des liens qui peuvent exister pour certains entre dépendance aux produits et sexualité.

 

> Télécharger "SLAM - Première enquête qualitative en France" sur le site de l'Association AIDES

 

> Lire notre actualité sur "Nouveaux produits de synthèse et Internet"

logo UNICEFLes adolescents français sont de gros consommateurs de cannabis relève le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) dans son dernier rapport sur "Le bien-être des enfants dans les pays riches".

 

L'étude de l'UNICEF classe 29 pays développés selon cinq principales dimensions : bien être matériel, santé et sécurité, éducation, logement et environnement, comportements et risques.

Cette thématique porte notamment sur les consommations d'alcool, de tabac et de cannabis chez les jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans.

 

  • Avec un taux de consommation supérieur à 20%, la France se situe en bas du classement pour la consommation de cannabis (pourcentage de jeunes ayant signalé avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois).
  • En ce qui concerne la consommation de tabac (% des jeunes fumant des cigarettes au moins une fois par semaine), la France se situe globalement au milieu du classement global.
  • Enfin, l'indicateur de  consommation d'alcool (% de jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé avoir été ivres au moins deux fois) place l'hexagone en 6e position, très loin de la Lituanie qui affiche le plus fort taux de consommation.

 

Pour en savoir plus :

>> Télécharger  l'étude comparative complète sur le site de l'UNICEF