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verres noirs sur fond blanc

Dans le cadre de l’examen final du PLFSS 2020, les parlementaires ont résisté aux pressions et maintenu l’extension de la taxe prémix aux mélanges à base de vin. La mesure, demandée depuis plusieurs années par l’ANPAA, entrera en vigueur au 1er juillet 2020. C’est une belle victoire pour la santé publique !  

 

Depuis plusieurs années, l’ANPAA demande un alignement de la fiscalité des vins aromatisés (rosé pamplemousse et autres rouge cola) sur celle des prémix à base de spiritueux pour lesquels le législateur a fixé une taxe dissuasive en 2004. La taxe avait eu un effet quasi immédiat et conduit à une chute de 40 % des ventes de prémix en 2005. A l’époque, les boissons aromatisées à base de vin avaient été épargnées.  

 

Appelées Vinipops, ces boissons sont spécialement conçues pour les jeunes : elles sont moins alcoolisées que les vins (7 à 8°), ont des noms destinés à attirer ce segment de clientèle et sont vendues à des prix bas les rendant accessibles aux adolescents au faible pouvoir d'achat. En 2013, le propriétaire de la marque Rosé sucette déclarait ainsi : « ces bouteilles, à moins de 3 euros sur linéaire, seront un tremplin permettant aux néophytes d’accéder aux vins plus classiques. Notamment pour un public plutôt jeune et féminin. »[1]  

 

Pour Bernard Basset, vice-président de l’ANPAA, « même si la taxe adoptée est très inférieure à celle des prémix à base de spiritueux, elle témoigne néanmoins de la volonté de lutter contre ces produits ». L’ANPAA salue l’engagement de l’ensemble des députés et sénateurs qui se sont mobilisés malgré la pression des lobbies qui ont brandi un certain nombre d’arguments fallacieux pour que l’amendement soit supprimé. Ils n’ont finalement obtenu qu’un report de l’entrée en vigueur de la mesure au 1er juillet 2020.  

 

Taxation des bières fortes et financement de la prévention  

 

Le combat se poursuit en revanche concernant d’autres produits favorisant l’alcoolisation massive des jeunes, à savoir les bières fortes. L’ANPAA avait proposé l’extension de la cotisation de Sécurité sociale aux bières titrant à plus de 8,5 %[2]. Des amendements en ce sens avaient été déposés par des parlementaires mais qui n’ont pas été adoptés. De même, l’abondement du Fonds Addictions par une taxe sur la publicité pour les boissons alcooliques n’a pas été retenu. Or il n’est pas compréhensible que l’alcool, 2ème cause de mortalité évitable, ne contribue pas au financement des actions de prévention. Comme elle l’a fait pour la taxe prémix, l’ANPAA poursuivra dès lors ses actions de sensibilisation afin que ces dispositions finissent par voir le jour dans le cadre d’un prochain PLFSS.  

 

 

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[1] https://www.sudouest.fr/2013/06/18/avec-la-gamme-sucette-le-boom-des-vins-aromatises-1088495-2780.php

[2] Actuellement, cette taxe existe déjà pour les bières de plus de 18 % vol. et s’élève à 3,00 €/degré/hl

Le gouvernement a lancé le 3 septembre et jusqu’au 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes, le premier Grenelle des violences conjugales. Alors que deux tiers des victimes déclarent que leur partenaire était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, l’ANPAA espère que ce facteur de risque sera effectivement pris en compte dans les suites données au Grenelle des violences conjugales.

 

 

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Les violences faites aux femmes ne se réduisent pas aux seules violences conjugales et doivent être envisagées dans leur ensemble : violences symboliques, économiques, verbales, physiques dont sexuelles.

 

Les chiffres sont édifiants et encore en dessous de la réalité :

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L’ANPAA est mobilisée pour le Moi(s) sans tabac dans toute la France. Elle est également ambassadrice dans 4 régions en 2019 : Bretagne, Corse, Grand-Est et Pays de la Loire. Quelle est le rôle de l’association en tant qu’ambassadrice Moi(s) sans tabac, comment l’opération est-elle déployée concrètement au niveau régional et quels sont les bénéfices d’une telle campagne ? Explications avec Valérie Guitet, chargée de mission responsable du déploiement de la campagne Moi(s) sans tabac en Pays-de-la-Loire.

 

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L’ANPAA est ambassadeur Moi(s) sans tabac en Pays de la Loire. Qu’est-ce que cela signifie ?

La structure ambassadrice pour le Moi(s) sans tabac est l’organisme chargé de déployer le dispositif de marketing social sur son territoire. Cela comprend le recrutement et la fidélisation des partenaires locaux depuis 2016 puisque ce sont eux qui vont diffuser la campagne dans leurs établissements. Cela va des établissements hospitaliers aux associations en passant par les structures médico-sociales, les administrations, les professionnels de santé libéraux et les entreprises. En plus de l’accompagnement aux professionnels, l’ANPAA administre le groupe des Habitants des Pays de la Loire sur la page Facebook de Tabac info service pour soutenir la démarche des fumeurs.

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Parmi les amendements soumis au vote de l’assemblée nationale lors du PLFSS 2020, celui du député Olivier Véran visant à autoriser l’expérimentation du cannabis thérapeutique pour une durée de deux ans, a été adopté par l’hémicycle vendredi dernier.

 

Alors que l’usage médical du cannabis pour les patients est déjà autorisé dans 17 pays de l’Union Européenne, la France interdit jusqu’à présent strictement l’utilisation médicale du cannabis. Paradoxalement, les patients présentant certaines pathologies prennent le risque de de se procurer du cannabis de manière totalement illégale pour apaiser leurs souffrances.

 

L’ANPAA accueille avec beaucoup de satisfaction cet amendement qui va permettre d’encadrer l’expérimentation auprès de 3000 patients.

 

L’ANSM avait préalablement émis un avis positif sur les travaux du comité d’experts qui se positionnait en faveur de l’usage du cannabis à visée thérapeutique. La France, longtemps frileuse sur le sujet a décidé d'adopter une démarche dont l'encadrement scientifique témoigne du souci de procéder avec rigueur et méthode, sur un usage qui reste dans le champ des meilleurs soins dont les malades doivent bénéficier.

 

 

Pour la quatrième année consécutive, les équipes de l’ANPAA sont mobilisées dans toute la France pour l’opération Moi(s) sans Tabac qui durera tout le mois de novembre. Comme les années précédentes, un dispositif itinérant a été mis en place pour favoriser la rencontre entre les fumeurs et les professionnels de santé et de prévention : des « Villages Moi(s) sans Tabac » à retrouver dans plusieurs régions.

 

Sur ces villages, des stands et des animations permettent au public de rencontrer des professionnels et de bénéficier de conseils personnalisés à l’occasion d’une première consultation gratuite par exemple. Mercredi 23 octobre, l’ANPAA en Ile-de-France était présente au forum des Halles à Paris, pour informer et sensibiliser les passant(e)s.

 

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Début août 2019, 105 députés LREM ont lancé une offensive contre un des derniers remparts de la loi Evin qui pose des limites à un marché complètement dérégulé de l'alcool : l'interdiction de vente d'alcool dans les enceintes sportives - sauf dérogations - et surtout l'interdiction du sponsoring sportif et culturel par le secteur économique de l'alcool. Sous le prétexte du soutien au sport, ces députés se font le relais fidèle du lobby alcoolier qui, année après année, rogne progressivement la plus grande loi de santé publique dont la France se soit dotée. 

 

Pourtant, rien ne s'est déroulé comme prévu. Pour la première fois depuis 1991, le lobby de l'alcool a dû pour l'instant reculer. Même si nul doute qu'il reviendra à la charge, tellement le potentiel de profits est important, le déroulement de cet affrontement entre alcooliers et acteurs de santé publique mérite analyse en raison même de son issue favorable à la protection de la santé des jeunes.

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°38 - Alcooliser le sport : la dernière frontière des alcooliers

 

 

L’ANPAA a le plaisir de vous présenter son rapport d'activité 2018

 

L'année 2018 a été une année importante pour l'ANPAA, qui est devenue grâce son maillage territorial, une actrice de premier plan en matière de lutte contre le tabagisme. L'association a déployé des programmes de prévention probants, nous avons ainsi à cœur de transformer durablement les comportements liés au tabac qui reste la première cause de mortalité évitable en France. L'association a poursuivi le développement et la diversification de ses activités médico-sociales afin de mieux répondre aux besoins des populations. Améliorer la santé des citoyens n’est pas seulement prévenir et favoriser l’accès aux soins, c’est aussi leur donner les outils qui leur permettent d’être mieux éclairés et devenir acteurs de leur santé. La richesse de notre association s’affirme aussi dans notre capacité à mobiliser, interpeller et informer le grand public sur les risques et les dangers induits par les conduites addictives.Ce rapport d'activité retrace le dynamisme de notre association.

 

Bonne lecture à tous et à toutes !

 

Télécharger le rapport d'activité 2018 

 

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L’ANPAA plaide depuis plusieurs années pour un étiquetage des boissons alcooliques qui permettrait aux consommateurs de faire des choix plus éclairés pour leur santé. Dans un même objectif de protection des consommateurs et d’accès à une information transparente pour tous, notre association soutient l’initiative citoyenne lancée par sept associations de consommateurs européennes destinée à rendre obligatoire le Nutri-score en Europe.

 

Après une bataille de plusieurs années, le logo nutritionnel Nutri-Score a été adopté officiellement par la France et plusieurs pays européens pour être apposé sur la face avant des emballages des aliments.

 

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Cannabis therapeutiqueLe statut (il)légal du cannabis fait de plus en plus débat sous l'effet de la légalisation sous différentes formes dans plusieurs pays occidentaux (Canada, Uruguay, Etats-Unis), et surtout du fait de l'échec patent de la prohibition, notamment en France. Le secteur économique, toujours plus réactif aux tendances que les gouvernements, a lancé de grandes manœuvres pour se positionner sur un marché prometteur.

 

Parier sur la légalisation du cannabis et les profits futurs qui en découleront est actuellement l’un des exercices préférés d'une partie des marchés financiers et des acteurs économiques du tabac et de l'alcool. Il serait illusoire de considérer que ce débat, purement économique, restera circonscrit à l'Amérique du Nord. Les acteurs de santé publique qui, pour d’autres raisons, sont favorables à une légalisation, doivent s'y préparer sauf à subir les seules lois du marché.

 

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°37 - Le lobby du cannabis Les grandes manœuvres dans la perspective d’une légalisation

 

 

Contact presse :

Cecile JOYEUX
Chargée de mission de communication

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Tél. : 01.42.33.52.87

 

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Pour répondre aux mêmes constats que ceux visés par le rapport « Addictions : la révolution de l’e-Santé », remis par le Dr Jean-Pierre Thierry et le Pr  Michel Reynaud à la MILDECA le 14 mai, l'ANPAA en Côte d'Or va expérimenter en juin une téléconsultation. Ces constats sont : 

 

  • Les besoins et demandes de prévention/soins/accompagnement et réduction des risques sont plus importants que l’offre actuelle. En effet, le « treatment gap », écart entre le nombre de personnes souffrant d’addiction et le nombre de patients traités, reste important en France : moins de 20% des personnes présentant un trouble de l’usage de substances bénéficient d’un traitement.

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