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Suite à la préfiguration, menée en partenariat avec l’ANPAA pendant deux ans du dispositif Ethylotest Anti-Démarrage Médico-Administratif (EAD MA) dans 4 départements (Finistère, Drôme, Nord et Marne), la Direction de la Sécurité Routière (DSCR) a annoncé, le 12 mars 2019, l’extension du dispositif de l’EAD Médico Administratif à toute la France.

 

Ce dispositif consiste à proposer une alternative à l’inaptitude à la conduite en donnant la possibilité aux conducteurs d’installer un EAD et de suivre un stage médico éducatif. Il s’agit d’une mesure d’intervention précoce et de réduction des risques que l’ANPAA a soutenu et accompagné dès le début en étant préfiguratrice aux cotés de la Direction de la Sécurité Routière, de la Direction Générale de la Santé et de l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies notamment, dans le cadre d’une convention signée en 2017 avec la DSCR.

 

 

DEPASSER LA CONTRAINTE POUR CHANGER LES COMPORTEMENTS

 

 

Les médecins des commissions médicales préfectorales en charge de déterminer l’aptitude de l’usager à la conduite auront désormais la possibilité, malgré une situation d’inaptitude médicale, de donner un avis favorable à la restitution d’un permis de conduire temporaire sous condition d’EAD. Le conducteur devra faire installer, à ses frais et par un installateur agréé, un dispositif homologué d’anti-démarrage électronique dans le véhicule qu’il conduit. En complément, il devra effectuer un stage médico-éducatif, intégralement pris en charge. Convaincue des effets positifs d’un tel accompagnement en termes de modification durable des comportements et de réduction du risque récidive, a porté cette proposition de stage. Un cahier des charges pour la réalisation de ce stage a été élaboré par les professionnels de l’association et mis à la disposition de l’ensemble des acteurs pour faciliter la généralisation au niveau national du dispositif.

 

Patrick Daimé, Secrétaire général de l’association, insiste sur l’intérêt du stage intégré au dispositif : « l’EAD existe dans d'autres pays et l’expérience a montré qu’un taux de récidive important demeurait après le retrait de l’appareil, il n’y a donc peu ou pas de changement de comportement vis-à-vis de l’alcool malgré l'interdiction de conduire. Une étude menée dans une de nos structures a permis d’apprécier que l’intervention collective influait davantage que l’intervention individuelle sur la récidive. Pour dépasser la seule dimension de contrainte, nous avons préconisé des stages collectifs qui doivent permettent la prise de conscience des risques pris et faire évoluer l’usager vers un changement de comportement ». La sécurité routière est renforcée, le lien social et l’outil de travail que constitue le permis de conduire sont préservés grâce à ce dispositif.

 

       Quelles sont les modalités du stage medico-éducatif ?

 

  • Il s’effectue dans un CSAPA du département de résidence du conducteur.
  • Il comporte deux consultations individuelles par un médecin addictologie.
  • Il comprend 5 à 6 séances collectives de deux heures, proposées en soirée.
  • À la fin du stage, le conducteur remet une attestation à la commission médicale lors du contrôle prévu pour le renouvellement de son permis de conduire.

 

L’ANPAA, UN RÔLE DE PROXIMITE

 

Carte anpaa

 

L’ANPAA est gestionnaire de Centre de soins, d’Accompagnement et de Prévention des Conduites Addictives (CSAPA) dans 70 départements, en Corse et à la Réunion. Son implantation sur l’ensemble du territoire national en fait une actrice de proximité pour l’accompagnement des personnes en difficulté avec leurs conduites addictives et leur entourage.

 

Préfiguratrice aux côtés de la sécurité routière sur la mise en place de l’EAD, l’ANPAA est aussi l’interlocutrice des Agences Régionales de Santé (ARS) qui désigneront bientôt les CSAPA référents pour effectuer les stages médico-éducatifs sur leurs territoires. L’association qui a déjà réalisé la formation des médecins des commissions médicales des Préfectures des départements préfigurateurs proposera également un module e-learning pour former et accompagner au niveau national les médecins de l’ensemble des commissions Préfectorales pour le déploiement de ce nouveau dispositif qu’il leur appartient de prescrire.

 

 

    

 

 

Contact :

Cecile JOYEUX
Chargée de mission de communication

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Tél. : 01.42.33.52.87