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Face à la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement sur le territoire, l’ensemble de la population française est aujourd’hui confiné à domicile. Peu à peu la vie s’organise : de nombreuses personnes doivent partager leur temps entre télétravail et occupations des enfants ; d’autres, plus fragiles, doivent redoubler de vigilance en appliquant les gestes barrières et la distanciation sociale ; d’autres enfin sont soumises au télétravail organisé par leur employeur lorsque cela est possible. Dans ce nouveau contexte, où se crée une porosité entre travail et vie familiale, il est nécessaire de trouver de nouveaux équilibres de vie en définissant et appliquant soi-même de nouvelles règles de vie.  

 

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Un risque de consommation de substances psychoactives accru

 

L’ennui est souvent décrit comme un déterminant dans la consommation de produit psychoactif quel qu’il soit. De fait, le confinement réduit les déplacements et les activités, entraînant pour certains un désœuvrement, qui peut engendrer une consommation plus importante que d’habitude.

 

En étant confinés à domicile, nous ne sommes pas soumis aux mêmes règles ni au cadre défini par le lieu de travail. Le domicile est un espace de liberté où les tentations peuvent être plus nombreuses tandis que les contraintes sociales sont moins fortes. La consommation de certaines substances psychoactives devient plus facile parce qu’elle n’est plus encadrée par les contraintes du milieu de travail : pauses cigarettes limitées dans la journée de travail, interdiction de consommer de l’alcool sur le lieu de travail, etc.

 

L’absence d’un cadre contraignant auquel s’ajoute le climat anxiogène lié à une crise sanitaire exceptionnelle peuvent engendrer une surconsommation. Ce contexte particulier peut inciter les personnes fragiles et sensibles au stress à consommer davantage de médicaments, notamment des anxiolytiques ou des antidépresseurs.

 

Quelques conseils pour gérer sa consommation en période de confinement

 

Le travail peut créer des situations de stress tout au long de la journée et conduire à une accumulation d’émotions qu’il faut savoir réguler. C’est particulièrement vrai lorsque l’on travaille dans des conditions qui ne sont pas optimales, ou nouvelles comme à domicile, et lorsque la frontière bureau/maison s’estompe.

 

Voici quelques conseils délivrés par nos professionnels :

 

1. Organiser sa journéeteletravail

  • Organisez votre journée de manière à ne pas laisser de temps morts propices à une hausse de la consommation.
  • Variez les activités autant que possible en dehors des heures de télétravail et alternez entre activités intellectuelles et physiques. Maintenir une activité physique (via des applis par exemple) est essentiel même en période de confinement.

 

2. Créer un environnement non propice à la consommation

  • Ne laissez pas de bouteilles d’alcool à portée.
  • Même contrainte pour les cendriers qui ne devraient pas rester à proximité de votre poste de télétravail.

 

3. Garder une activité physique

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L’activité sportive est un très bon allié dans le cadre de la lutte contre les addictions. 

  • Le temps passé en position assise ou allongée doit être réduit. Essayez de rompre les périodes prolongées par de la marche ou des étirements, idéalement toutes les heures.
  • De nombreux exercices ne nécessitent pas de machine ou autre équipement sportif : utilisez le mobilier pour le renforcement musculaire ou les étirements.
  • Utilisez les nombreuses applications mobiles pour vous coacher lors des séances, notamment celle du programme national nutrition santé : https://www.mangerbouger.fr/Le-Mag/Bien-etre/Mais-comment-faire-du-sport-dans-mon-appartement.

 

4. Réduire les risquescaracteres personnes detenant icones pharmaceutiques 53876 66161

  • Le virus COVID-19 peut facilement se transmettre par la salive : lors de consommation de substances psychoactives à plusieurs, redoublez de vigilance. Evitez tout échange de verres, bouteilles, cigarettes, joint, chicha et seringues afin de ne pas transmettre le virus à vos partenaires et à votre entourage.
  • Si vous êtes consommateur chronique d’alcool et que vous ne bénéficiez pas d’un traitement, veillez à ne pas interrompre brutalement votre consommation afin d’éviter un syndrome de sevrage. Unsevrage total ou partiel massif d’alcool peut en effet entraîner de graves complications chez les consommateurs chroniques.
  • La prise de médicaments ou de traitement anxiolytique/antidépresseur ne doit pas dépasser ce qui a été prescrit par le médecin. Au besoin, réévaluez avec votre médecin traitant la posologie si elle n’est plus efficace pour traiter vos symptômes.
  • Ne restez pas seul(e) face à vos consommations. N’hésitez pas à en parler avec des professionnels de santé (psychologues, infirmier(e)s, médecins) qui poursuivent leur activité en téléconsultation.

 

Besoin d’un soutien ?

 

Même en contexte de confinement, vous n’êtes pas seul(e) !

  • Les professionnels de l’ANPAA sont à votre écoute et vous pouvez bénéficier d’entretiens téléphoniques ou vidéo avec l’ensemble de nos équipes (éducateurs, infirmier(e)s, psychologues, médecins) Trouvez un contact près de chez vous : carte des adresses utiles
  • TABAC INFO SERVICE au 39 89. La ligne est ouverte de 8h à 20h, du lundi au samedi.
  • ALCOOL INFO SERVICE au 0 980 980 930, de 8h à 2h, 7 jours sur 7. Votre appel est anonyme et non surtaxé (coût d’une communication locale depuis un poste fixe ou inclus dans les forfaits des box et des mobiles).

Pour en savoir plus : https://www.drogues.gouv.fr/actualites/covid-19-tabac-alcool-drogues-risques-precautions