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Communiqué de presse du 13 août 2010
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Réduction des risques pour usagers de drogues
L’A.N.P.A.A. (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) déplore la prise de position du Premier ministre disant que les salles de consommation ne sont ni utiles ni souhaitables.
L'histoire, l'épidémiologie et l'expérience clinique des experts montrent que le projet d'une société sans drogue est illusoire, que l'approche prohibitionniste et répressive s'avère vaine, et que les chemins vers la "guérison" passent rarement par la seule abstinence totale et définitive.
Pour ces raisons, l’A.N.P.A.A. partage les recommandations de l’INSERM proposant une approche graduée de la réduction des risques en matière de consommation de drogues illicites, inscrites dans une palette et un continuum d'actions allant des salles de consommation à moindre risques au sevrage, adaptées à la singularité et au parcours de chaque individu.
Elle craint que l'opposition du Premier Ministre à ce type d'action ne conduise à exclure plus encore une frange particulièrement fragile et souvent marginalisée des consommateurs de drogues des dispositifs d’accueil et d’accompagnement préalables ou concomitants à l’accès aux soins. Il paraît de surcroît peu cohérent et dommageable de ne pas pouvoir mettre en place, en amont des soins et à côté des CAARUD, les lieux nécessaires à l'élargissement de la politique de réduction des risques qui apparaît comme un objectif concret et pragmatique pour éviter des milliers de nouvelles contaminations au VIH et aux hépatites.
Alors que les addictions ont une dimension comportementale particulièrement forte, il serait dommageable de ne pas pouvoir mettre en place les lieux nécessaires à l’établissement d’échanges humains libres et confiants dont ont besoin les personnes les plus fragiles pour pouvoir évoluer positivement. C’est précisément l’un des buts des salles de consommation à moindre risque.
L’A.N.P.A.A. maintient, comme elle l'a exprimé dans son communiqué le 02/07/2010, sa demande d’expérimentations afin de démontrer les apports possibles des salles de consommation et mieux définir leurs conditions de mise en place. Elle souhaite que les concertations évoquées le 19 juillet dernier, par Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé et des sports, puissent être organisées avant toute décision définitive et soient fondées sur des données objectives et pas seulement sur un point de vue "philosophique".
L’A.N.P.A.A. propose, pour autant que de telle salles d'injection supervisée apparaissent « discutables sur un plan philosophique. » au président de la MILDT et au chef du Gouvernement, que le Comité Consultatif National d’Ethique pour les sciences de la vie et de la santé soit saisi de cette question de société soulevée par les progrès de la connaissance dans les domaines de la médecine et de la santé.
Contacts Patrick Daimé, Secrétaire général de l’A.N.P.A.A. Christian Rossignol, Directeur des activités de l’A.N.P.A.A. Faye Wright, Chargée de communication de l'A.N.P.A.A. Tél. 01 42 33 52 87
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Communiqué de presse du 2 juillet 2010
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Réduction des risques pour usagers de drogues
Réduction des risques pour usagers de drogues Pour une offre graduée adaptée à la singularité de chaque individu
Dans une rencontre-débat jeudi 24 juin, l’INSERM a présenté les grandes lignes de son expertise (à paraître) et ses principales recommandations, allant dans le sens d’un élargissement de la palette des outils de la réduction des risques chez les usagers de drogues. L’A.N.P.A.A. s’en réjouit.
Il s’agit notamment de : • créer des centres d’injection supervisés ; • mettre en place des programmes d’héroïne médicalisée ; • accroître l’accessibilité des programmes de réduction des risques pour les femmes au moment de la grossesse ; • assurer l’équité d’accès à la réduction des risques entre milieu carcéral et milieu ordinaire ; • diffuser de nouveaux outils de prévention (comme les filtres à usage uniques, le « kit crack »).
L’A.N.P.A.A. partage les recommandations de l’INSERM proposant une approche graduée de la réduction des risques, inscrite dans un continuum allant des centres de consommation (à ne pas limiter à l’injection) au sevrage, adaptée à la singularité de chaque individu. Elle soutient tous les dispositifs de coordination des acteurs de la prévention des risques (notamment les réseaux ville/hôpital…).
L’A.N.P.A.A. estime que ces préconisations doivent être mises en œuvre et soutenues financièrement par les pouvoirs publics dès que possible et que la réduction des risques fasse l’objet d’une communication grand public positive en en soulignant l’intérêt pour tous. Alors que de récents sondages font état d’un durcissement de l’opinion des Français à l’égard des drogues, la nécessité d’une information grand public sur la réduction des risques s’impose. Il faut souligner ses effets positifs épidémiologiques (baisse des prévalences VIH et VHC…), également l’amélioration de la qualité du « vivre ensemble » (amélioration de l’accès aux soins, baisse de la délinquance, meilleure tranquillité pour le voisinage…) et les aspects économiques.
Au-delà des recommandations de l’INSERM, L’A.N.P.A.A. souhaite rappeler que les inégalités de santé ont, pour une large part, des origines éducatives et sociales. La réduction des risques doit notamment intégrer des mesures en faveur du logement et de l’emploi.
En outre, face aux lourdes conséquences des abus d’alcool (accidents de la route et du travail, grossesse à risque, violences…), l’A.N.P.A.A. demande qu’une expertise collective ou recommandation de pratiques professionnelles soit lancée rapidement sur le thème de la réduction des risques en matière d’alcool.
Contacts presse : Alain Rigaud, Président de l’A.N.P.A.A. Faye Wright, Chargée de communication Tél.: 01 42 33 51 04
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Communiqué de presse du 15 juin 2010
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L’Alliance Prévention Alcool
L’Alliance Prévention Alcool organise une conférence de presse le 15 juin. Celle-ci aura lieu le Mardi 15 juin à 10h30 Agence Wellcom* 8 rue Fourcroy – 75017 Paris Métro : ligne 3 (arrêt : Pereire) Cette conférence de presse revête une importance particulière, en effet à cette occasion, la constitution en association Loi 1901 de l’Alliance Prévention Alcool sera annoncée.
L’Alliance prévention alcool, devient une association Ce collectif national pour la prévention du risque alcool (qui rassemble des associations, des fédérations, des mutuelles et des personnalités de toute nature, qui veulent agir et communiquer dans le domaine de la prévention du risque alcool) devient officiellement une association ! Son porte-parole et président récemment élu, le professeur Gérard Dubois, annoncera publiquement ses nouveaux statuts et repositionnera par ce biais leur engagement face à la consommation d’alcool, véritable enjeu de santé publique.
Ce point presse mettra également en avant des sujets fondamentaux et sociaux liés à la consommation d’alcool. Parmi les différentes thématiques qui seront abordées : « L’alcool à travers les âges » par Karine Gallopel, maître de conférences, université de Rennes « Action en justice » par Alain Rigaud, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie « Point sur les apéros géants » par Marie Portal, coordinatrice nationale de l’USEM (Union nationale des mutuelles étudiantes régionales) « Retour sur l’autorisation potentielle d’une télévision sur le vin » par Gérard Dubois, président de l’Alliance prévention alcool « Annonce du groupe CTA (Chiffres et tendances de l’alcool) » par Serge Karsenty, sociologue, Faculté de droit, université de Nantes
Membres de l’Alliance prévention alcool : Personnes morales : Association nationale des intervenants en toxicomanie et addictologie ; Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie ; Automobile club médical de France ; Association avenir santé France ; Comité national de liaison des régies de quartier ; Fédération des acteurs de l’alcoologie et de l’addictologie ; Ligue contre la violence routière ; Ligue nationale contre le cancer ; Mutuelle des étudiants ; Mutualité française ; Société Française de Santé Publique ; Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire ; Union nationale des mutuelles étudiantes régionales. Personnes physiques : professeur Gérard Dubois ; professeur Roger Nordmann ; docteur Philippe Batel ; professeur Claude Got.
Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence par tél au 01 46 34 60 60 ; fax au 01 46 34 05 29 ou par email an@wellcom.fr
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