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12ème Congrès Vents d'Ouest : « Addictions : ouvrir les dialogues avec les enfants, les conjoints, les proches, les familles, les personnes consommatrices, les équipes, par des pratiques systémiques coopératives dans tous les contextes d’intervention ».

 

 

Affiche congres

L'ANPAA est partenaire du 12ème Congrès Vents d'Ouest, organisé par PEGASE Processus les 26 et 27 novembre 2020 à Saint Malo.

 

Comment favoriser l’accompagnement de chacune des personnes affectées par le processus addictif au cœur de son système ? Quelle est notre propre boussole en tant qu’intervenant ? Quelles sont nos représentations des addictions, nos peurs et nos empêchements susceptibles de freiner nos intentions d’ouvrir la parole et de travailler avec l’usager et son entourage ?

 

A l'occasion du congrès "Addictions : ouvrir les dialogues", nous explorerons le vaste territoire des pratiques relationnelles systémiques et coopératives pour aider les usagers, les enfants, l’entourage et les intervenants.

 

Nous cheminerons vers une compréhension de la dynamique des addictions et des processus d’accompagnement qui nous guidera vers les ressources de chacun.

 

Télécharger le programme

 

 

Informations pratiques

Dates : 26 & 27 novembre

Durée : 2 jours

Lieu : Saint Malo

Publics : services spécialisés en addictologie, professionnels accompagnant des personnes en difficultés avec des addictions (directement ou indirectement)

 

Tarifs

  • Tarif individuel (présentiel ou à distance : 450. Les vidéos des 39 interventions seront accessibles pendant 6 mois, quelle que soit l’option choisie (présentiel ou distanciel)
  • OFFRE FORFAITAIRE – réservée aux institutions : 1650. Accès à l’intégralité des vidéos du Congrès via une médiathèque numérique dédiée pendant 6 mois, pour tout ou partie de votre équipe, selon un nombre défini en amont, avec un code spécifique

       Inscriptions et renseignements complémentaires sur la page du Congrès

 

Drapeau de l'europe, sur fond blanc

Alors que les pays européens élaborent des politiques pour relancer leur économie et renforcer leur système de santé mis à rude épreuve par la pandémie de Covid-19, il est essentiel de veiller à la cohérence des politiques mises en œuvre au sein de l'Union européenne.

 

Si la crise de Covid-19 a mis en lumière les lacunes des politiques européennes en matière de santé, elle a également permis d’en tirer des leçons. Trop peu d'efforts et de ressources ont été consacrés aux mesures de prévention ces dernières décennies. À cet égard, la politique en matière d'alcool est particulièrement négligée, tant aux niveaux européen que nationaux, alors que la région européenne de l’OMS est la plus consommatrice d’alcool au monde.

 

Plus inquiétant encore, des initiatives visant à utiliser la crise Covid-19 pour affaiblir encore les politiques en matière d'alcool au bénéfice des industriels émergent dans plusieurs pays. Certains producteurs d'alcool comme Kronenbourg SAS et Pernod Ricard ont largement communiqué sur leurs efforts dans la lutte contre le virus via la fabrication et le don de gel hydroalcoolique et, après la crise, en sponsorisant la création de « cafés sociaux » sous prétexte de soutenir les zones rurales en voie de désertification[1].

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BIBA LELOUTRE

 

 

L’usage de la téléconsultation s’est considérablement développé au sein des centres en addictologie de l’ANPAA durant la période du confinement. Cette solution était le meilleur moyen de poursuivre la prise en charge des personnes accompagnées tout en assurant la sécurité des professionnels. Après deux mois de pratique, Sophie Biba, psychologue clinicienne à l’ANPAA en Centre-Val de Loire et Jacques Leloutre, médecin à l’ANPAA en Provence-Alpes-Côte-D’azur, partagent leur expérience sur ce mode de consultation.

 

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jeunes

 

Pendant la période de confinement, l’ANPAA a continué sa mission auprès des jeunes. Un enjeu d’autant plus important dans un contexte propice au développement de comportements addictifs, particulièrement chez les jeunes et étudiants isolés

 

Avec la mise en place des mesures de confinement, la priorité pour les professionnels de l’ANPAAa été de prendre contact avec les personnes accompagnées dans les centres d’addictologiepour leur proposer un accompagnement par téléphone, par téléconsultation ou par mail. Cependant, les conditions du confinement ont perturbé la démarche engagée auprès des jeunes. En effet, certains d’entre eux rentrés au domicile familial « ne se sentaient pas dans un contexte de confidentialité » souligne Isabelle Levenez, psychologue à l’ANPAA en Bretagne.

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loi EvinDans un arrêt de principe[1] du 20 mai 2020, la Cour de cassation est venue rassurer les défenseurs de la santé publique et de la loi Evin, dont fait partie l’ANPAA, en sanctionnant la publicité Phénix de Grimbergen. Si la Cour d’appel de Paris avait ouvert la voie à des interprétations extensives de la loi, la Cour de cassation a rappelé que la publicité pour des boissons alcooliques doit rester informative et objective quant aux caractéristiques du produit.

 

Rappelons les faits : en février 2017, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait condamné des publicités diffusées sur le site des bières Grimbergen suite à l’action lancée par l’ANPAA[2]. Selon le juge, la référence des films publicitaires à la série Game of Thrones n’avait aucun rapport avec les modalités de production ou les terroirs d’origine mais valorisait la consommation de cette boisson auprès d’un public jeune. L’association de la boisson au Phénix, animal légendaire doté de pouvoirs exceptionnels, dépassait par ailleurs ce qu’autorise la loi Evin dans une publicité, à savoir essentiellement les caractéristiques objectives du produit.

 

Le TGI s’était alors appuyé sur une lecture fidèle de la loi Evin. L’ensemble des éléments soulevés par l’ANPAA avaient été condamnés. Mais en décembre 2018, la Cour d’appel était revenue sur cette décision en introduisant une distinction parmi les différents thèmes limitatifs qu’il est possible d’évoquer dans une publicité alcool. La Cour d’appel estimait ainsi que l’origine du produit, sa dénomination ou encore sa composition pouvaient être abordées de façon hyperbolique, laissant de la place à la créativité des concepteurs de messages publicitaires. Elle avait par ailleurs avancé que seule la publicité incitant à une consommation excessive d’alcool était illicite.

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Ecran

 

En cette période de confinement où l’isolement social peut peser, le recours aux outils numériques peut être un moyen de s’évader, de combler l’absence des proches, d’occuper le temps en cette période qui nous est imposée. Si l’utilisation des écrans a naturellement et fortement augmenté dans les foyers français, il peut être utile de se créer des repères pour favoriser une utilisation équilibrée.



Ecrans : des bénéfices et des risques

 

Cette crise, à travers le confinement et les mesures de distanciation, met en lumière un rapport paradoxal aux écrans. Comme le souligne Sandrine Charnier, psychologue clinicienne et élue à l’ANPAA en Lorraine, « ils sont un soutien majeur durant cette période difficile car ils nous permettent d’occuper nos journées et de conserver des interactions sociales qui ont été fortement réduites depuis mars. Nous en tirons de nombreux bénéfices mais à contrario, nous n’avons pas été préparés à cet usage intensif. La relation que nous entretenons avec les outils numériques est complexe. c’est pourquoi, il est important de se rappeler de les utiliser à bon escient tout en étant conscient que nous ne sommes pas tous égaux pour gérer ses limites et son anxiété.». C’est particulièrement vrai face au flux d’informations anxiogènes qu’entretiennent les médias.

 

L’utilisation des écrans pendant le confinement n’est pas problématique en soi, il faut surtout être vigilant quant à l’évolution de son rapport à eux à l’issue du confinement. Sandrine Charnier, explique ainsi que « les bénéfices de l’utilisation des outils numériques ne sont pas négligeables : ils offrent une aide précieuse durant cette période de confinement en la rendant moins pesante. Pourtant, ils comportent un danger : se replier sur ces outils numériques et ainsi augmenter le risque de développer une addiction ».

 

Isabelle Levenez, psychologue au CSAPA de Saint-Brieuc, le confirme. La question est de savoir quelle place garderont les écrans après le confinement. D’après la psychologue, il est trop tôt pour mesurer l’ampleur des effets du confinement, mais il faut d’ores et déjà anticiper des répercussions sur les personnes ayant déjà une relation problématique avec les écrans. De plus, Sandrine Charnier précise que « si on part du principe que les personnes sont dépendantes à un comportement (jeux, pornographie…), le fait de rester confinées va les amener à utiliser le moyen qui leur permet de réaliser ce comportement et notamment Internet ». Avec un accès illimité à internet et l’absence de jugement extérieur sur ses conduites addictives, les personnes déjà en difficulté risquent d’aggraver leurs situations : « quelqu’un qui n’arrive pas à se lever parce qu’il a joué aux jeux vidéo toute la nuit, personne n’en est témoin. Dans ce cas, le confinement pose problème » explique Isabelle Levenez.

 

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Les autorités sanitaires ont mis au point une fiche simplifiée à destination des professionnels de santé, notamment libéraux, afin de promouvoir la prescription de la Naloxone et prévenir ainsi les risques d’overdose aux opiacés accrus durant la période de crise sanitaire liée au coronavirus.



Dans quels cas prescrire la Naloxone ?


L'initiation d'un TSO doit s'accompagner de la remise ou la prescription d'un kit de Naloxone.
Les usagers en cours de TSO venant pour un renouvellement peuvent se faire prescrire un kit de Naloxone en pharmacie d'officine s'il n'y a pas eu de consultation avec le médecin auparavant.
La prescription d'antalgiques opioïdes doit s'accompagner d'une évaluation par le prescripteur sur les risques de surdose et d'une information sur la Naloxone ou d'une prescription.

 

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L’ANPAA dévoile son troisième rapport sur les pratiques des lobbies de l’alcool qui vise à démontrer l’influence et les pratiques de l’ensemble des filières, et plus particulièrement viticole, sur l’année 2019.

 

Le 14 janvier 2020, Santé publique France a publié de nouveaux chiffres sur la consommation d'alcool en France qui confirment, si besoin en était, que la France se situe toujours à un très haut niveau de consommation dans le monde. Cette étude vient confirmer la nécessaire priorité qui doit porter sur la prévention du risque alcool. Pourtant la filière, par son intense lobbying, continue de nuire aux actions et politiques de prévention en santé publique.

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Depuis mars, les étudiants sont confinés comme le reste de la population, mais souvent dans des studios de petite taille  et loin de leurs proches. Leur quotidien est bousculé, l’angoisse qu’engendre la crise sanitaire complique le vécu de ce confinement, d’autant que l’absence de perspective dans leurs études et leur vie professionnelle est une inconnue supplémentaire. 

 

Pour Claude Vedeilhie, psychiatre et président de l’ANPAA en Bretagne, cette situation est problématique  pour un grand nombre de jeunes que ce soit pour leur santé mentale ou lorsqu’ils ont des addictions.

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Deux centres de confinement ont été ouverts dans des gymnases de Bayonne et Biarritz pour éviter aux personnes sans-abris, particulièrement vulnérables, de contracter le Covid-19. L’ANPAA a proposé son aide à l’association Atherbea qui gère les deux centres.  

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