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drogue coutAu moment où le gouvernement français, sur la lancée de l'élection du président Emmanuel Macron, s'apprête à réviser à la marge le dispositif de répression de l'usage des stupéfiants (contraventionnalisation pour primo-interpellation), la prise en compte de l'aspect économique de la consommation de drogues et de leur trafic est curieusement absente du débat. C'est d'autant plus étonnant pour un gouvernement qui se veut managérial et garant des équilibres budgétaires.

 

On peut difficilement incriminer le manque d'informations, que ce soit sur les drogues légales ou illégales, ou la difficulté de la prospective puisque, pour le cannabis, l'évolution de la législation dans certains pays (Etats-Unis, Uruguay) permet déjà de tirer des enseignements[1], à la fois pour la santé publique et pour l'évolution du marché. Par ailleurs, nous disposons pour la France d'éléments solides concernant le coût social des drogues licites ou illicites grâce aux travaux de l'économiste Pierre Kopp[2] publiés en 2015[3], financés par la Direction Générale de la Santé.

 

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[1] https://www.ofdt.fr/europe-et-international/projets-internationaux/cannalex/

[2] Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne (Paris I) et à l’Ecole d’économie de Paris.

[3] https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxpkvc.pdf

 

Télécharger le dossier Décryptages N°29 - Le coût des drogues pour la société : Quel intérêt pour la politique publique?

 

 

 

 

 

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Mildeca

Le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017 arrivant à son terme, la MILDECA a ouvert une concertation pour l'élaboration d'un nouveau plan de mobilisation contre les addictions. Celui-ci devrait être présenté en mars 2018.

 

L'ANPAA, en tant qu'acteur majeur du secteur français de l'addictologie et première association gestionnaire d’établissements de soins en ambulatoire, a naturellement participé à cette consultation

 

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En 2017, l’ANPAA s’est à nouveau pleinement investie dans le Moi(s) sans tabac.

 

Les médias régionaux se sont diversement emparés de l’opération, avec moins de retour presse qu’en 2016.

Mais les réseaux sociaux ont permis de mettre en lumière des actions locales qui n'étaient pas toujours  relayées par les journaux. C’est pourquoi, cette année, la revue de presse régionale du Mois sans Tabac se complète d’une cartographie : elle permet de saisir d’un seul coup d’œil combien l’engagement des équipes ANPAA s’est traduit dans des lieux variés et sous des formats différents.

 

Découvrez la diversité de nos actions en passant la souris sur les points repérés sur la carte : il feront apparaitre les premières ligne d’un article, un tweet, un post Facebook ou bien encore un lien vers le podcast d’une émission radio ou vers une vidéo…

 

 

Télécharger la revue de presse ANPAA

 

 Cartographie des actions régionales Mois sans Tabac

 

 

 

Cliquer sur la carte pour visualiser les actions des équipes ANPAA

 

 

 

alcool jeunesseL'alcool est la principale drogue chez les jeunes, et le binge drinking, qui consiste à en absorber beaucoup en un temps très court, est emblématique de leurs nouvelles pratiques. Les effets sont irréversibles, car l'alcool est durablement toxique pour le cerveau, et ces " cuites " extrêmes multiplient les risques d'entrer dans l'alcoolisme.

 

Certains lobbies déploient leur perversité jusqu'à rendre l'alcool encore plus attractif, et les politiques favorisent des intérêts privés, alors que ses dégâts ont un coût exorbitant.

 

A l’occasion de la publication de son ouvrage « Comment l’alcool détruit la jeunesse » écrit en collaboration avec Marie-Pierre Samitier, l’ANPAA a interviewé le Professeur Amine Benyamina, psychiatre addictologue à l’Hôpital Paul Brousse et président de la Fédération Française d'Addictologie.

 

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anesmL’ANESM publie ses recommandations de bonnes pratiques professionnelles portant sur « la réduction des risques et des dommages dans les Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) » auxquelles Delphine Jarraud du siège et Stéphanie Lefevre du CAARUD "le Sémaphore" de l'ANPAA 07 ont contribué.

Ces recommandations ont été élaborées dans un contexte d’évolution puisque, d’un objectif initial centré sur la réduction des risques infectieux liés à l’usage de drogue par injection, la politique de réduction des risques s’étend aujourd’hui à l’ensemble des dommages sanitaires et sociaux et à tous les produits.

La loi n°2016-41 de modernisation de notre système de santé a entériné ce cadre d’évolution et a autorisé notamment de nouveaux outils et de nouvelles interventions en CAARUD (supervision des pratiques de consommation, analyse de produits, tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), autotests de détection des maladies infectieuses, naloxone). Les recommandations de l’Anesm permettent d’accompagner ces changements.

 

Télécharger recommandation ANESM RDRD en CAARUD

 

 

justiceDevant l'échec patent de la répression de l'usage de drogues illicites, même aux yeux des juges et des policiers, le pouvoir politique cherche une issue qui concilie, sans affecter son image, des objectifs a priori contradictoires.

 

D'un côté il faudrait mettre fin à la débauche d'énergie improductive consacrée à poursuivre et sanctionner les petits fumeurs de cannabis, de l'autre tous les gouvernements successifs veulent afficher une fermeté pour ne pas s'attirer le reproche de laxisme. C'est pour rapprocher ces objectifs difficiles à concilier qu'a surgi l'idée de contraventionnaliser l'usage des stupéfiants.

 

 

Télécharger le dossier Décryptages N° 28 - Contraventionnalisation de l'usage des drogues illicites : Un pari complexe et incertain

 

 

Addict AideLe Fonds Actions Addictions (F2A) lance le portail www.addictaide.fr/travail, un site de référence qui rassemble et organise les informations sur les bonnes pratiques en matière de prévention et de prise en charge des conduites addictives en milieu de travail. Soutenu par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et le Ministère du travail, ce portail concrétise la volonté de faire de la prévention dans les milieux professionnels un objectif prioritaire, en s’appuyant sur des données objectives et les évolutions de la recherche.



L'ANPAA a répondu favorablement à la demande du Fonds Actions Addictions d'animer la maison "Prestataires et autres intervenants" sur le site AddictAide Travail.

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loi marteauLa Cour Suprême du Royaume-Uni a rendu le 15 novembre une décision très attendue sur le prix minimum de l’alcool. Rejetant l’appel des représentants des producteurs d’alcool (Scotch Whiskey Association, SpiritsEurope et Comité Européens des Entreprises Vins), les juges ont statué que le prix minimum par unité d’alcool (MUP) était compatible avec le droit de l’Union Européenne.

 

Pour la Cour, l’instauration d’un prix plancher (50 pence, soit 0,56€ par unité d’alcool) constitue un « moyen proportionné pour atteindre un but légitime ». Le MUP, qui touche surtout les boissons d'entrée de gamme, permet en effet de protéger les jeunes et les consommateurs excessifs les plus sensibles aux prix. Cette décision représente donc une grande victoire pour la santé publique en Europe

 

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tabacLa vente de tabac au consommateur repose en France sur un réseau de commerçants spécialisés, les buralistes, qui disposent du monopole du commerce de détail des produits du tabac (cigarettes, cigares, tabac à rouler). Dans un contexte où la lutte contre les méfaits du tabac et donc contre sa consommation sont affichées comme une priorité nationale, on pourrait penser que les débitants de tabac seront amenés à se reconvertir progressivement.

 

La réalité est pour le moins plus nuancée, comme l'a analysée la Cour des Comptes[1], et illustre parfaitement l'ambiguïté des gouvernements successifs qui, d'un côté, affirment leur volonté inébranlable de réduire les dommages liés au tabac et, de l'autre, ménagent, à grand frais, les buralistes dont les intérêts sont directement proportionnels au volume des ventes.

 

[1] Rapport public annuel 2017, février 2017.

 

Télécharger le dossier Décryptages N°27 - Buraliste : Un métier d'avenir