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CAARUD Saint Brieuc3 questions à Dominique ROUSSEL, infirmier de l’ANPAA au CAARUD de Saint-Brieuc

 

 

La prise en charge d’un public précaire est au cœur de la mission des centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) gérés par l’ANPAA. Selon Dominique Roussel, infirmier au CAARUD de Saint Brieuc, c’est une autre manière de penser le soin. Les usagers de drogues que l’ANPAA accueille et accompagne au quotidien ont le droit aux mêmes égards que le reste de la population.

 

 

La mise en place d’une organisation différente, adaptée aux mesures de distanciation sociale et à ce public fragile, mais aussi à la réalité territoriale, notamment grâce à un système de drive et de livraison à domicile du matériel, s’est donc opérée naturellement : soutenir l’élan de solidarité insufflé par la crise était une évidence.

 

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Parmi les amendements soumis au vote de l’assemblée nationale lors du PLFSS 2020, celui du député Olivier Véran visant à autoriser l’expérimentation du cannabis thérapeutique pour une durée de deux ans, a été adopté par l’hémicycle vendredi dernier.

 

Alors que l’usage médical du cannabis pour les patients est déjà autorisé dans 17 pays de l’Union Européenne, la France interdit jusqu’à présent strictement l’utilisation médicale du cannabis. Paradoxalement, les patients présentant certaines pathologies prennent le risque de de se procurer du cannabis de manière totalement illégale pour apaiser leurs souffrances.

 

L’ANPAA accueille avec beaucoup de satisfaction cet amendement qui va permettre d’encadrer l’expérimentation auprès de 3000 patients.

 

L’ANSM avait préalablement émis un avis positif sur les travaux du comité d’experts qui se positionnait en faveur de l’usage du cannabis à visée thérapeutique. La France, longtemps frileuse sur le sujet a décidé d'adopter une démarche dont l'encadrement scientifique témoigne du souci de procéder avec rigueur et méthode, sur un usage qui reste dans le champ des meilleurs soins dont les malades doivent bénéficier.

 

Cannabis therapeutiqueLe statut (il)légal du cannabis fait de plus en plus débat sous l'effet de la légalisation sous différentes formes dans plusieurs pays occidentaux (Canada, Uruguay, Etats-Unis), et surtout du fait de l'échec patent de la prohibition, notamment en France. Le secteur économique, toujours plus réactif aux tendances que les gouvernements, a lancé de grandes manœuvres pour se positionner sur un marché prometteur.

 

Parier sur la légalisation du cannabis et les profits futurs qui en découleront est actuellement l’un des exercices préférés d'une partie des marchés financiers et des acteurs économiques du tabac et de l'alcool. Il serait illusoire de considérer que ce débat, purement économique, restera circonscrit à l'Amérique du Nord. Les acteurs de santé publique qui, pour d’autres raisons, sont favorables à une légalisation, doivent s'y préparer sauf à subir les seules lois du marché.

 

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°37 - Le lobby du cannabis Les grandes manœuvres dans la perspective d’une légalisation

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L'utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques suscite le débat depuis de nombreuses années entre des prosélytes convaincus, des scientifiques souvent circonspects, et des malades qui l'utilisent dans le flou de la loi et des déclarations des experts et responsables politiques.

 

Néanmoins, le sujet du "cannabis thérapeutique" est de plus en plus prégnant, d'autant que le cannabis "récréatif" commence à être légalisé dans plusieurs pays et qu'il parait de moins en moins tenable de priver des patients d'un produit qui les soulage. Reste à en déterminer dans quelles conditions.

 

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°33 - Cannabis et thérapeutique : Les lois de la science

 

 

 

justiceDevant l'échec patent de la répression de l'usage de drogues illicites, même aux yeux des juges et des policiers, le pouvoir politique cherche une issue qui concilie, sans affecter son image, des objectifs a priori contradictoires.

 

D'un côté il faudrait mettre fin à la débauche d'énergie improductive consacrée à poursuivre et sanctionner les petits fumeurs de cannabis, de l'autre tous les gouvernements successifs veulent afficher une fermeté pour ne pas s'attirer le reproche de laxisme. C'est pour rapprocher ces objectifs difficiles à concilier qu'a surgi l'idée de contraventionnaliser l'usage des stupéfiants.

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N° 28 - Contraventionnalisation de l'usage des drogues illicites : Un pari complexe et incertain

 

 

appel du 1er jointCe mardi 13 juin est diffusé le troisième et dernier épisode de la web série : A toi de choisir  en partenariat avec l’ANPAA 73 et l’UDHAJ : « L’appel du 1er joint ».

 

Cet épisode traite de la consommation de cannabis chez les jeunes via un flashback montrant comment et à quelle occasion le personnage principal a fumé son premier joint.

 

Dans un ton plus dramatique que les épisodes précédents, « L’appel du 1er joint » met en avant la pression sociale que subissent les jeunes. C’est ainsi qu’après plusieurs mois, nous retrouvons le personnage principal, hospitalisé en hôpital psychiatrique, après avoir consommé à de très nombreuses reprises du cannabis. Inspiré d'une histoire vraie, ce dernier épisode de la web-série incite les jeunes à résister à la pression sociale. Ils peuvent dire non, c’est leur droit, et qu’ils n’ont aucun complexe à avoir.

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loi cannabisLe cannabis et son usage révèlent en France un contraste saisissant entre le consensus quasi unanime des professionnels d'addictologie et de santé publique sur les mesures à prendre et, en regard, le silence des politiques.

 

Pourtant, si une politique publique est bien confrontée à un échec indiscutable depuis plusieurs décennies, c'est bien celle qui prévaut en matière de consommation du cannabis. Alors que les débats pour l'élection présidentielle s'intensifient, la grande majorité de la classe politique préfère éviter le sujet et se réfugier dans un discours où la langue de bois tient les faits à distance.

 

Cependant, l'esquive permanente n'aura qu'un temps et, si le débat sur le cannabis n'a pas lieu pendant la campagne présidentielle de 2017, l'importance du sujet s'imposera à tout président élu. D'autant qu'au niveau international, la situation évolue rapidement.

 

Télécharger le dossier : Décryptages N° 20 - Cannabis : L'inévitable débat

 

 

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Visuel de l'enquête européenne en ligne sur les droguesVous consommez ou avez consommé au cours des 12 derniers mois du cannabis, de l'ecstasy, de la MDMA, de la cocaïne ou des amphétamines, participez à la première enquête européenne en ligne sur les drogues.

 

En moins de 10 minutes, cette enquête recensera quantités, fréquences d’utilisation des différents produits ainsi que les sources d'approvisionnement.

 

Cette enquête est anonyme.

 

 

 

Pour en savoir plus rendez-vous sur la page dédiée sur le site de l’OFDT

Répondre à l'enquête en ligne

image actu NPS

Le nombre de NPS, gamme de substances reproduisant les effets de produits illicites (cannabis, amphétamine, cocaïne, ecstasy ...) reste particulièrement élevé malgré un recul en 2015. Les NPS permettent de contourner le cadre légal.

 

L’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) actualise sa synthèse thématique et recense 222 substances ayant circulé au moins une fois en France depuis l’apparition des premières molécules. L’OFDT compte plus de 450 NPS en Europe.

 

Les principaux NPS répertoriés sont :

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sintes ofdtLe Système d'Identification National des Toxiques Et Substances a réalisé 272 collectes au cours de l'année 2015, sur 13 régions (selon l'ancien découpage régional). Cette étude, relayée par l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies en France, a montré que dans 73% des collectes, les substances correspondaient au produit attendu alors que dans 25% des cas les molécules identifiées ne correspondaient pas à l'appellation du produit.


Les produits identifiés sont, pour l'ensemble, des stupéfiants classiques : 14% de cocaïne, 13% d'héroïne et 10% de cannabis. Suivant cette collecte, la MDMA et la méthamphétamine sont les substances avec le taux le plus élevé d'arnaques. Ces collectes s'inscrivent dans les missions de réduction des risques et des dommages du SINTES.

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