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Cannabis therapeutiqueLe statut (il)légal du cannabis fait de plus en plus débat sous l'effet de la légalisation sous différentes formes dans plusieurs pays occidentaux (Canada, Uruguay, Etats-Unis), et surtout du fait de l'échec patent de la prohibition, notamment en France. Le secteur économique, toujours plus réactif aux tendances que les gouvernements, a lancé de grandes manœuvres pour se positionner sur un marché prometteur.

 

Parier sur la légalisation du cannabis et les profits futurs qui en découleront est actuellement l’un des exercices préférés d'une partie des marchés financiers et des acteurs économiques du tabac et de l'alcool. Il serait illusoire de considérer que ce débat, purement économique, restera circonscrit à l'Amérique du Nord. Les acteurs de santé publique qui, pour d’autres raisons, sont favorables à une légalisation, doivent s'y préparer sauf à subir les seules lois du marché.

 

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°37 - Le lobby du cannabis Les grandes manœuvres dans la perspective d’une légalisation

 

 

Contact presse :

Cecile JOYEUX
Chargée de mission de communication

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Tél. : 01.42.33.52.8

 

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Pour répondre aux mêmes constats que ceux visés par le rapport « Addictions : la révolution de l’e-Santé », remis par le Dr Jean-Pierre Thierry et le Pr  Michel Reynaud à la MILDECA le 14 mai, l'ANPAA en Côte d'Or va expérimenter en juin une téléconsultation. Ces constats sont : 

 

  • Les besoins et demandes de prévention/soins/accompagnement et réduction des risques sont plus importants que l’offre actuelle. En effet, le « treatment gap », écart entre le nombre de personnes souffrant d’addiction et le nombre de patients traités, reste important en France : moins de 20% des personnes présentant un trouble de l’usage de substances bénéficient d’un traitement.

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rapport lobbies

 

En 2016, la Cour des comptes alertait sur l’influence des lobbies de l’alcool au sein de la sphère politique qui avait permis pendant longtemps de contrer toute tentative de mise en oeuvre d’une politique de santé publique réellement efficace en matière de réduction du risque alcool. Ces pratiques sont toujours d'actualité et l’année 2018 se caractérise par une série d’initiatives menées par l’ensemble des filières alcool - et plus particulièrement viticole - qui bénéficie de la compréhension du Président de la République.

 

Au coeur de ces initiatives, une stratégie visant à se positionner comme un « acteur de prévention » auprès des pouvoirs publics afin de pouvoir diffuser leurs propres messages de prévention, centrés uniquement sur la responsabilité individuelle des consommateurs. L’impact de l’environnement sur les consommations (publicité, accessibilité, prix) est volontairement passé sous silence, de même que toute proposition visant à instaurer des mesures contraignantes. Pourtant, se vouloir "acteurs de prévention" et faire de la jeunesse une cible prioritaire pour la consommation d'alcool (cf. article du Monde : Le lobby du vin à la conquête des jeunes) sont deux ambitions contradictoires du lobby alcoolier.

 

Ce deuxième rapport analyse les stratégies mises en place par le lobby alcoolier pour contourner la loi Evin, noyauter la politique de prévention et met en lumière l'influence de cette industrie sur les politiques publiques. 

 

Télécharger le rapport 

BouteilleLe "French Paradox" (Paradoxe Français) a longtemps été un argument utilisé par le lobby du vin pour en promouvoir la consommation. Le secteur économique viticole, toujours à la recherche d'éléments pouvant contrebalancer les effets négatifs, avérés, importants et connus de longue date de la consommation d'alcool sur la santé, a brodé pendant plusieurs décennies sur un mythe, celui de la protection de la santé des Français par un régime à base de vin.

 

Ce qui a été une opération de communication très réussie, à l'échelle mondiale, ne reposait que sur des approximations scientifiques et un excellent plan médias. Alors que la rigueur de la science a progressivement vidé de sa substance le prétendu "French Paradox", il n'est pas inutile de revenir sur cet épisode de désinformation à grande échelle et sur plusieurs décennies, et d'en tirer les leçons.

 

Télécharger le dossier Décryptages N°36 - French Paradox : Histoire d'un conte à boire debout

 

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Cecile JOYEUX
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Suite à la préfiguration, menée en partenariat avec l’ANPAA pendant deux ans du dispositif Ethylotest Anti-Démarrage Médico-Administratif (EAD MA) dans 4 départements (Finistère, Drôme, Nord et Marne), la Direction de la Sécurité Routière (DSCR) a annoncé, le 12 mars 2019, l’extension du dispositif de l’EAD Médico Administratif à toute la France.

 

Ce dispositif consiste à proposer une alternative à l’inaptitude à la conduite en donnant la possibilité aux conducteurs d’installer un EAD et de suivre un stage médico éducatif. Il s’agit d’une mesure d’intervention précoce et de réduction des risques que l’ANPAA a soutenu et accompagné dès le début en étant préfiguratrice aux cotés de la Direction de la Sécurité Routière, de la Direction Générale de la Santé et de l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies notamment, dans le cadre d’une convention signée en 2017 avec la DSCR.

 

 

DEPASSER LA CONTRAINTE POUR CHANGER LES COMPORTEMENTS

 

 

Les médecins des commissions médicales préfectorales en charge de déterminer l’aptitude de l’usager à la conduite auront désormais la possibilité, malgré une situation d’inaptitude médicale, de donner un avis favorable à la restitution d’un permis de conduire temporaire sous condition d’EAD. Le conducteur devra faire installer, à ses frais et par un installateur agréé, un dispositif homologué d’anti-démarrage électronique dans le véhicule qu’il conduit. En complément, il devra effectuer un stage médico-éducatif, intégralement pris en charge. Convaincue des effets positifs d’un tel accompagnement en termes de modification durable des comportements et de réduction du risque récidive, a porté cette proposition de stage. Un cahier des charges pour la réalisation de ce stage a été élaboré par les professionnels de l’association et mis à la disposition de l’ensemble des acteurs pour faciliter la généralisation au niveau national du dispositif.

 

Patrick Daimé, Secrétaire général de l’association, insiste sur l’intérêt du stage intégré au dispositif : « l’EAD existe dans d'autres pays et l’expérience a montré qu’un taux de récidive important demeurait après le retrait de l’appareil, il n’y a donc peu ou pas de changement de comportement vis-à-vis de l’alcool malgré l'interdiction de conduire. Une étude menée dans une de nos structures a permis d’apprécier que l’intervention collective influait davantage que l’intervention individuelle sur la récidive. Pour dépasser la seule dimension de contrainte, nous avons préconisé des stages collectifs qui doivent permettent la prise de conscience des risques pris et faire évoluer l’usager vers un changement de comportement ». La sécurité routière est renforcée, le lien social et l’outil de travail que constitue le permis de conduire sont préservés grâce à ce dispositif.

 

       Quelles sont les modalités du stage medico-éducatif ?

 

  • Il s’effectue dans un CSAPA du département de résidence du conducteur.
  • Il comporte deux consultations individuelles par un médecin addictologie.
  • Il comprend 5 à 6 séances collectives de deux heures, proposées en soirée.
  • À la fin du stage, le conducteur remet une attestation à la commission médicale lors du contrôle prévu pour le renouvellement de son permis de conduire.

 

L’ANPAA, UN RÔLE DE PROXIMITE

 

Carte anpaa

 

L’ANPAA est gestionnaire de Centre de soins, d’Accompagnement et de Prévention des Conduites Addictives (CSAPA) dans 70 départements, en Corse et à la Réunion. Son implantation sur l’ensemble du territoire national en fait une actrice de proximité pour l’accompagnement des personnes en difficulté avec leurs conduites addictives et leur entourage.

 

Préfiguratrice aux côtés de la sécurité routière sur la mise en place de l’EAD, l’ANPAA est aussi l’interlocutrice des Agences Régionales de Santé (ARS) qui désigneront bientôt les CSAPA référents pour effectuer les stages médico-éducatifs sur leurs territoires. L’association qui a déjà réalisé la formation des médecins des commissions médicales des Préfectures des départements préfigurateurs proposera également un module e-learning pour former et accompagner au niveau national les médecins de l’ensemble des commissions Préfectorales pour le déploiement de ce nouveau dispositif qu’il leur appartient de prescrire.

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’ANPAA est fière de s’associer à la parution du livre pour enfants « Des ours dans la maison ». L’album – qui peut être lu avec un adulte dès 5 ans – traite de l’alcoolisme. La métaphore du sifflet pour l'alcool et des ours qui détruisent tout sur leur passage permet d’aborder le sujet compliqué de l'addiction et d'aider de nombreux enfants à comprendre l’usage abusif d’un produit et ses conséquences pour soi-même et pour l’entourage. Définitivement un livre à avoir dans sa bibliothèque !

 

Sur chaque vente, 1€ est reversé à notre association via un partenariat avec les Editions d’Orbestier-Rêves bleus.

 

N’hésitez pas à faire la promotion de l’ouvrage !

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Consulter aussi le nouveau Nouveau guide Repères - Conduites addictives : Travailler pour et avec les personnes de l'entourage

>> Télécharger le Guide Repères

>> Commander le Guide Repères

 

 

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Les femmes présentant des conduites addictives font partie des publics les plus vulnérables. Leur accompagnement par les services de prise en charge spécialisés reste cependant minoritaire. Le développement et le renforcement de la prise en charge des publics féminins fait partie des priorités identifiées dans le plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 proposé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA).

 

À l’occasion de la journée internationale des Droits des femmes, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publie ce vendredi 8 mars les résultats de l’enquête Ad-femina dans la revue Tendances. Cette enquête, lancée début 2018, avait pour objectif d'approfondir les connaissances sur les actions spécifiques qui sont mises en place à destination des publics féminins dans les centres d’accompagnement et de soin en addictologie.

 

Un questionnaire adressé à ces différentes structures a permis de recueillir des informations précieuses sur les activités menées dans 338 structures en addictologie. 

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Image guide entourage

 

Ce nouveau guide a pour objet des questionnements éthiques, des repères professionnels, des expériences et zooms du travail avec et pour l’entourage de personnes en difficultés avec leurs conduites addictives. Il s'adresse aux professionnel.le.s de la prévention, de l'accompagnement et des soins.

 
1/ Considérer l’entourage de personnes en difficulté avec leurs conduites addictives : difficultés et ressources de l'entourage, entourage au cœur de la pathologie du lien et partie prenante.

 

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Le Collectif Orange Bleue a participé à l’élaboration d’une formation en ligne conçue par le Collectif des Festivals. Cette formation aborde différents thèmes comme les risques sonores, les consommations de drogues et d’alcool, la sexualité ou encore le harcèlement. Elle est gratuite et à destination des organisateurs de festivals mais aussi à toute personne susceptible d’être en lien avec un public festif (par ex, des bénévoles).

La formation en ligne se compose de 10 étapes :
• L’introduction
• La prévention et la réduction des risques : de quoi parle-t-on ?
• Quelles actions mettre en place en milieu festif ?
• Alcool, tabac et cannabis
• Les drogues illicites en milieu festif
• Les violences de genre en milieu festif
• Gestion et prévention sonore
• Comment mettre en place un stand de prévention
• Réglementation et responsabilité de l’organisateur
• S’informer, se former, être accompagné dans son projet

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Ballon bouteillePrésentées comme un argument phare de la "contribution des filières de boissons alcoolisées[1] au plan national de santé publique priorité prévention" remise le 27 juin 2018 au Président de la République – selon eux à sa demande –, les promesses d’autorégulation des pratiques marketing auxquelles les producteurs s’engagent solennellement ne doivent tromper personne. Les études internationales sont formelles : les codes d’auto-régulation mis en place par les alcooliers ne permettent pas d’atteindre l’objectif affiché de limiter l'exposition de la jeunesse aux publicités alcool et modérer les contenus.

 

En France, la situation est particulière puisque le pays fait coexister une auto-régulation et un encadrement par la loi de l'offre publicitaire en matière d'alcool. L’observation des décisions rendues par les tribunaux comparée à celles des organes d’autorégulation permet de mettre au jour d’intéressantes observations. L'analyse des effets des deux systèmes de régulation permet d'évaluer leur apport à la politique de santé et de répondre à une question essentielle : l'autorégulation est-elle efficace pour empêcher les pratiques commerciales les plus agressives ?

 

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[1] dont Vin & Société, Avec Modération ! et Brasseurs de France

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N°35 - L’autorégulation des pratiques commerciales des alcooliers : Efficacité ou leurre ?