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Alcool represDans son rapport publié cette semaine sur la nutrition et l'activité physique[1], Santé publique France (SpF), introduit ses recommandations sur les nouveaux repères de consommation d'alcool. L'ANPAA tient à saluer cette évolution majeure des autorités sanitaires sur ce sujet, car ces nouveaux repères découlent strictement du rapport des experts sur le discours public sur l'alcool publié en mai 2017[2].

 

Santé publique France recommande ainsi de réduire la consommation d'alcool sur les bases suivantes :

  • Pas plus de 10 verres par semaine
  • Pas plus de 2 verres par jour
  • Des jours sans alcool

 

Les recommandations de SpF sont complétées par des conseils concrets pour maitriser sa consommation.

 

L'ANPAA se félicite de la publication de ces nouveaux repères au moment où le ministre de l'Agriculture tient un discours d'un autre âge sur le sujet.

 

L'ANPAA souhaite que l'ensemble des recommandations des experts sur le discours public sur l'alcool soient mises en œuvre, notamment un pictogramme lisible pour les femmes enceintes et un avertissement sanitaire conforme aux données actuelles de la science "Toute consommation d'alcool comporte des risques".

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[1] https://www.santepubliquefrance.fr/Accueil-Presse/Tous-les-communiques/Sante-publique-France-presente-les-nouvelles-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite

[2] https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discours-public-en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-France-organise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca

 

 

 

 

 

Baclofene

L'irruption du baclofène dans le traitement de la dépendance alcoolique a suscité en France une des plus fortes controverses scientifiques de ces dernières années.

 

Elle a déchainé les passions et divisés les médecins, et en particulier les addictologues, depuis la parution en 2008 du livre grand public du Docteur Olivier Ameisen[1], Le Dernier Verre (Denoël, 2008). Le Dr Ameisen y relate comment il a guéri, seul, de sa dépendance alcoolique grâce au baclofène, un médicament ancien et prescrit pour d'autres usages qu'il a pris à hautes doses. Dès lors, la communauté scientifique et les malades alcooliques en panne de remède vont s'emparer du sujet, et des positions tranchées vont s'exprimer, sous l'œil intéressé des médias, des malades et de leur entourage, avant que des études scientifiques ne rétablissent un semblant de sérénité.

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[1] Olivier Ameisen est décédé le 18 juillet 2013.

 

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°34 - Baclofène : Entre science et médias

 

 

 

Adoptée mi-octobre en Irlande, la loi de santé publique sur l’alcool comprend un ensemble de mesures pour renforcer la prévention des risques liés à sa consommation, basées sur les recommandations de l’OMS.

 

L’Europe reste la première consommatrice d’alcool au monde et, ces 40 dernières années, l’Irlande a toujours fait partie des principaux buveurs européens.

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L’Organisation mondiale de la Santé a sorti le 21 septembre son rapport Alcool & Santé 2018.

Il révèle qu’en 2016, plus de 3 millions de personnes sont décédées des suites d’une consommation excessive d’alcool, soit un décès sur 20. L’Europe a toujours la consommation par habitant la plus élevée au monde. Bonne nouvelle malgré tout : cette consommation a baissé de plus de 10% depuis 2010. L’Europe conserve néanmoins le taux de consommation régulière le plus élevé au monde parmi les 15-19 ans.

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pubalcoolUn des grands points de divergence entre les acteurs de santé et le lobby des alcooliers concerne la publicité pour les boissons alcooliques. Alors que les acteurs de prévention, en particulier l'ANPAA, demandent une limitation de cette pression publicitaire pour diminuer la consommation d'alcool en France, une des plus élevée au monde, les alcooliers et les annonceurs ne cessent d'exercer "leur créativité" pour nous inciter à consommer et ce, dans tous les secteurs de la vie quotidienne, à destination de tous les publics, en particulier les jeunes.

 

Alors que la loi Evin, dans sa version originelle, interdisait la publicité sur les supports et les médias qui s'imposaient à tous, en particulier l'affichage sur la voie publique, le lobby alcoolier a réussi à force d'amendements parlementaires à créer un univers où l'alcool et sa consommation sont devenus la banalité de notre quotidien.

 

Quelques images, aussi habituelles qu'inquiétantes, valent mieux que de longs discours.

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°32 - Un univers alcoolique : La pression publicitaire au quotidien

 

 

Grâce à la mobilisation de ses bénévoles et de ses équipes de terrain, l'ANPAA a réussi à faire annuler, par l'organisateur lui-même, la manifestation "Fête nationale du Jaune".

Depuis plusieurs mois, un mystérieux « Mr Jaune » inonde Facebook pour promouvoir la Fête nationale du Jaune, un apéro géant national autour de la boisson anisée.

Cette manifestation, prévue les 6 et 7 avril dans plusieurs villes françaises, a fait l'objet de publicité illicite sur le réseau social. A caractère incitatif avec boissons gratuites et promo sur le fameux « jaune », cet événement risquait de conduire à des ivresses aiguës avec des risques d’accidents et de dommages sanitaires, sociaux, individuels et collectifs sur l’ensemble du territoire.

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cerveau verres alcoolL’ANPAA publie aujourd'hui son premier rapport sur les pratiques des lobbies de l’alcool observées en 2017.

 

Comme le soulignait la Cour des comptes en 2017, les lobbies de l’alcool, de par leur influence au sein de la sphère politique, ont longtemps réussi à contrer toute tentative de mise en œuvre d’une politique de santé publique réellement efficace en matière de réduction du risque alcool.

 

La Cour des comptes appelait à « tirer les leçons du fait que, sous l’influence des intérêts des producteurs, les arbitrages rendus sur la plupart des mesures pouvant affecter la vente de boissons alcoolisées l’ont été en défaveur de la santé publique ».

 

Ces pratiques sont toujours en cours aujourd'hui. L’année 2017 se caractérise ainsi par une série d’initiatives menées par l’ensemble de la filière alcool qu’il s’agisse du vin, des spiritueux ou de la bière.

 

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cerveauUne publication américaine démonte un mythe. En effet, lors de chaque débat parlementaire, un des arguments préférés des députés ou sénateurs relayant ceux du lobby de l'alcool, est que le meilleur moyen de prévenir les comportements excessifs à l'adolescence ou à l'âge adulte serait d'éduquer les enfants ou les jeunes à boire correctement. Cette affirmation n'a jamais été démontrée, et elle sert essentiellement de contrefeu pour ne pas mettre en œuvre des mesures dont l'efficacité a été parfaitement démontrée par les études scientifiques.

 

Les trois chercheurs de l'Université de Buffalo[1] ont suivi 765 familles réparties en deux groupes de taille équivalente selon que les enfants (moins de 13 ans) étaient ou non autorisés par leurs parents à siroter (sipping) ou goûter (tasting) de l'alcool. Les résultats sont significativement plus mauvais quand les parents supervisent (et donc autorisent) les enfants dans leur dégustation. Quelques années plus tard, en effet, cette permissivité des parents était associée à une consommation plus fréquente, à une consommation moyenne d'alcool par jour plus importante et à d'autres problèmes liés à l'alcool à la fin de l'adolescence.

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alcool jeunesseL'alcool est la principale drogue chez les jeunes, et le binge drinking, qui consiste à en absorber beaucoup en un temps très court, est emblématique de leurs nouvelles pratiques. Les effets sont irréversibles, car l'alcool est durablement toxique pour le cerveau, et ces " cuites " extrêmes multiplient les risques d'entrer dans l'alcoolisme.

 

Certains lobbies déploient leur perversité jusqu'à rendre l'alcool encore plus attractif, et les politiques favorisent des intérêts privés, alors que ses dégâts ont un coût exorbitant.

 

A l’occasion de la publication de son ouvrage « Comment l’alcool détruit la jeunesse » écrit en collaboration avec Marie-Pierre Samitier, l’ANPAA a interviewé le Professeur Amine Benyamina, psychiatre addictologue à l’Hôpital Paul Brousse et président de la Fédération Française d'Addictologie.

 

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loi marteau

La Cour Suprême du Royaume-Uni a rendu le 15 novembre une décision très attendue sur le prix minimum de l’alcool.

 

Rejetant l’appel des représentants des producteurs d’alcool (Scotch Whiskey Association, SpiritsEurope et Comité Européens des Entreprises Vins), les juges ont statué que le prix minimum par unité d’alcool (MUP) était compatible avec le droit de l’Union Européenne.

 

Pour la Cour, l’instauration d’un prix plancher (50 pence, soit 0,56€ par unité d’alcool) constitue un « moyen proportionné pour atteindre un but légitime ». Le MUP, qui touche surtout les boissons d'entrée de gamme, permet en effet de protéger les jeunes et les consommateurs excessifs les plus sensibles aux prix. Cette décision représente donc une grande victoire pour la santé publique en Europe.

 

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