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Le secteur alcool n'incite pas les jeunes à consommer. En grande partie FAUX. En grande partie FAUX.

 

Comme dans l’industrie du tabac dont les stratégies internes ont été rendues publiques grâce aux procès qui ont été menées contre elle, la filière de l'alcool se doit de renouveler sa clientèle, notamment celle qui décède de par leurs addictions, et étendre ses parts de marché, dans une logique strictement économique.

 

Le public jeune apparaît comme la meilleure cible sur le long terme.

 

On a vu par le passé le secteur développer les Prémix, cocktails prêts à l’emploi à base de spiritueux, riches en sucre et en arômes afin de « faire passer » le goût de l’alcool fort. Le secteur viticole, qui se défend de toute incitation, adopte aujourd’hui la même stratégie en développant des vins aromatisés épargnés par les surtaxes qui frappent les prémix.

 

Certaines marques comme le « rosé sucette » et d’autres vins aromatisés avec des parfums divers et variés tels des bonbons, titrés en alcool ni plus ni moins que les prémix, illustrent la volonté du secteur de rajeunir sa clientèle, et de pérenniser son activité en incitant sans considération de santé les jeunes, voire les pré-ados, à entrer dans la consommation d'alcool. Une des variantes de cette incitation à la consommation d'alcool des plus jeunes se présente sous forme de "l'éducation au goût" dès l'école. Cette expression ambiguë banalise de fait la consommation dès l'enfance et l'adolescence.