flechesLes autorités sanitaires norvégiennes ont informé le 18 octobre dernier les autorités sanitaires des Etats membres de l'UE de cas de botulisme survenus chez des usagers de drogues (héroïne) par injection.


Actuellement, deux cas de botulisme sont confirmés par les examens de laboratoire et quatre autres cas suspects sont en cours d'investigation. Les patients ont pu être traités par l'administration d'antitoxine. L'hypothèse formulée par les autorités norvégiennes est qu'il s'agit de l'utilisation, par ces usagers, d'héroïne provenant d'un lot contaminé par des spores de Clostridium Botulinium.

 

Plusieurs cas de contamination ont été décrits ces dernières années au Royaume Uni, en Allemagne, en Italie et aux Pays Bas, chez des usagers de drogue "injecteurs", notamment en cas d'utilisation de la voie intra-musculaire, peu répandue en France.

 

 

Considérant les circuits de distribution complexes de l'héroïne au plan international, la survenue d'autres cas en Europe notamment du Nord ne peut pas être exclue. A ce jour, aucun autre cas n'a été signalé par les autres Etats membres de l'UE.

 

Les acteurs institutionnels signataires de la procédure de gestion des signaux et des alertes sanitaires liés à l'usage de substances psychoactives : Institut National de veille sanitaire (InVS), Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Mission interministérielle de lutte contre la drogue et

la toxicomanie(MILDT) ont été informés de ce signalement par la DGS.

 

 

Source, Message informatif à l'attention de toutes les ARS.