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2 juillet 2010 - Réduction des risques pour usagers de drogues. Pour une offre graduée adaptée à la singularité de chaque individu
Dans une rencontre-débat jeudi 24 juin, l’INSERM a présenté les grandes lignes de son expertise (à paraître) et ses principales recommandations, allant dans le sens d’un élargissement de la palette des outils de la réduction des risques chez les usagers de drogues. L’A.N.P.A.A. s’en réjouit.
Il s’agit notamment de : • créer des centres d’injection supervisés ; • mettre en place des programmes d’héroïne médicalisée ; • accroître l’accessibilité des programmes de réduction des risques pour les femmes au moment de la grossesse ; • assurer l’équité d’accès à la réduction des risques entre milieu carcéral et milieu ordinaire ; • diffuser de nouveaux outils de prévention (comme les filtres à usage uniques, le « kit crack »).
L’A.N.P.A.A. partage les recommandations de l’INSERM proposant une approche graduée de la réduction des risques, inscrite dans un continuum allant des centres de consommation (à ne pas limiter à l’injection) au sevrage, adaptée à la singularité de chaque individu. Elle soutient tous les dispositifs de coordination des acteurs de la prévention des risques (notamment les réseaux ville/hôpital…).
L’A.N.P.A.A. estime que ces préconisations doivent être mises en œuvre et soutenues financièrement par les pouvoirs publics dès que possible et que la réduction des risques fasse l’objet d’une communication grand public positive en en soulignant l’intérêt pour tous. Alors que de récents sondages font état d’un durcissement de l’opinion des Français à l’égard des drogues, la nécessité d’une information grand public sur la réduction des risques s’impose. Il faut souligner ses effets positifs épidémiologiques (baisse des prévalences VIH et VHC…), également l’amélioration de la qualité du « vivre ensemble » (amélioration de l’accès aux soins, baisse de la délinquance, meilleure tranquillité pour le voisinage…) et les aspects économiques.
Au-delà des recommandations de l’INSERM, L’A.N.P.A.A. souhaite rappeler que les inégalités de santé ont, pour une large part, des origines éducatives et sociales. La réduction des risques doit notamment intégrer des mesures en faveur du logement et de l’emploi.
En outre, face aux lourdes conséquences des abus d’alcool (accidents de la route et du travail, grossesse à risque, violences…), l’A.N.P.A.A. demande qu’une expertise collective ou recommandation de pratiques professionnelles soit lancée rapidement sur le thème de la réduction des risques en matière d’alcool.
Contacts presse : Alain Rigaud, Président de l’A.N.P.A.A. Faye Wright, Chargée de communication Tél.: 01 42 33 51 04
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