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Trois verres à vinPublicité pour l’alcool : pour un retour à l’esprit de la loi Evin

L’académie de médecine a présenté dans un communiqué de presse sa position sur la publicité pour l’alcool.

Elle considère que :

  • "les objectifs de la loi de santé publique de 2004 ne sont pas atteints en ce qui concerne l’alcoolisation des Français,
  • la consommation baisse plus lentement et reste à un niveau élevé,
  • les ivresses répétées ont augmenté chez les jeunes depuis 2003 et que cette situation s’aggrave,"

et recommande :

  • "d’interdire la publicité des boissons alcooliques sur les supports qui s’imposent à tous (l’affichage sur la voie publique et les transports en commun, la télévision, la radio, le cinéma et l’internet),
  • de limiter les messages publicitaires à la seule description du produit (nature, contenu en alcool),
  • de rendre plus évident par sa taille, son contraste et sa visibilité le logo ou l’avertissement recommandant de s’abstenir de toute consommation d’alcool pendant la grossesse."

Pour en savoir plus,

Visuel d'une publicité du CIBV pour le Bordeaux SauternesLa Cour de Cassation déclare illégale la campagne publicitaire réalisée en 2005 par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB)

Une décision de principe

Dans un arrêt du 23 février 2012, la Cour de cassation a cassé un arrêt de la Cour d’appel de Paris du 26 février 2010 concernant une publicité réalisée par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). Selon la Cour de cassation, la Cour d’appel a violé les dispositions du Code de la santé publique car les affiches incriminées «comportaient des références visuelles étrangères aux seules indications énumérées par l’article L.3323-4 du code de la santé publique et visaient à promouvoir une image de convivialité associée aux vins de Bordeaux de nature à inciter le consommateur à absorber les produits vantés».

C’est une décision importante que vient de rendre la Cour de cassation dans la mesure où elle conforte la jurisprudence antérieure et rappelle que les dispositions du Code de la santé publique réglementant la publicité des boissons alcooliques (loi Evin) prévoient d’encadrer la publicité des boissons alcooliques.

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Main tenant un volant de voitureLes éthylotests seront obligatoires, dans tous les véhicules, à compter du 1er juillet 2012

Selon un décret paru jeudi au Journal officiel les éthylotests deviendront obligatoires dans tous les véhicules à compter du 1er juillet 2012. "Tout conducteur d'un véhicule terrestre à moteur, à l'exclusion d'un cyclomoteur, doit justifier de la possession d'un éthylotest, non usagé, disponible immédiatement". Si vous comptez utiliser un éthylotest avant de conduire, il est conseillé d’en avoir deux, car vous devez toujours en avoir un non usagé.

Le défaut de possession d'un éthylotest sera sanctionné, à partir du 1er novembre 2012, d’une

amende de onze euros.

 

Depuis novembre 2011, des éthylotests sont à la disposition du public dans les discothèques.

Depuis le 1er janvier 2010, des éthylotests anti-démarrage équipent les autocars neufs. En septembre 2015, ils devront être installés sur l'ensemble du parc.

Consulter le décret sur Légifrance

Consulter nos articles sur

Main tenant un volant de voitureLes éthylotests

seront obligatoires, dans tous les véhicules, au 1er juillet 2012

 

Une circulaire du Ministère de l'Intérieur adressée aux Préfets et dont l'objet porte sur les orientations nationales des politiques locales de sécurité routière pour 2012, précise que les éthylotests deviendront obligatoires dans tous les véhicules à compter du 1er juillet 2012.

Cette circulaire fait aussi référence à :

  • la mise à disposition de dispositifs certifiés permettant le dépistage de l'imprégnation alcoolique dans les débits de boisson
  • l'interdiction des open-bars au moment des fêtes étudiantes
  • l'engagement des responsables d'établissement de l'enseignement supérieur et de responsables d'associations d'étudiants à être en capacité de proposer un dispositif de dépistage et de raccompagnement à l'occasion des événements festifs effective stinky to viagra meaning slightly with blending turn for cialis tadalafil with. As recommend. Inches viagra for women This salon everything were Wine generic cialis scent how Program skin before. qu'ils organisent.
  • la lutte contre l'accidentalité des usagers de deux-roues motorisés
  • le déploiement des radars pédagogiques
  • le développement d'actions de prévention pour les séniors

Consulter la circulaire sur Légifrance

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Femme tenant un verre de vin chaud en mainLa vague de froid intense qui s'est installée sur l’ensemble de la France, devrait s'aggraver dans les prochains jours, selon Météo-France.

Attention aux idées fausses :

  • Boire un verre d’alcool permet de se réchauffer !
    Après avoir consommé de l’alcool on peut avoir la sensation d’être réchauffé, mais ce n’est qu’une impression. La consommation d’alcool dilate les vaisseaux sanguins à la surface du corps, ce qui libère de la chaleur. Le consommateur qui a alors l‘impression de se réchauffer peut courir un risque d'hypothermie en ne se couvrant pas assez par exemple. La température du corps a en fait baissé (Elle diminue d’un demi degré pour 50 g d’alcool consommé). La sensation de chaleur disparaitra dès que les vaisseaux sanguins ne seront plus dilatés.
  • Boire un grog ou un vin chaud n’est pas nocif
    Lorsque l’alcool est mélangé à une boisson chaude, en plus de la sensation de chaleur, l’alcool peut donner l’impression au consommateur de le désaltérer alors qu’au contraire l’alcool déshydrate en faisant uriner d’avantage.

En bref, l’alcool ne réchauffe pas et déshydrate. Pour avoir chaud, couvrez-vous, buvez des boissons chaudes (sans alcool) et limitez les efforts en plein air !

Couverture des actes du colloque Alcool et grossesse, une réalité encore peu connueL'exposition prénatale à l'alcool représente un facteur de risque pour l'enfant à naître, cela quel que soit le stade de la grossesse. Ce problème de santé publique reste pourtant peu connu.
L’association « SAFFrance » et l’ARS Midi-Pyrénées, en lien avec l’A.N.P.A.A.31 ainsi que d’autres partenaires, ont organisé le colloque «Alcool et grossesse, une réalité encore peu connue?» le 13 janvier 2011.

L’objectif, rassembler 500 professionnels (pédiatres, sage-femmes, gynéco-obstétriciens, médecins généralistes, réseaux de la petite enfance, professionnels de la Protection Maternelle et Infantile, associations de prévention des addictions) afin de diffuser des informations, échanger sur les pratiques, proposer des modalités de prévention au risque d’exposition prénatale à l’alcool.

Les actes du colloque viennent de paraître et sont disponibles à la commande, dès aujourd’hui, auprès de:

  • ANPAA 31- 27, rue Bayard - 31000 TOULOUSE – Tél. 05 61 62 14 26 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Réseau MATERMIP - Tél. 05 67 77 12 53 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Actualité sur le même thème: Guide "Alcool et grossesse, parlons-en"


Illustration de jeunes pratiquant le binge drinkingLe binge drinking, pratique qui consiste à absorber une quantité maximale d’alcool en un minimum de temps, pourrait avoir des effets préoccupants sur la santé dans les prochaines décennies.

Les premiers résultats d’études tendent à indiquer :

  • Effets nocifs, à long terme, sur le cerveau
  • Augmentation du taux de mortalité
  • Augmentation du nombre de personnes alcoolodépendantes


Le groupe Recherche sur l'Alcool et les Pharmacodépendances (Inserm ERI 24) mène des travaux sur les conséquences d’une exposition précoce à l’alcool. Il participe au projet européen de coopération transfrontalière AlcoBinge.

Ensemble ils doivent caractériser les effets à court et long termes du binge drinking.

Pour en savoir plus, consulter le site de la MILDT

Jeunes en soirée dans une boîte de nuitLa secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, vient d’annoncer une série de mesures afin de prévenir la

surconsommation d’alcool chez les jeunes.

Avec notamment

 

  • des formations qualifiantes d’animateurs qui intégreront bientôt un module sur la "prévention des conduites addictives". «Un arrêté sortira d’ici quinze jours-trois semaines» annonce t-elle. Le Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) devra alors intégrer une demi-journée de formation sur la prévention des conduites addictives. Chaque année en France, près de 50.000 personnes obtiennent leur Bafa et près de quatre millions d'enfants et de jeunes sont encadrés en milieu de loisirs
  • une systématisation du concept de "capitaine de soirée" : une personne ne boit pas d'alcool afin de raccompagner ses amis en toute sécurité.
  • la nomination systématique de médiateurs pour les rassemblements festifs

La secrétaire d'Etat à la jeunesse a aussi demandé à l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) une étude sur l'alcoolisation excessive des jeunes.

Verres de vin Une étude des autorités sanitaires des Etats-Unis, menée auprès de 458.000 Américains (âgés de 18 ans et plus), indique qu’un Américain sur six, soit plus de 38 millions de personnes, s’adonne régulièrement au binge drinking (consommations ponctuelles, mais massives et répétées de boissons alcooliques) : environ 8 boissons par occasion, et cela avec une moyenne de 4 fois par mois. 

Les résultats de l’étude :

  • 28,2% des 18-24 ans et 27,9% des 25-34 ans consomment environ 8 boissons par occasion, et cela avec une moyenne de 4 fois par mois.
  • Les 65 ans et plus, sont moins nombreuses à se livrer au binge drinking, mais avec une fréquence de 5 à 6 fois par mois
  • Les ménages avec des revenus d’au moins 75.000 dollars par an s’y livrent plus fréquemment que les ménages avec des revenus inférieurs à 25.000 dollars.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent que ces surconsommations sont responsables de 80.000 décès par an, et ont coûté à l’économie 223,5 milliards en 2006. Ils mettent en garde contre: les risques d’accidents routiers, les grossesses non souhaitées, les problèmes de santé (maladies cardiaques, cancers…)

Pour le CDC, une beuverie se définit pour les femmes par une consommation d'au moins quatre verres de boisson alcoolisée en une occasion. Pour les hommes, au moins cinq verres.

Equipe de collaborateurs lors d'un pot d'entreprisePSRE (Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise) a commandé un sondage sur les pots d’entreprise. D’après ce sondage, réalisé par l'IFOP auprès d’un échantillon représentatif de près de 500 salariés et 400 dirigeants:

  • 90% des salariés participent au moins une fois par an à un pot d’entreprise, un tiers des salariés participent à des pots avec leurs collègues au moins une fois tous les deux mois.
  • 75% des salariés estiment justifié que l’employeur prenne des mesures particulières concernant la consommation d’alcool sur le lieu de travail.
  • 2/3 des chefs d’entreprises ont d’ailleurs pris des dispositions : information et sensibilisation préalables sur les risques occasionnés par une consommation excessive d’alcool, mise à disposition d’éthylotests…

Consulter les résultats du sondage sur le site de l'IFOP

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