Vous êtes sur :

Face à la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement sur le territoire, l’ensemble de la population française est aujourd’hui confiné à domicile. Peu à peu la vie s’organise : de nombreuses personnes doivent partager leur temps entre télétravail et occupations des enfants ; d’autres, plus fragiles, doivent redoubler de vigilance en appliquant les gestes barrières et la distanciation sociale ; d’autres enfin sont soumises au télétravail organisé par leur employeur lorsque cela est possible. Dans ce nouveau contexte, où se crée une porosité entre travail et vie familiale, il est nécessaire de trouver de nouveaux équilibres de vie en définissant et appliquant soi-même de nouvelles règles de vie.  

 

LW 00432

Un risque de consommation de substances psychoactives accru

 

L’ennui est souvent décrit comme un déterminant dans la consommation de produit psychoactif quel qu’il soit. De fait, le confinement réduit les déplacements et les activités, entraînant pour certains un désœuvrement, qui peut engendrer une consommation plus importante que d’habitude.

 

En étant confinés à domicile, nous ne sommes pas soumis aux mêmes règles ni au cadre défini par le lieu de travail. Le domicile est un espace de liberté où les tentations peuvent être plus nombreuses tandis que les contraintes sociales sont moins fortes. La consommation de certaines substances psychoactives devient plus facile parce qu’elle n’est plus encadrée par les contraintes du milieu de travail : pauses cigarettes limitées dans la journée de travail, interdiction de consommer de l’alcool sur le lieu de travail, etc.

 

L’absence d’un cadre contraignant auquel s’ajoute le climat anxiogène lié à une crise sanitaire exceptionnelle peuvent engendrer une surconsommation. Ce contexte particulier peut inciter les personnes fragiles et sensibles au stress à consommer davantage de médicaments, notamment des anxiolytiques ou des antidépresseurs.

 

Quelques conseils pour gérer sa consommation en période de confinement

 

Le travail peut créer des situations de stress tout au long de la journée et conduire à une accumulation d’émotions qu’il faut savoir réguler. C’est particulièrement vrai lorsque l’on travaille dans des conditions qui ne sont pas optimales, ou nouvelles comme à domicile, et lorsque la frontière bureau/maison s’estompe.

 

Voici quelques conseils délivrés par nos professionnels :

 

1. Organiser sa journéeteletravail

  • Organisez votre journée de manière à ne pas laisser de temps morts propices à une hausse de la consommation.
  • Variez les activités autant que possible en dehors des heures de télétravail et alternez entre activités intellectuelles et physiques. Maintenir une activité physique (via des applis par exemple) est essentiel même en période de confinement.

 

2. Créer un environnement non propice à la consommation

  • Ne laissez pas de bouteilles d’alcool à portée.
  • Même contrainte pour les cendriers qui ne devraient pas rester à proximité de votre poste de télétravail.

 

3. Garder une activité physique

 illustration concept entraineur personnel 114360 1493

L’activité sportive est un très bon allié dans le cadre de la lutte contre les addictions. 

  • Le temps passé en position assise ou allongée doit être réduit. Essayez de rompre les périodes prolongées par de la marche ou des étirements, idéalement toutes les heures.
  • De nombreux exercices ne nécessitent pas de machine ou autre équipement sportif : utilisez le mobilier pour le renforcement musculaire ou les étirements.
  • Utilisez les nombreuses applications mobiles pour vous coacher lors des séances, notamment celle du programme national nutrition santé : https://www.mangerbouger.fr/Le-Mag/Bien-etre/Mais-comment-faire-du-sport-dans-mon-appartement.

 

4. Réduire les risquescaracteres personnes detenant icones pharmaceutiques 53876 66161

  • Le virus COVID-19 peut facilement se transmettre par la salive : lors de consommation de substances psychoactives à plusieurs, redoublez de vigilance. Evitez tout échange de verres, bouteilles, cigarettes, joint, chicha et seringues afin de ne pas transmettre le virus à vos partenaires et à votre entourage.
  • Si vous êtes consommateur chronique d’alcool et que vous ne bénéficiez pas d’un traitement, veillez à ne pas interrompre brutalement votre consommation afin d’éviter un syndrome de sevrage. Unsevrage total ou partiel massif d’alcool peut en effet entraîner de graves complications chez les consommateurs chroniques.
  • La prise de médicaments ou de traitement anxiolytique/antidépresseur ne doit pas dépasser ce qui a été prescrit par le médecin. Au besoin, réévaluez avec votre médecin traitant la posologie si elle n’est plus efficace pour traiter vos symptômes.
  • Ne restez pas seul(e) face à vos consommations. N’hésitez pas à en parler avec des professionnels de santé (psychologues, infirmier(e)s, médecins) qui poursuivent leur activité en téléconsultation.

 

Besoin d’un soutien ?

 

Même en contexte de confinement, vous n’êtes pas seul(e) !

  • Les professionnels de l’ANPAA sont à votre écoute et vous pouvez bénéficier d’entretiens téléphoniques ou vidéo avec l’ensemble de nos équipes (éducateurs, infirmier(e)s, psychologues, médecins) Trouvez un contact près de chez vous : carte des adresses utiles
  • TABAC INFO SERVICE au 39 89. La ligne est ouverte de 8h à 20h, du lundi au samedi.
  • ALCOOL INFO SERVICE au 0 980 980 930, de 8h à 2h, 7 jours sur 7. Votre appel est anonyme et non surtaxé (coût d’une communication locale depuis un poste fixe ou inclus dans les forfaits des box et des mobiles).

Pour en savoir plus : https://www.drogues.gouv.fr/actualites/covid-19-tabac-alcool-drogues-risques-precautions

Mobilis

 

Les mesures de confinement décidées par le Président de la République lundi 16 mars bousculent nos habitudes et nos méthodes de travail. Notre association, présente sur tout le territoire, gère 90 établissements, compte 1600 professionnels et réalise plus de 400 000 consultations par an. Dans cette situation particulière et afin de ne pas priver de soins les personnes fragiles que nous accompagnons au quotidien, les équipes de l’ANPAA assurent la continuité des services tout en s’inscrivant avec détermination dans un effort collectif essentiel pour endiguer l’épidémie.

Lire la suite...

bandeau Coronavirus

 

Face à l’épidémie de coronavirus, l’ANPAA, en tant qu’acteur de santé présent sur tout le territoire, se doit d’être exemplaire dans sa mobilisation face à l’épidémie.

 

Pour assurer une continuité des soins pour les publics les plus vulnérables, tout en étant attentifs à la sécurité et à la préservation de la santé de ses 1600 salariés, l’association adapte ses pratiques professionnelles dans le respect des consignes gouvernementales de confinement.

 

Les centres de soin et d’hébergement de l’ANPAA restent ouverts, mais privilégient au maximum une prise en charge à distance (téléconsultation, entretien par téléphone). Les consultations en face à face sont maintenues uniquement pour les situations nécessitant une continuité de soin absolue, en particulier pour les personnes suivant un traitement substitutif aux opiacés ou en cours de sevrage alcool ambulatoire. Les activités collectives et les interventions de prévention et de formation sont quant à elles, reportées ou annulées.

Lire la suite...

colloque reportDans le contexte actuel de l'épidémie de coronavirus, nous n’avons pas de visibilité sur l’évolution de la situation et des mesures de distanciation sociale.

 

Dès lors, nous sommes contraints de reporter le colloque sur la place de l’entourage initialement prévu le jeudi 14 mai 2020 à Paris.

 

 

Ce colloque sera reprogrammé à l’automne.

 

Nous communiquerons très prochainement la nouvelle date.

 

Nous vous souhaitons, en attendant une reprise que nous espérons la plus proche possible, bon courage dans cette période compliquée.

.

 

Si vous avez des questions, écrivez-nous à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

Lire la suite...

Capture2Le 24 janvier, 185 élus et salariés de l’ANPAA venus de toute la France se sont retrouvés à Paris pour la journée des vœux 2020 de l’association.

 

Au total, 32 actions sur le thème « Nos parties prenantes, acteurs du changement à nos côtés » ont été présentées sur 14 stands régionaux. Les équipes ont ainsi pu mettre en avant les actions qu’elles mènent pour et avec les usagers et bénéficiaires de nos actions de prévention ainsi qu’avec les bénévoles et les partenaires de l’association.

 

Ces actions sont consultables via le catalogue des actions ANPAA 2019.

 

Bonne lecture !

Banners blackLa première édition du Défi de Janvier - Dry January à la française portée par une trentaine d’associations et acteurs de santé se termine aujourd’hui.

 

Cette opération inédite en France, d’abord abandonnée par le gouvernement avant que le monde associatif ne s’en fasse le relai a été un véritable succès. Près de 9000 participants inscrits sur le site Dryjanuary.fr ont pu bénéficier des conseils et du soutien d’une communauté motivée pour faire une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois. L’engouement du grand public et des médias pour la campagne lui ont donné un retentissement manifeste.

 


Selon une étude réalisée par l’institut YouGov, 61 % des Français ont entendu parler du Défi de Janvier et 68 % pensent que c’est une bonne chose. Se lancer le défi pour faire une pause après la période des fêtes est la première raison


 

Lire la suite...

image protoxyde dazoteLe protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de « proto » et « gaz hilarant » par le grand public, est un gaz utilisé couramment dans les produits culinaires pour sa fonction de propulseur (dans les siphons de chantilly) et pour ses qualités anesthésiantes dans le milieu hospitalier.

 

Usage détourné et accessibilité

 

Ce gaz est depuis quelques années détourné de son usage originel à des fins récréatives. La pratique qui consiste à le transférer de la cartouche métallique dans un ballon de baudruche pour l’inhaler – qui existait déjà dans les années 90 – a pris de l’ampleur depuis 2018 et concerne majoritairement les adolescents entre 12 et 16 ans qui en recherchent les effets euphorisants.

 

En France, ce produit est légal et très facile d’accès puisqu’on le trouve en vente sous forme de cartouches métalliques sur internet et dans les supermarchés. Son accessibilité facilitant un usage détourné a conduit à une proposition de loi visant à encadrer la vente de protoxyde d’azote et à renforcer les actions de prévention.

Lire la suite...

Une année à poursuivre nos actions de prévention, d'accompagnement des conduites addictives, de formation aux professionnels...Une année à œuvrer pour changer le regard sur les addictions. 

 

13122019141223 anpaa 720x173

 

 

 

ra2018

 

L’ANPAA a le plaisir de vous présenter son rapport d'activité 2018

 

L'année 2018 a été une année importante pour l'ANPAA, qui est devenue grâce son maillage territorial, une actrice de premier plan en matière de lutte contre le tabagisme. L'association a déployé des programmes de prévention probants, nous avons ainsi à cœur de transformer durablement les comportements liés au tabac qui reste la première cause de mortalité évitable en France. L'association a poursuivi le développement et la diversification de ses activités médico-sociales afin de mieux répondre aux besoins des populations. Améliorer la santé des citoyens n’est pas seulement prévenir et favoriser l’accès aux soins, c’est aussi leur donner les outils qui leur permettent d’être mieux éclairés et devenir acteurs de leur santé. La richesse de notre association s’affirme aussi dans notre capacité à mobiliser, interpeller et informer le grand public sur les risques et les dangers induits par les conduites addictives.Ce rapport d'activité retrace le dynamisme de notre association.

 

Bonne lecture à tous et à toutes !

 

Télécharger le rapport d'activité 2018 

 

Nutri Scocre

 

L’ANPAA plaide depuis plusieurs années pour un étiquetage des boissons alcooliques qui permettrait aux consommateurs de faire des choix plus éclairés pour leur santé. Dans un même objectif de protection des consommateurs et d’accès à une information transparente pour tous, notre association soutient l’initiative citoyenne lancée par sept associations de consommateurs européennes destinée à rendre obligatoire le Nutri-score en Europe.

 

Après une bataille de plusieurs années, le logo nutritionnel Nutri-Score a été adopté officiellement par la France et plusieurs pays européens pour être apposé sur la face avant des emballages des aliments.

 

Lire la suite...