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Pendant la période de confinement, l’ANPAA a continué sa mission auprès des jeunes. Un enjeu d’autant plus important dans un contexte propice au développement de comportements addictifs, particulièrement chez les jeunes et étudiants isolés

 

Avec la mise en place des mesures de confinement, la priorité pour les professionnels de l’ANPAAa été de prendre contact avec les personnes accompagnées dans les centres d’addictologiepour leur proposer un accompagnement par téléphone, par téléconsultation ou par mail. Cependant, les conditions du confinement ont perturbé la démarche engagée auprès des jeunes. En effet, certains d’entre eux rentrés au domicile familial « ne se sentaient pas dans un contexte de confidentialité » souligne Isabelle Levenez, psychologue à l’ANPAA en Bretagne.

 

"C’est compliqué de garder le même investissement auprès des jeunes que nous accompagnons. Ils ne se sentent pas aussi libres dans leur parole, on sent qu’il y a une difficulté dans l’entretien téléphonique qu’il n’y avait pas dans la consultation"  confie la psychologue. Heureusement, la sortie progressive du confinement permet à ces personnes d’être progressivement accueillies dans les centres afin d’évaluer leur situation et faire le point.

  

Continuer à faire de la prévention auprès des jeunes  

 

En matière de prévention des addictions, les interventions en présentiel ont dû être suspendues du fait de la fermeture des établissements scolaires et de l’annulation des évènements festifs. Cependant, comme l’explique Salomé Maisonneuve, chargé de prévention à l’ANPAA en Bretagne, les équipes de prévention ont maintenu le contact avec les établissements scolaires afin qu’ils puissent solliciter l’association en cas de besoin et travailler aussi sur l’impact du confinement sur les addictions chez les jeunes.

En parallèle, les dispositifs de prévention et de réduction des risques se sont adaptés pour mener des actions via les réseaux sociaux. En Bretagne et à Paris par exemple, les dispositifs Noz’ambule et Fêtez Clairs, coordonnés par l’ANPAA, ont pris l’initiative de proposer des espaces d’écoute et d’échanges en ligne aux jeunes qui ressentent le besoin de s’exprimer sur leurs addictions.Partout en France, l’ANPAA a aussi continué à relayer sur les réseaux sociaux des informations et des conseils pour mieux vivre son addiction durant le confinement.Une adaptation des pratiques qui va se poursuivre bien au-delà du confinement. 

 


Un accompagnement spécifique pour les addictions aux jeux vidéo

 

La hausse des pratiques de jeu excessives en début de confinement a alerté les professionnels de l’ANPAA. Pour réduire les risques de développer une addiction aux jeux, deux formes de traitement sont proposées par les professionnels spécialistes des troubles du jeu : l’une était axée sur la compréhension de la situation personnelle du joueur, l’autre sur l’apprentissage de nouveaux comportements. Des séances de thérapie individuelle, de groupe ou familiale avec un spécialiste des addictions ont été proposées durant le confinement. La thérapie cognitivo-comportementale a également pu être proposée aux personnes présentant une dépendance aux jeux. L’objectif de cette thérapie était d’apprendre aux joueurs à contrôler leur comportement et leur réaction face au stress, qui est souvent à l’origine de la tentation de jouer.