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jeunes addictionsDans le contexte très particulier du confinement, les professionnels de la protection de l’enfance se retrouvent démunis pour faire face aux conduites addictives, parfois exacerbées, des jeunes qu’ils accompagnent.

 

Après près de trois semaines de confinement, les professionnels de la protection de l’enfance   se retrouvent confrontés à des difficultés liées aux conduites addictives des jeunes qu’ils accompagnent dans les structures d’hébergement notamment. Ces problématiques sont souvent renforcées par l’isolement social induit par le confinement : hausse des consommations pour certains mais aussi difficultés d’approvisionnement pour d’autres.

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Face à la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement sur le territoire, l’ensemble de la population française est aujourd’hui confiné à domicile. Peu à peu la vie s’organise : de nombreuses personnes doivent partager leur temps entre télétravail et occupations des enfants ; d’autres, plus fragiles, doivent redoubler de vigilance en appliquant les gestes barrières et la distanciation sociale ; d’autres enfin sont soumises au télétravail organisé par leur employeur lorsque cela est possible. Dans ce nouveau contexte, où se crée une porosité entre travail et vie familiale, il est nécessaire de trouver de nouveaux équilibres de vie en définissant et appliquant soi-même de nouvelles règles de vie.  

 

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Un risque de consommation de substances psychoactives accru

 

L’ennui est souvent décrit comme un déterminant dans la consommation de produit psychoactif quel qu’il soit. De fait, le confinement réduit les déplacements et les activités, entraînant pour certains un désœuvrement, qui peut engendrer une consommation plus importante que d’habitude.

 

En étant confinés à domicile, nous ne sommes pas soumis aux mêmes règles ni au cadre défini par le lieu de travail. Le domicile est un espace de liberté où les tentations peuvent être plus nombreuses tandis que les contraintes sociales sont moins fortes. La consommation de certaines substances psychoactives devient plus facile parce qu’elle n’est plus encadrée par les contraintes du milieu de travail : pauses cigarettes limitées dans la journée de travail, interdiction de consommer de l’alcool sur le lieu de travail, etc.

 

L’absence d’un cadre contraignant auquel s’ajoute le climat anxiogène lié à une crise sanitaire exceptionnelle peuvent engendrer une surconsommation. Ce contexte particulier peut inciter les personnes fragiles et sensibles au stress à consommer davantage de médicaments, notamment des anxiolytiques ou des antidépresseurs.

 

Quelques conseils pour gérer sa consommation en période de confinement

 

Le travail peut créer des situations de stress tout au long de la journée et conduire à une accumulation d’émotions qu’il faut savoir réguler. C’est particulièrement vrai lorsque l’on travaille dans des conditions qui ne sont pas optimales, ou nouvelles comme à domicile, et lorsque la frontière bureau/maison s’estompe.

 

Voici quelques conseils délivrés par nos professionnels :

 

1. Organiser sa journéeteletravail

  • Organisez votre journée de manière à ne pas laisser de temps morts propices à une hausse de la consommation.
  • Variez les activités autant que possible en dehors des heures de télétravail et alternez entre activités intellectuelles et physiques. Maintenir une activité physique (via des applis par exemple) est essentiel même en période de confinement.

 

2. Créer un environnement non propice à la consommation

  • Ne laissez pas de bouteilles d’alcool à portée.
  • Même contrainte pour les cendriers qui ne devraient pas rester à proximité de votre poste de télétravail.

 

3. Garder une activité physique

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L’activité sportive est un très bon allié dans le cadre de la lutte contre les addictions. 

  • Le temps passé en position assise ou allongée doit être réduit. Essayez de rompre les périodes prolongées par de la marche ou des étirements, idéalement toutes les heures.
  • De nombreux exercices ne nécessitent pas de machine ou autre équipement sportif : utilisez le mobilier pour le renforcement musculaire ou les étirements.
  • Utilisez les nombreuses applications mobiles pour vous coacher lors des séances, notamment celle du programme national nutrition santé : https://www.mangerbouger.fr/Le-Mag/Bien-etre/Mais-comment-faire-du-sport-dans-mon-appartement.

 

4. Réduire les risquescaracteres personnes detenant icones pharmaceutiques 53876 66161

  • Le virus COVID-19 peut facilement se transmettre par la salive : lors de consommation de substances psychoactives à plusieurs, redoublez de vigilance. Evitez tout échange de verres, bouteilles, cigarettes, joint, chicha et seringues afin de ne pas transmettre le virus à vos partenaires et à votre entourage.
  • Si vous êtes consommateur chronique d’alcool et que vous ne bénéficiez pas d’un traitement, veillez à ne pas interrompre brutalement votre consommation afin d’éviter un syndrome de sevrage. Unsevrage total ou partiel massif d’alcool peut en effet entraîner de graves complications chez les consommateurs chroniques.
  • La prise de médicaments ou de traitement anxiolytique/antidépresseur ne doit pas dépasser ce qui a été prescrit par le médecin. Au besoin, réévaluez avec votre médecin traitant la posologie si elle n’est plus efficace pour traiter vos symptômes.
  • Ne restez pas seul(e) face à vos consommations. N’hésitez pas à en parler avec des professionnels de santé (psychologues, infirmier(e)s, médecins) qui poursuivent leur activité en téléconsultation.

 

Besoin d’un soutien ?

 

Même en contexte de confinement, vous n’êtes pas seul(e) !

  • Les professionnels de l’ANPAA sont à votre écoute et vous pouvez bénéficier d’entretiens téléphoniques ou vidéo avec l’ensemble de nos équipes (éducateurs, infirmier(e)s, psychologues, médecins) Trouvez un contact près de chez vous : carte des adresses utiles
  • TABAC INFO SERVICE au 39 89. La ligne est ouverte de 8h à 20h, du lundi au samedi.
  • ALCOOL INFO SERVICE au 0 980 980 930, de 8h à 2h, 7 jours sur 7. Votre appel est anonyme et non surtaxé (coût d’une communication locale depuis un poste fixe ou inclus dans les forfaits des box et des mobiles).

Pour en savoir plus : https://www.drogues.gouv.fr/actualites/covid-19-tabac-alcool-drogues-risques-precautions

Mobilis

 

Les mesures de confinement décidées par le Président de la République lundi 16 mars bousculent nos habitudes et nos méthodes de travail. Notre association, présente sur tout le territoire, gère 90 établissements, compte 1600 professionnels et réalise plus de 400 000 consultations par an. Dans cette situation particulière et afin de ne pas priver de soins les personnes fragiles que nous accompagnons au quotidien, les équipes de l’ANPAA assurent la continuité des services tout en s’inscrivant avec détermination dans un effort collectif essentiel pour endiguer l’épidémie.

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Face à l’épidémie de coronavirus, l’ANPAA, en tant qu’acteur de santé présent sur tout le territoire, se doit d’être exemplaire dans sa mobilisation face à l’épidémie.

 

Pour assurer une continuité des soins pour les publics les plus vulnérables, tout en étant attentifs à la sécurité et à la préservation de la santé de ses 1600 salariés, l’association adapte ses pratiques professionnelles dans le respect des consignes gouvernementales de confinement.

 

Les centres de soin et d’hébergement de l’ANPAA restent ouverts, mais privilégient au maximum une prise en charge à distance (téléconsultation, entretien par téléphone). Les consultations en face à face sont maintenues uniquement pour les situations nécessitant une continuité de soin absolue, en particulier pour les personnes suivant un traitement substitutif aux opiacés ou en cours de sevrage alcool ambulatoire. Les activités collectives et les interventions de prévention et de formation sont quant à elles, reportées ou annulées.

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colloque reportDans le contexte actuel de l'épidémie de coronavirus, nous n’avons pas de visibilité sur l’évolution de la situation et des mesures de distanciation sociale.

 

Dès lors, nous sommes contraints de reporter le colloque sur la place de l’entourage initialement prévu le jeudi 14 mai 2020 à Paris.

 

 

Ce colloque sera reprogrammé à l’automne.

 

Nous communiquerons très prochainement la nouvelle date.

 

Nous vous souhaitons, en attendant une reprise que nous espérons la plus proche possible, bon courage dans cette période compliquée.

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Si vous avez des questions, écrivez-nous à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

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Capture2Le 24 janvier, 185 élus et salariés de l’ANPAA venus de toute la France se sont retrouvés à Paris pour la journée des vœux 2020 de l’association.

 

Au total, 32 actions sur le thème « Nos parties prenantes, acteurs du changement à nos côtés » ont été présentées sur 14 stands régionaux. Les équipes ont ainsi pu mettre en avant les actions qu’elles mènent pour et avec les usagers et bénéficiaires de nos actions de prévention ainsi qu’avec les bénévoles et les partenaires de l’association.

 

Ces actions sont consultables via le catalogue des actions ANPAA 2019.

 

Bonne lecture !

Alcool represLe Premier ministre a annoncé que pour revitaliser les petites communes, il allait distribuer gratuitement 10 000 Licence IV[1] pour les petites communes de moins de 3 500 habitants. Là où nous attendons des soignants, du service public de qualité, de l'emploi, de l’aide à la personne, nous aurons donc des bistrots !

 

Cette décision, qui ravira certainement le lobby alcoolier, envoie un message désastreux sur le plan de la santé publique. Car toutes les études démontrent que le niveau d'alcoolisation d'un pays est directement lié à l'offre et à l'accessibilité en boissons alcooliques.

 

Le Premier ministre le reconnait lui-même implicitement en se référant au nombre de débits de boissons en 1960 qui était de 200 000 contre 40 000 aujourd'hui. Mais il ne précise pas que la consommation d'alcool pur par habitant était alors de 26 litres par an. Elle est aujourd'hui de 11,7 litres – toujours une des plus élevées au monde – mais cette diminution depuis les années 60 tient aussi à la diminution du nombre de bars possédant une licence IV.

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Le mois de janvier 2020 a été marqué par une action de mobilisation sociale inédite sur le champ de la santé publique en France avec l'action Défi de Janvier ("Dry January" à la française) qui consistait à faire une pause dans sa consommation d'alcool.

 

 

 

Le succès indéniable de cette première campagne de sensibilisation est d'autant plus inattendu que les pouvoirs publics s'en étaient retirés au dernier moment et qu'elle a été portée uniquement par un consortium d'associations, dont l'ANPAA, qui ont pu pallier le manque de soutien de l'Etat par le militantisme associatif.

 

Télécharger le dossier Décryptages N°40 - Un Défi relevé et réussi en janvier "Dry January" à la française en 2020

 

 

Banners blackLa première édition du Défi de Janvier - Dry January à la française portée par une trentaine d’associations et acteurs de santé se termine aujourd’hui.

 

Cette opération inédite en France, d’abord abandonnée par le gouvernement avant que le monde associatif ne s’en fasse le relai a été un véritable succès. Près de 9000 participants inscrits sur le site Dryjanuary.fr ont pu bénéficier des conseils et du soutien d’une communauté motivée pour faire une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois. L’engouement du grand public et des médias pour la campagne lui ont donné un retentissement manifeste.

 


Selon une étude réalisée par l’institut YouGov, 61 % des Français ont entendu parler du Défi de Janvier et 68 % pensent que c’est une bonne chose. Se lancer le défi pour faire une pause après la période des fêtes est la première raison


 

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En plein Défi de janvier, Santé publique France publie ce 14 janvier de nouveaux chiffres sur la consommation d'alcool enFrance qui confirme, si besoin était, le niveau de risque en France et dans chacune des régions.

 

Si globalement, la France se situe à un très haut niveau de consommation dans le monde (11,7 litres d'alcool pur par an et par habitant), les pratiques de consommation varient selon les régions, et les générations :

 

  • En Occitanie, 12,6 % des adultes de 18 à 75 ans boivent quotidiennement de l’alcool, contre 7,1 % en Ile-de-France. La moyenne nationale est de 10 %.
  • Les alcoolisations ponctuelles importantes (plus de six verres ou plus en une seule occasion) s'établissent à 16,2 % mensuellement, avec des niveaux allant 13,9 % des adultes en Ile-de-France, contre 20,5 % en Bretagne.
  • La consommation de bière est plus forte dans le Nord de la France, tandis que le vin domine sans surprise dans les régions de production viticole.

 

Si les chiffres de la consommation d'alcool publiés par Santé publique France permettent de mieux définir les priorités régionales, cette étude confirme la nécessaire priorité qui doit porter sur la prévention du risque alcool. La frilosité politique sur le sujet n'est plus de mise au moment où l'opinion publique est de plus en plus consciente des risques et des dommages liés à l'alcool. Le succès indéniable du Défi de janvier en est la preuve.