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comprimésLa recommandation temporaire d’utilisation (RTU) qui doit être accordée prochainement au Baclofène pour l’alcoolodépendance lèvera un obstacle à l’utilisation de ce médicament, en assurant aux patients et aux médecins une plus grande sécurité de prescription. Elle sécurisera l’utilisation du Baclofène dans les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).

 

La RTU permettra également une plus grande équité des remboursements par l’Assurance maladie.

 

L’A.N.P.A.A. souscrit donc à cette évolution de la réglementation.

 

Pour autant, le Baclofène ne peut être considéré comme un produit miracle qui permettrait de résoudre l’ensemble des problèmes et dommages liés à la consommation excessive d’alcool, dont l’alcoolodépendance constitue seulement une des dimensions. Beaucoup d’inconnues demeurent sur le mécanisme d’action, les effets secondaires, la balance bénéfices/risques et la durée de traitement de ce médicament. Les études cliniques actuellement en cours permettront de les préciser.


Mais, quelque soit son efficacité, aucun médicament ne permettra de faire l’économie de l’accompagnement médico-social pour les patients dépendants de l’alcool : la "guérison", qui ne se résume pas à l’arrêt de la consommation d’alcool, appelle une aide psychothérapique et psychosociale complexe assurée par des professionnels qualifiés et le support des associations d’entraide, en lien avec les acteurs du premier recours. Elle s'inscrit dans la proximité et la durée, au plus près du parcours de vie du patient.


L’A.N.P.A.A. demande enfin que soient poursuivies et renforcées la prévention et la veille juridique concernant l’alcoolisation de la population, en particulier celle des 10 millions de jeunes et d’adultes consommateurs à risque dont beaucoup rejoindront les 1,5 millions de malades dépendants de l'alcool pour aboutir aux 49 000 décès attribuables chaque année à l’alcool en France.

 

 

Contacts :

Alain Rigaud, Président de l’ A.N.P.A.A.

06 08 22 25 29

 

Patrick Daimé, Secrétaire général de l’ A.N.P.A.A. 06 80 87 90 00