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MSTABAC

 

Le lancement de la 5ème édition du Moi(s) sans Tabac qui a débuté le 1er novembre s’est vu voler la vedette par l’annonce du reconfinement en raison de l’accélération de l’épidémie de COVID-19.

 

Alors que l’opération Moi(s) sans tabac – une campagne qui incite les fumeurs à arrêter leur consommation de tabac pendant au moins 30 jours – est en cours tout au long du mois de novembre, le confinement peut rendre encore plus difficile, pour les fumeurs, la décision d’arrêter de fumer.

 

Isabelle Dommanget, animatrice de prévention et consultante en addictologie à l’ANPAA en Bourgogne-Franche-Comté, confirme : « La période est très particulière, les fumeurs peuvent être davantage stressés. Ils vont avoir tendance à remettre à plus tard l’arrêt du tabac ou vouloir se « consoler » avec autre chose, comme avec de la nourriture ou en augmentant leur temps d’écrans par exemple. ». Elle ajoute que des personnes, qui s’étaient inscrites sur le site de l’opération, peuvent changer d’avis et ne plus souhaiter relever le défi.

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Imagepoisson

Poisson flaque

 

 

 

 

 

Après 2 ans de travail articulés autour d’une démarche participative (ateliers en régions, consultation nationale), l’ANPAA s’apprête à renouveler son identité visuelle en 2021.

 

 

Cette nouvelle identité s’inscrit dans les évolutions que l’association a connues depuis sa fondation par Louis Pasteur et Claude Bernard en 1876. Moderne, simple et adaptée aux outils numériques, la nouvelle identité représente les experts et les professionnels, bénévoles et salariés de l’association et dit clairement notre mission : améliorer la santé de tous et toutes en agissant sur toutes les addictions.  

 

RDRL’ANPAA 75 a pu contribuer et apporter son expertise dans la réalisation d’un recueil de différents points de vue sur la Réduction des Risques Alcool (RdRA) en centre d’hébergement, coordonnée par la Mission Métropolitaine de Prévention des Conduites à Risques (MMPCR).

 

Après avoir constaté des difficultés majeures dans la gestion des consommations d’alcool des résidents au sein des centres d’hébergement (Urgence, Réinsertion sociale et Stabilisation), la MMPCR a mis en place un groupe de travail interqualifiant réunissant des professionnels de l’hébergement, de l’insertion et de l’addictologie. En effet, de nombreuses personnes en situation de précarité se voient encore exclues des centres d’hébergement en raison de l’interdiction d’y consommer de l’alcool. Cet interdit est alors contourné par les résidents qui introduisent des boissons alcoolisées en cachette ou qui boivent massivement avant de réintégrer le centre, mettant en difficulté les professionnels qui les accompagnent.

 

L’ANPAA 75 intervient dans ce recueil pour partager son point de vue sur la réduction des risques et des dommages liées à la consommation d’alcool. Les équipes ont pu mettre en place des formations dans les centres d’hébergement pour accompagner les professionnels dans leur réflexion et les familiariser avec la problématique alcool. L’objectif pour l’ANPAA était de faire changer le regard des résidents mais aussi des professionnels sur les représentations de la consommation d’alcool dans les CHRS et outiller les professionnels pour accompagner autrement la consommation d’alcool par les personnes hébergées dans une démarche de réduction des risques.

 

 « La réduction des risques, c’est ne pas mettre l’abstinence comme un préalable à l’accompagnement des personnes, reconnaitre que l’arrêt de la consommation n’est pas possible pour le moment et qu’il n’est pas possible de le décider pour elles. C’est aussi reconnaitre que malgré leur addiction, les personnes sont soucieuses de leur santé et sont prêtes à s’engager sur des objectifs atteignables » explique Pierre-Olivier Le Clanche, chef de service à l’ANPAA 75.

 

Télécharger le document-ressource RdR Alcool en centre d’hébergement 

Prix AlbatrosLes 27, 28, et 29 octobre 2020 s’est tenu le 14ème congrès international de l’addictologie de l’ALBATROS 2020 sur le thème "Addictions : croisement des disciplines et confrontation des disciplines".

 

Pour cette 14ème édition, l’ANPAA a eu l’honneur de remettre le prix ANPAA de la prévention des addictions au Pr Bérénice Doray pour ses travaux de prévention sur le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale et des centres ressources ECTAF à La Réunion.

 

Ce prix de 2 000 € récompense une étude ou un projet ayant permis d’améliorer les connaissances en matière d’efficacité des actions de prévention en addictologie quelle que soit la discipline de la recherche.

 

Les travaux du Pr Bérénice Doray : « Le trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale, qu'est-ce que c'est ? Description et analyse d'une série de patients à La Réunion »

 

« Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) représente la forme la plus visible, associant retard de croissance, syndrome dysmorphique et malformatif et troubles cognitivo- comportementaux. Malgré l’existence de guides diagnostiques et de lignes directrices à disposition des professionnels, le diagnostic reste difficile. Notre étude analyse les résultats issus de 53 patients âgés de 5 à 18 ans ayant bénéficié d’un bilan au centre diagnostic TSAF de la Réunion. Ce bilan a permis, dans cette série préliminaire, de confirmer le diagnostic de TSAF chez 98% des patients, validant ainsi l'efficience du repérage en amont, de classer le trouble en SAF complet (26%), partiel (38%) ou TNDLA (34%) et de repérer les comorbidités associées (15% de microremaniements chromosomiques pathogènes). Ces données sont fondamentales pour la prise en charge, la notification du handicap auprès de la MDPH et l’orientation scolaire. Le Centre Diagnostic occupe une place majeure au sein de la stratégie globale de repérage, diagnostic, prévention et prise en charge des TSAF dans notre région. A ce jour, plus de 150 enfants ont pu ainsi bénéficier de ce bilan. Premier centre en France dédié à cette problématique, il doit servir de modèle à la mise en place d’autres centres en France ».

 

Isolememnt

 

Alors que le reconfinement peut être vécu difficilement par des personnes fragilisées par des conduites addictives, l’ANPAA se mobilise pour éviter les ruptures des parcours de soin et lutter contre leur isolement . Pendant la première phase de confinement, le lien avec un certain nombre de personnes accompagnées par l’association a pu être distendu Alors que depuis ces derniers mois, nous nous mobilisons pour le reconstruire, l’association met tout en œuvre pour que ce nouveau confinement n’ait pas les mêmes impacts.

 

Le premier confinement a été une situation difficile pour les personnes en difficulté avec des conduites addictives.Une étude menée par l’ANPAA auprès de ses usagers a révélé que 41% se sont retrouvés seuls pendant le confinement. Alors que 53% des usagers ont augmenté leurs consommations pendant la période, il est à craindre que ce reconfinement ait des répercussions encore plus importantes. Déjà, un certain nombre de personnes accompagnées par l’ANPAA expriment leur crainte de ne plus pouvoir venir dans leur centre d’addictologie si le confinement venait à être renforcé.

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hard sltzers

 

Sous l'appellation "Hard seltzers", l'industrie de l'alcool promeut depuis quelques temps dans les pays anglo-saxons des boissons alcooliques avec une stratégie marketing destinée à édulcorer, sinon occulter l'alcool qu'elles contiennent pour en faire une boisson nouvelle, prétendument "naturelle" et inscrite dans notre époque.

 

Le succès rencontré aux USA et au Canada a incité les producteurs à investir de nouveaux marchés, et c'est ainsi que des hard seltzers à la française ont vu le jour cet été sous les marques FEFE, OPEAN ou Natz. Ces nouvelles boissons alcooliques poseront un nouveau défi à la santé publique, si elles devaient se développer, compte tenu de la stratégie promotionnelle qui a été retenue, en France comme ailleurs.

 

Pour en savoir plus, téléchargez le Décryptages n°42

 

 

Action milieu carcral

"S'évader sans s'évader..."

 

La semaine dernière‌, six personnes détenues du Centre de Détention d'Uzerche ont pu, le temps d'une journée, quitter l'enceinte de la prison pour prendre de l'altitude durant quelques heures.

 

C’est lors d'une permission accordée par la Juge d’application des peines qu'ils ont pu randonner durant 12 kilomètres jusqu'au Suc au May dans les monédières. Cette sortie a été impulsée par Laetitia Aymard, Assistante de Service Sociale, référente carcérale à l'ANPAA et organisée en collaboration avec l'Unité Sanitaire dépendant du Centre Hospitalier de Tulle et du Centre Hospitalier du Pays d'Eygurande, ainsi que le SPIP (Service Pénitentiaire d'Insertion et de  Probation) et l'Administration Pénitentiaire. Ce projet avait cheminé depuis près de deux ans et l'heure était venue de franchir le pas.

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USAGER

 

Grégory Duperron, directeur d’établissement de l’ANPAA dans l’Allier, revient sur les travaux menés par une sociologue pour déterminer les besoins préalablement à la création d’une offre mobile en matière de réduction des risques pour les usagers de drogues.

 

A l’ANPAA en Auvergne-Rhône-Alpes, nous avions le projet de mettre en place un CAARUD mobile à Montluçon en lien avec le CAARUD « La passerelle » de Montluçon. La mobilité et la démarche « d’aller vers » en CAARUD étant très large, nous devions étudier la pertinence de ce dispositif. Il était donc important d’identifier les besoins réels des usagers mais également des professionnels en contact avec ces derniers. Pour mener à bien ce projet, nous avons fait appel à Agnès DI GENNARO, sociologue-chargée d’étude, pour nous aider à identifier ces besoins.

 

Cette étude s’est déroulée sur le territoire du de Montluçon avec la réalisation d’entretiens auprès des professionnels du secteur et des usagers ainsi que l’envoi d’un questionnaire à l’ensemble des pharmaciens du territoire. A travers une analyse de la demande, une étude documentaire des écrits relatifs à la réduction des risques et des dommages et une analyse des résultats recueillis, la sociologue a identifié plusieurs points :

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Etablissement ANPAA

 

À la sortie du confinement, l’ANPAA a mené une enquête auprès des usagers de l’ensemble de ses centres (CSAPA). Cette enquête visait notamment à évaluer l’impact du confinement sur les consommations des personnes accompagnées par l’association.  

 

Afin d’en savoir plus sur la manière dont les personnes accompagnées par l’ANPAA ont vécu le confinement, un questionnaire leur a été soumis entre le 12 mai et le 20 juin 2020. Il s’intéressait aussi à leur retour d’expérience des modalités d’accompagnement à distance mises en place pendant la période.

 

480 personnes ont répondu au questionnaire.

 

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AG 2020

 

Le 26 septembre dernier, les adhérents de l’ANPAA, réunis lors de leur assemblée générale, ont procédé à l’élection de 15 administrateurs à l’occasion du renouvellement partiel du conseil d'administration.

 

Ce conseil d'administration accueille notamment 9 nouveaux administrateurs :

  • Pr. Amine Benyamina, Chef du département de Psychiatrie-Addictologie à l’hôpital Universitaire Paul Brousse et Président de la Fédération Française d’Addictologie
  • Dr. Pascal Chevallier, Médecin réanimateur (retraité), ancien Praticien Hospitalier au Centre Hospitalier de Brive la Gaillarde – Vice-président du comité régional Nouvelle Aquitaine et Président du comité territorial de Corrèze
  • Dr. Jean-Louis Griguer, Psychiatre hospitalier, chef d’un pôle clinique dans un établissement hospitalier psychiatrique avec développement d’activités en addictologie – Président du comité régional Rhône-Alpes
  • Paul Jeanson, Consultant en écotourisme, chef d’entreprise (retraité) – Trésorier du comité régional Hauts de France
  • Bernard Lefrançois, Psychologue, Directeur d’un Centre de Soins de suite et de réadaptation spécialisé en addictologie (retraité) – Trésorier du comité régional Pays de la Loire et Président du comité territorial de Mayenne
  • Yvan Lelièvre, Retraité de l’industrie métallurgique - Membre du comité régional de Bourgogne-Franche-Comté et Président du comité territorial de l’Yonne
  • Bernadette Rigal, directrice d’association (retraitée) – Trésorière du comité régional Auvergne et Présidente du comité territorial du Cantal
  • Dr. Francine Vanhee, médecin inspecteur de santé publique (retraitée) – Secrétaire du comité régional Hauts de France
  • Dr. Pierre Sazerat, Psychiatre, Praticien hospitalier au pôle universitaire d’addictologie du Limousin – Président du comité régional Nouvelle Aquitaine

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