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Banners blackLa première édition du Défi de Janvier - Dry January à la française portée par une trentaine d’associations et acteurs de santé se termine aujourd’hui.

 

Cette opération inédite en France, d’abord abandonnée par le gouvernement avant que le monde associatif ne s’en fasse le relai a été un véritable succès. Près de 9000 participants inscrits sur le site Dryjanuary.fr ont pu bénéficier des conseils et du soutien d’une communauté motivée pour faire une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois. L’engouement du grand public et des médias pour la campagne lui ont donné un retentissement manifeste.

 


Selon une étude réalisée par l’institut YouGov, 61 % des Français ont entendu parler du Défi de Janvier et 68 % pensent que c’est une bonne chose. Se lancer le défi pour faire une pause après la période des fêtes est la première raison


 

Les équipes de l’ANPAA se sont mobilisées dans toute la France pour soutenir l’opération, sensibiliser le public sur les bénéfices d’une pause pour l’organisme et l’amener à s’auto-évaluer comme à questionner la pression sociale qui entoure la consommation d’alcool en France. Hervé Stipétic, directeur d’établissement dans l’Indre et Denis Marchand, médecin généraliste, expliquaient ainsi dans le journal La Nouvelle République que l’alcool est « un liant social, qui peut devenir une pression sociale. Notre travail, c’est de redonner le choix. D’avoir la liberté de s’abstenir de boire. »

 

Sur cet aspect, le magazine Psychologies revenait sur la pratique d’une consommation liée à une norme socialement acceptée dont « la prégnance trouve notamment une illustration dans l’incompréhension rencontrée par les non-buveurs auprès de leur entourage, et dans leurs difficultés à justifier leur choix de vie. Au-delà de son impact sanitaire direct, le « Dry January » peut faciliter la liberté de choix de chacun (boire ou ne pas boire), en dépit d’un entourage professionnel, amical ou familial peu favorable. »

 

Laure Maguin, cheffe de service à l’ANPAA dans le Rhône confiait à la radio RCF les difficultés qu’elle a elle-même rencontrées en participant au défi : « on est très sollicités d’un point de vue social, par des repas de famille, les verres entre amis, et on se rend compte que lorsqu’on prévient qu’on ne va pas prendre d’alcool, si on est une femme on est probablement enceinte et au-delà de cette excuse, l’entourage est surpris et s’interroge sur les raisons qui nous pousse à faire une pause […] ». 

 

Le retentissement inattendu du Défi de Janvier auprès de la société civile nous confirme finalement que la place de l’alcool évolue au cœur de nos pratiques et que la population a davantage conscience des risques liés à cette consommation.  

 

 

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