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Grand écran et petites soifsUne étude américaine* menée pendant deux ans auprès de 6.500 préadolescents (10-14 ans) s'est intéressée à l'influence exercée par les salles obscures sur la tendance à s'alcooliser, à partir d'un corpus des films totalisant le plus d'entrées et présentant des scènes d'alcoolisation explicite.

Les ados les plus exposés aux scènes d'alcoolisation, comparés à ceux qui l'étaient le moins, ont été deux fois plus nombreux à s'initier à l'alcool. Pour les chercheurs, le visionnage de scène d'alcoolisation jouerait un rôle à la fois dans le démarrage des consommations (28%) et l'encouragement au binge drinking (plus de cinq verres en une occasion) (20%).

Cette étude ne fait que confirmer une relation déjà montrée maintes fois, auprès de publics de tous âges. Et vérifiable naturellement avec les films ou séries du petit écran. La projection répétée de scène d'alcoolisation contribue largement à leur normalisation. Leur impact est encore renforcé en cas de placement de produit (procédé de marketing consistant à la mise en valeur d'un produit commercial dans une œuvre culturelle).

* Stoolmiller et al- Comparing media and familiy protectors of alcohol use. BMJ Open