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Pendant la période de confinement, l’ANPAA a continué sa mission auprès des jeunes. Un enjeu d’autant plus important dans un contexte propice au développement de comportements addictifs, particulièrement chez les jeunes et étudiants isolés

 

Avec la mise en place des mesures de confinement, la priorité pour les professionnels de l’ANPAAa été de prendre contact avec les personnes accompagnées dans les centres d’addictologiepour leur proposer un accompagnement par téléphone, par téléconsultation ou par mail. Cependant, les conditions du confinement ont perturbé la démarche engagée auprès des jeunes. En effet, certains d’entre eux rentrés au domicile familial « ne se sentaient pas dans un contexte de confidentialité » souligne Isabelle Levenez, psychologue à l’ANPAA en Bretagne

 

« C’est compliqué de garder le même investissement auprès des jeunes que nous accompagnons. Ils ne se sentent pas aussi libres dans leur parole, on sent qu’il y a une difficulté dans l’entretien téléphonique qu’il n’y avait pas dans la consultation » confie la psychologue. Heureusement, la sortie progressive du confinement permet à ces personnes d’être progressivement accueillies dans les centres afin d’évaluer leur situation et faire le point. 

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loi EvinDans un arrêt de principe[1] du 20 mai 2020, la Cour de cassation est venue rassurer les défenseurs de la santé publique et de la loi Evin, dont fait partie l’ANPAA, en sanctionnant la publicité Phénix de Grimbergen. Si la Cour d’appel de Paris avait ouvert la voie à des interprétations extensives de la loi, la Cour de cassation a rappelé que la publicité pour des boissons alcooliques doit rester informative et objective quant aux caractéristiques du produit.

 

Rappelons les faits : en février 2017, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait condamné des publicités diffusées sur le site des bières Grimbergen suite à l’action lancée par l’ANPAA[2]. Selon le juge, la référence des films publicitaires à la série Game of Thrones n’avait aucun rapport avec les modalités de production ou les terroirs d’origine mais valorisait la consommation de cette boisson auprès d’un public jeune. L’association de la boisson au Phénix, animal légendaire doté de pouvoirs exceptionnels, dépassait par ailleurs ce qu’autorise la loi Evin dans une publicité, à savoir essentiellement les caractéristiques objectives du produit.

 

Le TGI s’était alors appuyé sur une lecture fidèle de la loi Evin. L’ensemble des éléments soulevés par l’ANPAA avaient été condamnés. Mais en décembre 2018, la Cour d’appel était revenue sur cette décision en introduisant une distinction parmi les différents thèmes limitatifs qu’il est possible d’évoquer dans une publicité alcool. La Cour d’appel estimait ainsi que l’origine du produit, sa dénomination ou encore sa composition pouvaient être abordées de façon hyperbolique, laissant de la place à la créativité des concepteurs de messages publicitaires. Elle avait par ailleurs avancé que seule la publicité incitant à une consommation excessive d’alcool était illicite.

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Ecran

 

En cette période de confinement où l’isolement social peut peser, le recours aux outils numériques peut être un moyen de s’évader, de combler l’absence des proches, d’occuper le temps en cette période qui nous est imposée. Si l’utilisation des écrans a naturellement et fortement augmenté dans les foyers français, il peut être utile de se créer des repères pour favoriser une utilisation équilibrée.



Ecrans : des bénéfices et des risques

 

Cette crise, à travers le confinement et les mesures de distanciation, met en lumière un rapport paradoxal aux écrans. Comme le souligne Sandrine Charnier, psychologue clinicienne et élue à l’ANPAA en Lorraine, « ils sont un soutien majeur durant cette période difficile car ils nous permettent d’occuper nos journées et de conserver des interactions sociales qui ont été fortement réduites depuis mars. Nous en tirons de nombreux bénéfices mais à contrario, nous n’avons pas été préparés à cet usage intensif. La relation que nous entretenons avec les outils numériques est complexe. c’est pourquoi, il est important de se rappeler de les utiliser à bon escient tout en étant conscient que nous ne sommes pas tous égaux pour gérer ses limites et son anxiété.». C’est particulièrement vrai face au flux d’informations anxiogènes qu’entretiennent les médias.

 

L’utilisation des écrans pendant le confinement n’est pas problématique en soi, il faut surtout être vigilant quant à l’évolution de son rapport à eux à l’issue du confinement. Sandrine Charnier, explique ainsi que « les bénéfices de l’utilisation des outils numériques ne sont pas négligeables : ils offrent une aide précieuse durant cette période de confinement en la rendant moins pesante. Pourtant, ils comportent un danger : se replier sur ces outils numériques et ainsi augmenter le risque de développer une addiction ».

 

Isabelle Levenez, psychologue au CSAPA de Saint-Brieuc, le confirme. La question est de savoir quelle place garderont les écrans après le confinement. D’après la psychologue, il est trop tôt pour mesurer l’ampleur des effets du confinement, mais il faut d’ores et déjà anticiper des répercussions sur les personnes ayant déjà une relation problématique avec les écrans. De plus, Sandrine Charnier précise que « si on part du principe que les personnes sont dépendantes à un comportement (jeux, pornographie…), le fait de rester confinées va les amener à utiliser le moyen qui leur permet de réaliser ce comportement et notamment Internet ». Avec un accès illimité à internet et l’absence de jugement extérieur sur ses conduites addictives, les personnes déjà en difficulté risquent d’aggraver leurs situations : « quelqu’un qui n’arrive pas à se lever parce qu’il a joué aux jeux vidéo toute la nuit, personne n’en est témoin. Dans ce cas, le confinement pose problème » explique Isabelle Levenez.

 

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Les autorités sanitaires ont mis au point une fiche simplifiée à destination des professionnels de santé, notamment libéraux, afin de promouvoir la prescription de la Naloxone et prévenir ainsi les risques d’overdose aux opiacés accrus durant la période de crise sanitaire liée au coronavirus.



Dans quels cas prescrire la Naloxone ?


L'initiation d'un TSO doit s'accompagner de la remise ou la prescription d'un kit de Naloxone.
Les usagers en cours de TSO venant pour un renouvellement peuvent se faire prescrire un kit de Naloxone en pharmacie d'officine s'il n'y a pas eu de consultation avec le médecin auparavant.
La prescription d'antalgiques opioïdes doit s'accompagner d'une évaluation par le prescripteur sur les risques de surdose et d'une information sur la Naloxone ou d'une prescription.

 

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L’ANPAA dévoile son troisième rapport sur les pratiques des lobbies de l’alcool qui vise à démontrer l’influence et les pratiques de l’ensemble des filières, et plus particulièrement viticole, sur l’année 2019.

 

Le 14 janvier 2020, Santé publique France a publié de nouveaux chiffres sur la consommation d'alcool en France qui confirment, si besoin en était, que la France se situe toujours à un très haut niveau de consommation dans le monde. Cette étude vient confirmer la nécessaire priorité qui doit porter sur la prévention du risque alcool. Pourtant la filière, par son intense lobbying, continue de nuire aux actions et politiques de prévention en santé publique.

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 Ados cartons

Depuis mars, les étudiants sont confinés comme le reste de la population, mais souvent dans des studios de petite taille  et loin de leurs proches. Leur quotidien est bousculé, l’angoisse qu’engendre la crise sanitaire complique le vécu de ce confinement, d’autant que l’absence de perspective dans leurs études et leur vie professionnelle est une inconnue supplémentaire. 

 

Pour Claude Vedeilhie, psychiatre et président de l’ANPAA en Bretagne, cette situation est problématique  pour un grand nombre de jeunes que ce soit pour leur santé mentale ou lorsqu’ils ont des addictions.

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Deux centres de confinement ont été ouverts dans des gymnases de Bayonne et Biarritz pour éviter aux personnes sans-abris, particulièrement vulnérables, de contracter le Covid-19. L’ANPAA a proposé son aide à l’association Atherbea qui gère les deux centres.  

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Isolememnt A l’heure du confinement, les difficultés d’approvisionnement en produits illicites, l’isolement et la réduction du nombre de consultations physiques de suivi médico-psycho-social font craindre une dégradation des conditions de vie des consommateurs de l’île.

 

S’approvisionner en produits illicites est particulièrement compliqué pour les usagers de l’île car une grande partie des produits sont importés par bateau et la plupart des liaisons sont pour le moment interrompues. La production de cannabis locale ne suffira pas à pallier les manques et les prix explosent. Les professionnels de l’ANPAA sont vigilants quant à la situation qui risque d’empirer avec la durée du confinement.

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Confinez clairs

Fêtez Clairs, un collectif d’associations, coordonnée par l’ANPAA 75, a pour objectif de faire de la prévention et de la Réduction Des Risques dans les milieux festifs parisiens. Mais la période de confinement mettant en suspens tout regroupement de personnes qu’il soit festif ou non, le collectif a pris l’initiative de se rebaptiser, le temps de quelques semaines, en « Confinez Clairs ».

 

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jeunes addictionsDans le contexte très particulier du confinement, les professionnels de la protection de l’enfance se retrouvent démunis pour faire face aux conduites addictives, parfois exacerbées, des jeunes qu’ils accompagnent.

 

Après près de trois semaines de confinement, les professionnels de la protection de l’enfance   se retrouvent confrontés à des difficultés liées aux conduites addictives des jeunes qu’ils accompagnent dans les structures d’hébergement notamment. Ces problématiques sont souvent renforcées par l’isolement social induit par le confinement : hausse des consommations pour certains mais aussi difficultés d’approvisionnement pour d’autres.

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