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En plein Défi de janvier, Santé publique France publie ce 14 janvier de nouveaux chiffres sur la consommation d'alcool enFrance qui confirme, si besoin était, le niveau de risque en France et dans chacune des régions.

 

Si globalement, la France se situe à un très haut niveau de consommation dans le monde (11,7 litres d'alcool pur par an et par habitant), les pratiques de consommation varient selon les régions, et les générations :

 

  • En Occitanie, 12,6 % des adultes de 18 à 75 ans boivent quotidiennement de l’alcool, contre 7,1 % en Ile-de-France. La moyenne nationale est de 10 %.
  • Les alcoolisations ponctuelles importantes (plus de six verres ou plus en une seule occasion) s'établissent à 16,2 % mensuellement, avec des niveaux allant 13,9 % des adultes en Ile-de-France, contre 20,5 % en Bretagne.
  • La consommation de bière est plus forte dans le Nord de la France, tandis que le vin domine sans surprise dans les régions de production viticole.

 

Si les chiffres de la consommation d'alcool publiés par Santé publique France permettent de mieux définir les priorités régionales, cette étude confirme la nécessaire priorité qui doit porter sur la prévention du risque alcool. La frilosité politique sur le sujet n'est plus de mise au moment où l'opinion publique est de plus en plus consciente des risques et des dommages liés à l'alcool. Le succès indéniable du Défi de janvier en est la preuve.

 

image protoxyde dazoteLe protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de « proto » et « gaz hilarant » par le grand public, est un gaz utilisé couramment dans les produits culinaires pour sa fonction de propulseur (dans les siphons de chantilly) et pour ses qualités anesthésiantes dans le milieu hospitalier.

 

Usage détourné et accessibilité

 

Ce gaz est depuis quelques années détourné de son usage originel à des fins récréatives. La pratique qui consiste à le transférer de la cartouche métallique dans un ballon de baudruche pour l’inhaler – qui existait déjà dans les années 90 – a pris de l’ampleur depuis 2018 et concerne majoritairement les adolescents entre 12 et 16 ans qui en recherchent les effets euphorisants.

 

En France, ce produit est légal et très facile d’accès puisqu’on le trouve en vente sous forme de cartouches métalliques sur internet et dans les supermarchés. Son accessibilité facilitant un usage détourné a conduit à une proposition de loi visant à encadrer la vente de protoxyde d’azote et à renforcer les actions de prévention.

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Une année à poursuivre nos actions de prévention, d'accompagnement des conduites addictives, de formation aux professionnels...Une année à œuvrer pour changer le regard sur les addictions. 

 

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Bouteilles

 

Alors que la perception des risques liés à la consommation d'alcool progresse inexorablement dans l'opinion, le lobby de l'alcool a dû s'adapter à la fois dans son discours et dans sa stratégie pour préserver ses intérêts et contrer l'influence des acteurs de santé.

 

C'est ainsi qu'il prétend avoir autant sa place sur le champ de la prévention que les acteurs de santé eux-mêmes.

 

On voit dès lors émerger des actions de pseudo-prévention visant à surtout ne pas troubler la réalisation de leur chiffre d’affaires.

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Alcool jeune


Le 4 décembre, l’ANPAA a participé à la première matinale de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) organisée sur le thème « Alcool : quelles accessibilités ? ». Elle a été l’occasion de présenter les principaux indicateurs en matière d'alcool et d’échanger sur plusieurs travaux récemment menés par l’OFDT. Une attention particulière a été accordée aux jeunes : accessibilité et représentation vis-à-vis de l’alcool et exposition aux publicités pour l’alcool.

 

Dans le cadre de l’enquête ESCAPAD[1] de mars 2017, 13 330 jeunes âgés de 17 ans ont répondu à un questionnaire concernant leur mémorisation des publicités pour les boissons alcoolisées et l’appréciation qu’ils en avaient. Ils se sont aussi exprimés sur les lieux où ils avaient pu être en contact avec un message de promotion de l’alcool.

 

Des publicités et des marques largement mémorisées

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verres noirs sur fond blanc

Dans le cadre de l’examen final du PLFSS 2020, les parlementaires ont résisté aux pressions et maintenu l’extension de la taxe prémix aux mélanges à base de vin. La mesure, demandée depuis plusieurs années par l’ANPAA, entrera en vigueur au 1er juillet 2020. C’est une belle victoire pour la santé publique !  

 

Depuis plusieurs années, l’ANPAA demande un alignement de la fiscalité des vins aromatisés (rosé pamplemousse et autres rouge cola) sur celle des prémix à base de spiritueux pour lesquels le législateur a fixé une taxe dissuasive en 2004. La taxe avait eu un effet quasi immédiat et conduit à une chute de 40 % des ventes de prémix en 2005. A l’époque, les boissons aromatisées à base de vin avaient été épargnées.  

 

Appelées Vinipops, ces boissons sont spécialement conçues pour les jeunes : elles sont moins alcoolisées que les vins (7 à 8°), ont des noms destinés à attirer ce segment de clientèle et sont vendues à des prix bas les rendant accessibles aux adolescents au faible pouvoir d'achat. En 2013, le propriétaire de la marque Rosé sucette déclarait ainsi : « ces bouteilles, à moins de 3 euros sur linéaire, seront un tremplin permettant aux néophytes d’accéder aux vins plus classiques. Notamment pour un public plutôt jeune et féminin. »[1]  

 

Pour Bernard Basset, vice-président de l’ANPAA, « même si la taxe adoptée est très inférieure à celle des prémix à base de spiritueux, elle témoigne néanmoins de la volonté de lutter contre ces produits ». L’ANPAA salue l’engagement de l’ensemble des députés et sénateurs qui se sont mobilisés malgré la pression des lobbies qui ont brandi un certain nombre d’arguments fallacieux pour que l’amendement soit supprimé. Ils n’ont finalement obtenu qu’un report de l’entrée en vigueur de la mesure au 1er juillet 2020.  

 

Taxation des bières fortes et financement de la prévention  

 

Le combat se poursuit en revanche concernant d’autres produits favorisant l’alcoolisation massive des jeunes, à savoir les bières fortes. L’ANPAA avait proposé l’extension de la cotisation de Sécurité sociale aux bières titrant à plus de 8,5 %[2]. Des amendements en ce sens avaient été déposés par des parlementaires mais qui n’ont pas été adoptés. De même, l’abondement du Fonds Addictions par une taxe sur la publicité pour les boissons alcooliques n’a pas été retenu. Or il n’est pas compréhensible que l’alcool, 2ème cause de mortalité évitable, ne contribue pas au financement des actions de prévention. Comme elle l’a fait pour la taxe prémix, l’ANPAA poursuivra dès lors ses actions de sensibilisation afin que ces dispositions finissent par voir le jour dans le cadre d’un prochain PLFSS.  

 

 

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[1] https://www.sudouest.fr/2013/06/18/avec-la-gamme-sucette-le-boom-des-vins-aromatises-1088495-2780.php

[2] Actuellement, cette taxe existe déjà pour les bières de plus de 18 % vol. et s’élève à 3,00 €/degré/hl

Le gouvernement a lancé le 3 septembre et jusqu’au 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes, le premier Grenelle des violences conjugales. Alors que deux tiers des victimes déclarent que leur partenaire était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, l’ANPAA espère que ce facteur de risque sera effectivement pris en compte dans les suites données au Grenelle des violences conjugales.

 

 

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Les violences faites aux femmes ne se réduisent pas aux seules violences conjugales et doivent être envisagées dans leur ensemble : violences symboliques, économiques, verbales, physiques dont sexuelles.

 

Les chiffres sont édifiants et encore en dessous de la réalité :

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L’ANPAA est mobilisée pour le Moi(s) sans tabac dans toute la France. Elle est également ambassadrice dans 4 régions en 2019 : Bretagne, Corse, Grand-Est et Pays de la Loire. Quelle est le rôle de l’association en tant qu’ambassadrice Moi(s) sans tabac, comment l’opération est-elle déployée concrètement au niveau régional et quels sont les bénéfices d’une telle campagne ? Explications avec Valérie Guitet, chargée de mission responsable du déploiement de la campagne Moi(s) sans tabac en Pays-de-la-Loire.

 

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L’ANPAA est ambassadeur Moi(s) sans tabac en Pays de la Loire. Qu’est-ce que cela signifie ?

La structure ambassadrice pour le Moi(s) sans tabac est l’organisme chargé de déployer le dispositif de marketing social sur son territoire. Cela comprend le recrutement et la fidélisation des partenaires locaux depuis 2016 puisque ce sont eux qui vont diffuser la campagne dans leurs établissements. Cela va des établissements hospitaliers aux associations en passant par les structures médico-sociales, les administrations, les professionnels de santé libéraux et les entreprises. En plus de l’accompagnement aux professionnels, l’ANPAA administre le groupe des Habitants des Pays de la Loire sur la page Facebook de Tabac info service pour soutenir la démarche des fumeurs.

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Parmi les amendements soumis au vote de l’assemblée nationale lors du PLFSS 2020, celui du député Olivier Véran visant à autoriser l’expérimentation du cannabis thérapeutique pour une durée de deux ans, a été adopté par l’hémicycle vendredi dernier.

 

Alors que l’usage médical du cannabis pour les patients est déjà autorisé dans 17 pays de l’Union Européenne, la France interdit jusqu’à présent strictement l’utilisation médicale du cannabis. Paradoxalement, les patients présentant certaines pathologies prennent le risque de de se procurer du cannabis de manière totalement illégale pour apaiser leurs souffrances.

 

L’ANPAA accueille avec beaucoup de satisfaction cet amendement qui va permettre d’encadrer l’expérimentation auprès de 3000 patients.

 

L’ANSM avait préalablement émis un avis positif sur les travaux du comité d’experts qui se positionnait en faveur de l’usage du cannabis à visée thérapeutique. La France, longtemps frileuse sur le sujet a décidé d'adopter une démarche dont l'encadrement scientifique témoigne du souci de procéder avec rigueur et méthode, sur un usage qui reste dans le champ des meilleurs soins dont les malades doivent bénéficier.

 

 

Pour la quatrième année consécutive, les équipes de l’ANPAA sont mobilisées dans toute la France pour l’opération Moi(s) sans Tabac qui durera tout le mois de novembre. Comme les années précédentes, un dispositif itinérant a été mis en place pour favoriser la rencontre entre les fumeurs et les professionnels de santé et de prévention : des « Villages Moi(s) sans Tabac » à retrouver dans plusieurs régions.

 

Sur ces villages, des stands et des animations permettent au public de rencontrer des professionnels et de bénéficier de conseils personnalisés à l’occasion d’une première consultation gratuite par exemple. Mercredi 23 octobre, l’ANPAA en Ile-de-France était présente au forum des Halles à Paris, pour informer et sensibiliser les passant(e)s.

 

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